Jugé aux assises pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles en 2014, le djihadiste est aussi soupçonné d’avoir séquestré quatre journalistes français lors de son séjour en Syrie dans les rangs du groupe Etat islamique en 2013.
Le Monde avec AFPPublié aujourd’hui à 16h27
Temps de Lecture 3 min.
« Je n’ai absolument aucun doute sur le fait que Mehdi Nemmouche, ici présent, était mon geôlier et tortionnaire en Syrie », a affirmé Nicolas Hénin, ex-reporter de guerre. ALAIN JOCARD / AFP
Ils sont formels. Deux anciens otages du groupe Etat islamique (EI) en Syrie témoignant au procès de Mehdi Nemmouche pour la tuerie du Musée juif de Bruxelles en 2014 ont formellement reconnu, jeudi 7 février, le djihadiste français comme un de leurs geôliers.
« Je n’ai absolument aucun doute sur le fait que Mehdi Nemmouche, ici présent, était mon geôlier et tortionnaire en Syrie, connu sous le nom d’Abou Omar », a affirmé Nicolas Hénin, 43 ans, ex-reporter de guerre devenu chef d’entreprise. Même son de cloche de son collègue Didier François, 58 ans :
« Je suis venu pour trois choses : dire qu’on le connaît, voilà la dangerosité de cette personne et le risque de récidive. »
Avec deux autres journalistes français également cités comme témoins aux assises mais absents, MM. Hénin et François ont été séquestrés par un groupe de djihadistes de l’EI dont faisait partie selon eux M. Nemmouche, au second semestre 2013 dans un hôpital d’Alep (nord de la Syrie) transformé en prison.
Didier François a expliqué avoir été victime de sévices et d’« une quarantaine de coups de matraque » de la part de Mehdi Nemmouche. Les violences et « tortures » étaient selon lui pires à l’encontre des prisonniers syriens et irakiens.
A propos de ses geôliers, le journaliste de la radio Europe 1 a expliqué : « Le mode de domination, c’était d’être cyclothymique. Le même qui va rentrer à un moment pour vous donner un thé va venir le lendemain vous mettre une raclée. »
Parmi ses geôliers, Nicolas Hénin a assuré avoir également reconnu Najim Laachraoui, alias Abou Idriss, artificier belgo-marocain des attentats du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), mort en kamikaze à l’aéroport de Bruxelles le 22 mars 2016 (32 morts). Ces deux attaques avaient été revendiquées par l’EI.
« Une manœuvre » de l’accusation
A ce procès à Bruxelles, le djihadiste de 33 ans est accusé d’avoir abattu de sang-froid, le 24 mai 2014 au Musée juif, un couple de touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge du site. Il nie les faits.
La séquestration des journalistes à Alep fait l’objet d’une procédure judiciaire distincte en France, dans laquelle il a été inculpé fin 2017. Opposés à ces témoignages, les avocats du djihadiste ont dénoncé « une manœuvre » de l’accusation, « un procès dans le procès ».
« C’est de la piraterie judiciaire », a affirmé Francis Vuillemin, qui défend Mehdi Nemmouche en France dans le dossier de la séquestration. « La justice belge organise un procès avant le procès français » et « l’affaire en cours depuis cinq ans est au point mort, elle n’avance pas », a ajouté cet avocat parisien venu en observateur à la cour d’assises de Bruxelles.
Sébastien Courtoy, qui défend M. Nemmouche au procès bruxellois, a évoqué des divergences entre otages dans les descriptions du geôlier « Abou Omar » – certains l’ont vu armé et cagoulé, d’autres non. Edouard Elias, qui fut un des journalistes otages, n’a pas tout vu car il « gardait énormément la tête baissée en présence des geôliers », a plaidé Nicolas Hénin, qui a qualifié Mehdi Nemmouche d’homme « sadique, ludique et narcissique ».
Aux yeux de Michèle Hirsch, avocate des organisations juives parties civiles au procès, qui avait réclamé ces témoignages, il est « extrêmement important » que la cour comprenne ce qu’est allé faire M. Nemmouche en Syrie. Et quelle a été l’influence de Mohammed Merah, « son idole » d’après l’avocate. En 2012, Merah avait perpétré des attentats djihadistes, les premiers en France depuis 1995, assassinant sept personnes dans le sud-ouest de la France dont trois enfants et un père juifs.
Les témoignages interviennent à un moment où la défense du djihadiste est fragilisée dans le procès bruxellois, ouvert le 10 janvier. Les experts se sont succédé à la barre pour battre en brèche les doutes soulevés sur les preuves par les conseils de Mehdi Nemmouche (ADN, empreintes, vidéos de revendication, etc.).
Check out http://www.GeographyNow.com ! You asked for merch so we made it for you! We now have a Public mailbox too! Feel free to send anything via mail!
Manques de moyens, retards dans la mise en place opérationnelle de la force conjointe, manques d’investissements dans le développement…. Alors que son pays vient de prendre la présidence tournante du G5 Sahel, à l’issue du sommet de Ouagadougou, le ministre burkinabè des Affaires étrangères réponds pour Jeune Afrique aux critiques adressées à l’initiative sahélienne.
Critiqué pour son manque d’efficacité, le G5 Sahel doit encore trouver les moyens d’endiguer l’insécurité permanente qui sévit aux frontières communes des pays qui le composent, le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Niger. Outre la mise en place effective des dispositifs sécuritaires communs, aux premiers rangs desquels la force conjointe dont la phase « d’opérationnalisation » complète est sans cesse repoussée, l’initiative sahélienne doit aussi tenir ses engagements de développement, qui figurent dans la première phase de son programme d’investissement prioritaire, plébiscité par les bailleurs.
Arsenal boss Unai Emery has revealed new signing Denis Suarez went in to train alone at the club’s training ground on Monday as he looks to get up to speed following the Spaniard’s loan move from Barcelona.
Suarez played 24 minutes as a substitute in the 3-1 defeat at Manchester City last weekend and then headed to the club’s training ground the following morning for an extended individual session with Emery’s backroom staff.
Emery said: ‘The first day last week was adaption to us and also with minutes against Manchester City. But already from the first day with us, he was already with good performance, but this week he worked Monday with our coaches and also yesterday.
Arsenal boss Unai Emery has revealed new signing Denis Suarez trained alone on Monday
Suarez played 24 minutes as a substitute in the 3-1 defeat at Manchester City last weekend
‘Today he is working with different adaptation and better than last week. I hope he will continue, he is improving every day with us. Then I hope he can show in the next matches how he can help us better than in the first match against Manchester City.’
After slipping to sixth in the race for the top four in the Premier League, Emery has now demanded his side win this weekend at Huddersfield and step up their game away from home, where Arsenal have lost three consecutive games in the top-flight.
Emery said: ‘Away games have been a challenge and each match is a new challenge. Each match is also a very big opportunity for us to fight for the possibility to take three points and continue in our way better than how we are doing in away games now.
Emery has demanded his side win this weekend at Huddersfield and end they away day blues
‘We are working on that and we also need to improve on our away form, how we can do better playing against teams who press high against us.’
Emery will be boosted by the Ainsley Maitland-Niles while Henrikh Mkhitaryan is expected to be on the bench. There are minor doubts about Pierre-Emerick Aubameyang.
Emery explained: ‘Today, Aubameyang is sick but I think he’s okay for Saturday. Also yesterday, Laurent Koscielny was sick but today he is training well. I think the other players are well and will be OK for Saturday.’
En ce temps-là, les enfants jouaient au football dans la rue. Dès qu’ils rentraient de l’école, les jeunes du coin se rejoignaient pour des matches qui duraient jusqu’à la tombée de la nuit ou jusqu’à ce que la maman du type à qui appartenait le ballon l’appelât pour venir faire ses…
Un Mirage français sur la base de Niamey, en 2017. LUDOVIC MARIN / AFP
La France sauve-t-elle une fois encore le soldat Déby ? A plusieurs reprises depuis dimanche 3 février, Paris a en effet lancé ses Mirage 2000, basés à N’Djamena, pour bombarder une colonne rebelle de l’Union des forces de la résistance (UFR) venue du sud de la Libye, et que l’armée tchadienne ne semblait pas en mesure de pouvoir stopper.
Au regard de la menace – « seulement » une cinquantaine de pick-up, même lourdement armés – se pose ainsi la question de la solidité du régime du chef de l’Etat, qui a su neutraliser des attaques autrement plus dangereuses depuis son arrivée au pouvoir il y a vingt-huit ans.
Ainsi, en 2006 puis en 2008, Idriss Déby Itno résista à de folles épopées lancées contre lui depuis le Soudan voisin. Certes, la France apporta un appui décisif. Mais pas en puissance de feu. L’assistance se mesura en termes logistiques, de renseignement et d’organisation tactique auprès des forces loyalistes pour défendre N’Djamena et sauver le régime. Ces jours-ci, l’implication de Paris se fait beaucoup plus voyante, létale et totalement assumée.
Un communiqué de l’état-major français des armées, diffusé mercredi 6 février, reconnaît ainsi que « du 3 au 6 février 2019, des Mirage 2000 des forces armées françaises sont intervenus [dans le] nord-est du Tchad, en coordination avec l’armée tchadienne, de façon à contrer l’incursion d’une colonne armée en territoire tchadien ».
Au total, les avions de chasse français auraient conduit une « vingtaine de frappes », selon une source militaire, et détruit une vingtaine de véhicules qui peuvent convoyer, chacun, jusqu’à dix combattants. Le premier ministre, Edouard Philippe, a utilisé l’article 35 de la Constitution, ce même jour, pour informer les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat de l’opération : « Le gouvernement français a décidé de faire intervenir nos forces armées au Tchad (…) en réponse à la demande d’assistance [du] président de la République du Tchad, Idriss Déby Itno ».
Cette dernière initiative n’est pas anodine. Elle vise à lever l’ambiguïté sur la légalité de l’intervention française. Officiellement, les deux pays sont liés par « un accord de coopération militaire technique » qui remonte à 1976 et ne permet pas aux militaires français d’intervenir directement. Sauf si on le leur demande… En d’autres lieux, c’est ce que fit le président du Mali, en janvier 2013, pour permettre le lancement de l’opération militaire française « Serval » contre les groupes djihadistes, qui contrôlaient alors la moitié du pays.
Au Tchad, les Mirage 2000 utilisés ces derniers jours sont engagés dans le cadre de l’opération « Barkhane ». Son quartier général est basé à N’Djamena, mais son objectif est la lutte contre les groupes terroristes armés et djihadistes au Sahel. Et non les rebelles tchadiens de l’UFR. Cette discordance, loin de les embarrasser, semble arranger les autorités locales.
« Depuis que le président [Déby] a proposé [en 2018] l’amnistie aux rebelles qui déposent les armes, nous considérons qu’il n’y a plus de rebelles au Tchad, mais seulement des hors-la-loi, des mercenaires et des terroristes », nous explique ainsi Oumar Yaya Hissein, porte-parole du gouvernement. « La sécurité du Tchad et celle du Sahel s’inscrivent dans le même cadre sous-régional, donc l’intervention de “Barkhane” est justifiée », ajoute-t-il.
Sauf que dans ce pays de guerriers, le bruit des kalachnikovs a davantage rythmé la vie politique que celui des campagnes électorales. Les groupes armés font en quelque sorte partie du paysage. Et les reconversions d’anciens chefs de guerre dans le monde politique sont légion. Idriss Déby, lui-même, a conquis le pouvoir par les armes en 1990, à la tête d’une rébellion partie du Darfour soudanais, frontalier du Tchad.
L’opposition tchadienne ne s’y trompe pas. Tout en précisant que « la guerre n’a jamais résolu les problèmes de [son] pays », l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) a ainsi jugé « inadmissible (…) cet amalgame fait par le gouvernement [qui] veut assimiler toute opposition au terrorisme ».
Par ricochet, la France apparaît ainsi aux yeux de nombreux Tchadiens comme la protectrice d’un régime prédateur et corrompu, alors que la population se débat dans la misère, sans espoir de voir émerger un semblant de démocratie.
« L’incompréhension, le mécontentement contre la France est général », affirme Gali Ngothé Gatta, député et chef de l’Union des forces démocratiques-Parti républicain (UFD-PR). « Paris ne voit pas ce que nous vivons : les écoles en grève, les fonctionnaires non payés depuis des mois, la santé au creux de la vague… Les groupes politico-militaires deviennent, pour certains, des sauveurs », ajoute-t-il. Dans le même ordre d’idée, l’UNDRs’« étonne » de voir la France « défendre coûte que coûte un régime que tout le monde rejette, [et] intervenir dans un conflit tchado-tchadien ».
Leur condamnation de « l’ingérence française » se nourrit sans doute de la frustration de voir s’éloigner la chute d’un président qu’ils pensaient suffisamment affaibli par la grogne sociale et la réactivation de rébellions pour espérer le voir tomber prochainement.
« Avec la crise pétrolière et à cause de la mauvaise gouvernance, l’argent manque. Le pouvoir s’est recentré sur la famille proche du président. Les revenus des officiers ont été divisés par quatre. Le groupe des profiteurs s’est réduit, produisant autant de mécontents, y compris dans le clan et les sous-clans Zaghawa [l’ethnie d’Idriss Déby] », explique un homme politique tchadien. Le phénomène n’est pas nouveau. A titre d’exemple, les rebelles de l’UFR sont dirigés par Timan Erdimi, un neveu du président.
C’est sur ce jeu de retournement d’alliance, de désertions et de trahisons que comptait d’ailleurs l’UFR pour conquérir N’Djamena. « Depuis notre rentrée au Tchad, il y a quinze jours, nous avons parcouru 500 kilomètres depuis la frontière libyenne sans problème. L’armée nous ouvrait les barrières. Elle est avec nous et ne veut pas nous combattre », nous affirme un des principaux dirigeants du mouvement, contraint à l’anonymat par respect de l’accord de paix signés en 2010 par le Tchad et le Soudan, qui se livraient jusqu’alors une guerre dévastatrice par groupes rebelles interposés.
« Cette colonne n’est que l’avant-garde d’un soulèvement de l’intérieur du pays, jusque dans l’entourage du dictateur », veut croire Doki Warou Mahamat, un conseiller politique de Timan Erdimi, joint à Paris. Nombre d’observateurs soulignent également que les forces tchadiennes sont engagées sur trop de fronts, extérieurs et intérieurs, pour remplir leur fonction sécuritaire.
Menace prise au sérieux
Mais combien de fois n’a-t-on prédit sa chute ? Idriss Déby a survécu à tant de « rézous » ennemis, ces raids lancés par les rebelles chevauchant leurs 4 x 4 comme ils le faisaient sur leurs chameaux de combat ; on l’a si souvent décrit au seuil de la mort, rongé par la maladie, qu’il convient de se demander pourquoi cette dernière aventure lui serait fatale.
Il l’avait d’ailleurs vu venir. Depuis la mort, en 2011, de son « voisin », Mouammar Kadhafi, suivi de l’effondrement de la Libye, Idriss Déby n’a eu de cesse d’attirer l’attention des pays occidentaux sur les risques que cela représentait pour la stabilité de la région. La guerre au Mali, dès 2012, puis ses débordements récents au Niger et au Burkina Faso lui ont donné raison. Il savait aussi pertinemment que certains des groupes rebelles originaires de son pays se refaisaient une santé dans le chaos et les trafics prévalant dans le Sud libyen, tel l’UFR.
Les voilà donc de retour. Jusqu’où pourront-ils aller ? Car ce mouvement armé reconnaît que les frappes aériennes françaises ont causé des « dégâts matériels et humains importants ». Jurer « qu’ils continueront d’avancer même sous le feu français » n’est peut-être que bravade. Mais la vigueur de l’intervention montre que la menace a été prise au sérieux.
Il faut qu’elle le soit pour que le chef suprême des armées françaises, Emmanuel Macron, renie ce qu’il élevait comme un précepte et le signe de la rupture de sa politique africaine par rapport à ses prédécesseurs : la non-ingérence militaire dans les affaires politiques intérieures d’un pays africain.
Le communiqué de mercredi du ministère des armées français justifie ce renoncement : « Le raid de cette colonne armée dans la profondeur du territoire tchadien était de nature à déstabiliser ce pays. Les forces armées tchadiennes sont un partenaire essentiel de la France dans la lutte contre le terrorisme, tant au Mali qu’au sein de la force conjointe du G5 Sahel qu’au travers de son engagement contre Boko Haram [présente au Cameroun, Niger et Nigeria]. » Idriss Déby peut être rassuré ; les démocrates tchadiens, beaucoup moins.
Today we fly to the beautiful island of Mauritius with Condor, part of the Thomas Cook Group and Star Alliance. Condor operates mainly Boeing 767 aircrafts that …
National League South side Dulwich Hamlet have completed a big new signing – in a different sense to usual.
The South London club have signed goalkeeper Simon Bloch Jorgensen, who stands at a mighty six foot ten and a half.
The keeper, who the club claim is the world’s tallest footballer, was paid for via funds raised by the Dulwich Hamlet FC 12th Man fan group.
National League South side Dulwich Hamlet have completed a big new signing – in every sense
They have signed keeper Simon Bloch Jorgensen, who stands at a mighty six foot ten and a half
Confirming the signing on Twitter, Dulwich took a cheeky dig at one of their former players, who is also well known for his lofty stature.
Answering a fan’s question on how tall their new stopper is, the club wrote: ‘Sorry Peter Crouch, we had to one up Burnley on this one.’
Sportsmail columnist Crouch, who recently moved to the Premier League club from Stoke City, stands at a comparatively small six foot seven.
Dulwich joked they had ‘one-upped’ Burnley’s signing of 6ft 7in striker Peter Crouch
Crouch returned to the Premier League with the Clarets in a January move from Stoke City
Sportsmail columnist Crouch played for Dulwich in a six game loan spell back in 2000
Crouch, who went on to play for Portsmouth, Liverpool and England, among others, had a six game loan spell at Dulwich Hamlet in 2000, at the start of his career.
Jorgensen, meanwhile, arrives at Champion Hill having taken an unusual route in his career – an FC Copenhagen academy product, he has previous English football experience with Accrington Stanley and Whitehawk.
He will aim to help the club avoid a relegation fight this season – Dulwich are 18th in the 22-team National League South, five points above the drop zone.
Victimes de viols, de maltraitances et de menaces, beaucoup prennent la route de l’exil vers les Etats-Unis ou l’Europe, malgré les dangers du voyage.
Par Angeline MontoyaPublié aujourd’hui à 06h29, mis à jour à 09h35
Temps de Lecture 5 min.
Article réservé aux abonnés
Carola, 25 ans, et sa fille, à San Pedro Sula (Honduras), le 24 janvier. JEOFFREY GUILLEMARD / HAYTHAM POUR “LE MONDE”
« J’ai appris à aimer ma fille. » Carola (le prénom a été changé) avait 16 ans quand elle a été violée. Elle a mis des années à accepter l’enfant issue de cette agression. Aujourd’hui, Maria, 9 ans, veut jouer au foot comme sa mère. « J’ai gagné une coupe de la meilleure buteuse. Mais j’en avais marre que dans le quartier on m’insulte, on m’agresse, on me dise que je donne un mauvais exemple à ma fille. Alors j’ai arrêté. »
Les agressions, elles, n’ont pas cessé. « Les lesbiennes à l’allure de garçon manqué comme moi sommes exposées à tous types de menaces, se résigne-t-elle. Dans la rue, on me dit qu’on va me violer, qu’on va m’apprendre à être une vraie femme. » Carola n’est pas seulement menacée parce qu’elle aime les femmes, mais aussi parce qu’elle a dénoncé son beau-frère pour avoir violé sa nièce dès l’âge de 6 ans. Il a passé deux mois en prison. « Depuis, je reçois des photos de femmes avec la tête défoncée, on me dit : “C’est comme ça que tu vas finir.” »
Alors, Carola est partie de sa ville, San Pedro Sula (nord-ouest du Honduras), dans l’espoir d’immigrer aux Etats-Unis. Une première fois en 2017, en bus. Arrivée à Tapachula, dans le sud du Mexique, elle voit un gang tuer les hommes et enlever les femmes pour les prostituer. Elle rentre au Honduras. Jusqu’au 12 octobre 2018, où elle reçoit une menace de mort du père de sa compagne, qui ne supporte pas l’homosexualité de sa fille. Ce soir-là, elle rejoint le groupe de migrants de la gare routière de San Pedro Sula.
En 2017, vingt-cinq fillettes de 10 ans sont devenues mères
Avec sa fille et sa compagne, elles marchent pendant six jours et font du stop. Arrivent à nouveau à Tapachula. Et se font arrêter par la police mexicaine de l’immigration. Une semaine après avoir été emmenées dans un centre où elles subissent tous types de brimades, elles sont embarquées dans un avion. Direction San Pedro Sula. Deux mois plus tard, Carola est frappée par des hommes dans la rue. Ils lui disent : « Si tu portes à nouveau plainte contre ton beau-frère, on te tue. » Elle ne portera plus plainte.
Selon le Centre des droits des femmes (CDM), quelque 3 000 femmes – proportionnellement deux fois plus qu’en France, en tenant compte de la population de 9 millions d’habitants – ont porté plainte pour violences sexuelles en 2017. A peine 1,7 % ont obtenu une condamnation de leur agresseur.
La CID de Port-Louis Sud recherche un consultant ayant un bureau rue Lislet Geoffroy, Port-Louis, soupçonné d’avoir escroqué deux amis qui souhaitaient se rendre au Canada. Dans une déposition logée hier à la police de Pope Hennessy, un habitant de Vallée-Pitot, 43 ans, a déclaré avoir rencontré le suspect grâce à une tierce personne en 2017.
Comme le plaignant voulait immigrer dans un autre pays, il s’est rendu avec un ami chez le consultant, où ils ont tous deux reçu les informations sur les procédures à suivre.
Le quadragénaire dit s’être entretenu à plusieurs reprises avec le suspect et qu’en octobre 2017, l’escroc présumé leur a indiqué que les frais pour une personne désirant immigrer au Canada est de Rs 550 000. Le plaignant a fait un premier versement de Rs 50 000 alors que son camarade lui a remis Rs 25 000. Cet argent était destiné à entamer les procédures.
Le 31 octobre 2017, le quadragénaire a remis un chèque de Rs 200 000 au consultant. Il a déclaré à la police que cette transaction a été effectuée en présence de son ami, tout en remettant à la police le numéro de série du chèque. Pendant plusieurs mois, l’habitant de Vallée-Pitot s’est rendu au bureau du suspect, qui prétendait à chaque fois que les procédures étaient en cours.
À partir de septembre 2018, il n’a plus revu le suspect, dont le cellulaire était éteint, alors que son bureau, lui, était fermé.
Pensant que le consultant était en vacances, le plaignant a attendu encore quelques semaines, mais il a fini par comprendre qu’il a été dupé. Il a alors remis à la police les documents prouvant qu’il a bien effectué les paiements nécessaires et a également donné le nom complet du consultant.
La police s’est rendue hier au bureau de ce dernier mais celui-ci était toujours fermé à clé. Des instructions ont été données à toutes les divisions de l’île pour l’arrêter au cas où il donnerait signe de vie. Cette enquête se déroule sous la supervision du nouveau Divisional commander de Port-Louis, l’ACP Bhunnoo.