Trois Casques bleus de l’ONU au Mali en permission ont été tués vendredi soir par des bandits présumés sur une route menant de la capitale Bamako en Guinée voisine, a-t-on appris samedi de sources concordantes.
Il s’agit d’un « braquage », a indiqué à l’AFP une source de sécurité malienne, précisant que les victimes appartenaient toutes au contingent guinéen, qui compte quelque 900 militaires, sur plus de 15 000 personnels en uniforme de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma).
« Hier soir vers 22H00, des Casques Bleus de la Minusma qui partaient en permission à bord d’un véhicule de location ont été attaqués par des hommes armés non identifiés sur la route de Siby à 44 km au sud-ouest de Bamako », a annoncé samedi la Minusma dans un communiqué.
« Trois d’entre eux ont été tués et un autre blessé. Un civil, qui conduisait le véhicule, a également été blessé », selon la Minusma, qui s’est dite « choquée par le lâche assassinat de trois de ses Casques bleus ».
Selon un élu de Siby, il s’agit « d’un braquage qui a mal tourné ». « Ce sont des Casques bleus de l’ONU permissionnaires qui allaient en Guinée. Ils ont été braqués par des malfrats qui visiblement ont paniqué et ont tiré », a indiqué cet élu sous le couvert d’anonymat, confirmant le bilan de trois morts.
Published: 11:20 EST, 23 February 2019 | Updated: 11:20 EST, 23 February 2019
Leicester City welcome Crystal Palace to the King Power Stadium on Saturday as manager Claude Puel looks to arrest their poor recent form.
The Foxes are without a league win in their last five as they prepare to face a Palace side looking to close the five-point gap between them in the table.
Pressure is growing on Puel with fans frustrated at his style of play and he desperately needs a return to winning ways.
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Après trois semaines de campagne, la campagne est terminée. Les cinq candidats à l’élection présidentielle sénégalaise qui se déroule ce 24 février, attendent le grand jour. Quelle vision du pays défendent les cinq prétendants à la magistrature suprême ? Que proposent-ils pour les années à venir. A la veille du scrutin, Le Monde Afrique analyse les propositions de chacun d’entre eux.
Madické Niang : La paix comme préalable
« Paix et prospérité » (jamm ak kheweul, en wolof) sont les maîtres mots du programme de cet ancien avocat qui a gagné la sympathie des Sénégalais, au fil de sa campagne, grâce à son humour et parce qu’il est perçu comme un homme de paix. Sa vision pour le Sénégal, il l’a formulée en trois pages divisées en vingt-huit points et résumées en dix-neuf mesures d’urgence.
Le candidat à la présidentielle Madicke Niang salue ses partisans lors d’un rassemblement de campagne en vue de l’élection présidentielle du pays à Joal-Fadiouth, au Sénégal, le 17 février 2019. Photo prise le 17 février 2019. REUTERS/Sylvain Cherkaoui SYLVAIN CHERKAOUI / REUTERS
1 – Justice indépendante. Élu, le candidat de la coalition Madické 2 019, réformera la justice en éliminant le chef de l’Etat de la présidence du Conseil supérieur de la magistrature. Pour une bonne gouvernance, fini le cumul entre les fonctions de président et de chef de parti. Les corps de lutte contre la corruption rendront compte au pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. La cour des comptes aussi se verra renforcée dans son indépendance.
2 – Place aux sciences à l’école.« L’enseignement des sciences, technologies, de l’ingénierie, des mathématiques et des langues nationales sera proposé le plus tôt possible », lit-on dans le programme de celui qui veut aussi entamer des négociations avec la France, pour réduire les droits d’inscription des étudiants sénégalais. Pour l’emploi, le candidat prévoit d’investir une partie des ressources générées par le pétrole pour aider à l’entrepreneuriat des jeunes et doter d’un budget exceptionnel la formation professionnelle pour les jeunes diplômés et ceux qui sortent tôt du système scolaire. Dans le secteur de la santé, il imagine l’organisation d’états généraux et un état des lieux de la couverture maladie universelle.
3 – Ministère du culte. Proche des foyers religieux enfin, Madické Niang propose un ministère de souveraineté chargé des affaires religieuses. D’autre part, pour ce natif de la ville de Saint-Louis, aujourd’hui menacée par l’avancée de la mer, des infrastructures pour lutter contre l’érosion côtière seront installées.
Issa Sall : l’éducation d’abord
« Nous avons apporté cent réponses aux cent questions que tous les Sénégalais se sont posées ». Voilà comment le candidat du parti pour l’unité et le rassemblement (PUR) définit son projet de société, le PUR 100. Avec pour épicentre « l’Homme, d’abord comme ressources à rendre capable à travers l’éducation et la formation, ensuite comme acteur pour impulser le développement et enfin comme bénéficiaire de ce développement ».
Candidat à l’élection présidentielle sénégalaise, El-Hadj Issa Sall quitte sa voiture lors d’un rassemblement politique du haut d’un bus à Thiès le 20 février 2019. Sonko se présentera aux élections présidentielles prévues pour le 24 février 2019/ AFP / MICHELE CATTANI MICHELE CATTANI / AFP
1 – L’éducation d’abord. Ce président d’une université privée à Dakar place l’école au cœur de son programme l’éducation. Instaurer un système d’alternance entre l’école et l’entreprise, mieux aider les enseignants, créer des universités de proximité pour chaque département, supprimer les différentes séries du baccalauréat… Pas moins de dix mesures sont consacrées à ce secteur. S’il est élu, Issa Sall instaurera l’apprentissage des langues nationales, du numérique et de l’anglais. Sans oublier le développement d’incubateurs de start- up, la promotion du patrimoine national mais aussi de la citoyenneté avec au centre, la famille et les valeurs culturelles sénégalaises.
2 – Une économie plus formelle. Cette revalorisation du Sénégal passe aussi par l’économie, encore en grande partie informelle. Le candidat promet la renégociation des accords de pêche, le développement du secteur privé national. Avec comme slogan, « consommer ce que nous produisons et produire ce que nous consommons », il veut redynamiser le commerce intérieur, encourager la création d’entreprises vertes et le commerce équitable.
S’agissant des institutions républicaines, le candidat aux couleurs verte et blanche, prône un régime moins présidentiel et un respect de la séparation pouvoirs, avec une réduction du nombre de ministères une déclaration de patrimoine pour tout gestionnaire public, avant et au sortir de son mandat.
3 – Accès à la santé sur tout le territoire. Enfin, pour la santé, des infrastructures prévues dans toutes les localités, des primes pour les professionnels en zone éloignée, une mutualisation sanitaire pour tous et une prise en compte des handicapés dans les politiques publiques.
Le tout dans un Sénégal qui marcherait au pas avec « un service civique ou militaire obligatoire pour tous les jeunes à partir 18 ans ».
Macky Sall : Phase 2 du rendez-vous avec l’avenir
Candidat à sa propre succession, le chef de L’Etat compte poursuivre sur sa lancée, avec la deuxième phase du plan Sénégal émergent (PSE) entamé en 2012. Cette fois il mettra le cap sur la jeunesse, l’industrialisation, l’économie sociale et solidaire, le numérique et enfin une première, l’écologie.
Le président sénégalais et candidat aux prochaines élections présidentielles, Macky Sall, salue ses partisans alors qu’il arrive à sa dernière manifestation à Dakar, au Sénégal, le 22 février 2019.REUTERS/ Zohra Bensemra TPX IMAGES OF THE DAY ZOHRA BENSEMRA / REUTERS
1 – L’école d’abord. Comme Madické Niang et Issa Sall, le candidat de la coalition au pouvoir, Benno bokk yaakaar (BBY) introduira l’apprentissage de l’anglais et de l’informatique dès le primaire pour promouvoir une inclusion numérique précoce. Concernant l’enseignement Supérieur, il propose la création de cent nouveaux postes d’enseignants d’ici 2 024 et l’augmentation de la capacité d’accueil des campus.
2 – L’entreprenariat valorisé. En matière économique, l’entrepreneuriat est mis à l’honneur dans son programme, avec une maison dédiée dans chaque département. Un guichet spécifique sera ouvert pour les jeunes et des financements solidaires, fonds de soutien au numérique valorisés. Concernant l’industrialisation, les agro-industries seront promues et le tissu industriel des régions intérieures densifié.
En économie toujours, mais verte cette fois-ci, la fiscalité des entreprises de recyclages de déchets plastiques allégée, le nouveau code forestier appliqué et la reforestation bénéficiera de cinquante milliards de francs CFA.
3 – Un programme de logements neufs. En parallèle au PSE II, trois nouveaux programmes apparaissent. Zéro bidonville, d’abord avec cent mille logements sociaux pour toute ville de plus de dix mille habitants ; à dix millions de francs CFA l’unité et subventionné de moitié.
Le projet zéro déchet, ensuite. Macky Sall, s’engage à une gestion alternative des ordures, au recyclage des composants et à une journée mensuelle dédiée à la propreté des villes. Il a aussi proposé un programme qui pourrait plaire aux nombreux artistes qui ont rallié le président candidat durant sa campagne : celui des villes créatives qui consacreraient tous les mois une « journée rue ouverte » pour la promotion culturelle.
4 – La santé un peu oubliée… Une demie phrase seulement sur ce sujet dans le document de cinquante-pages. M. Sall propose de « développer un programme national de réduction des inégalités d’accès à la santé et au sport en milieu scolaire d’un budget de 5 milliards FCFA par an à partir de 2020 ».
Ousmane Sonko : Transparence et petite révolution
Le candidat résidentiel Ousmane Sonko prononce un discours lors d’un rassemblement de campagne à Pikine, dans la banlieue de Dakar, au Sénégal, le 21 février 2019. REUTERS/ Zohra Bensemra ZOHRA BENSEMRA / REUTERS
Pour le plus jeune des candidats, âgé de 44 ans, « il est temps » (jotna, en wolof) de révolutionner le système. Et son programme, qui prône une vision nouvelle, va dans ce sens. Cet inspecteur des impôts, syndicaliste et qui a été radié en 2016, pour manquement au devoir de réserve – en dénonçant certains abus – prône avant tout la bonne gouvernance et la transparence.
1 – Bouger les institutions. Élu, Ousmane Sonko promet de rendre responsable et révocable le président de la République, obligé désormais de rendre des comptes. En cas de manquement, son projet de société prévoit une procédure de destitution pour faute grave et le droit des parlementaires de déclencher une mise en accusation. L’assemblée nationale serait renforcée pour lutter contre le régime présidentiel, notamment avec un des postes de vice-président attribué à l’opposition. Toujours dans ses promesses électorales, les fonds dits « politiques » seraient remplacés par des fonds spéciaux, votés par l’assemblée et uniquement pour des opérations sensibles. Enfin, il aimerait la création d’une haute autorité de la démocratie, avec une autonomie financière et qui contrôlerait le financement des partis ou encore l’organisation d’élections.
2 – Une justice transparente. L’équilibre des pouvoirs s’appliquerait aussi à la justice. Le candidat propose la sortie du chef de L’Etat du conseil de la magistrature suprême (CSM), l’indépendance du parquet vis-à-vis du ministère de la justice. En matière de transparence, les corps de contrôle pourraient directement saisir le procureur, voire le juge.
Concernant l’économie, le candidat de Pastef promeut un secteur privé sénégalais fort, avec notamment la création de champions nationaux pour le pétrole et le gaz mais aussi les industries. Pour les PME et PMI, le candidat préconise de militer pour une réorientation des politiques de financement des banques commerciales, ainsi que la création de maison d’entreprise dans chaque région.
3 – Une économie très nationale. La « production par et pour nous-mêmes » se trouve au cœur de son programme, avec comme point d’appui l’agriculture locale qui bénéficierait d’incitations fiscales de la création de grandes fermes d’élevage. Pour les ressources en gaz et pétrole récemment découvertes, il propose une renégociation des contrats signés et un consensus national pour l’exploitation.
4 – Indépendance vis-à-vis de la France. Son projet de société, nationaliste, passe par une union douanière pour un marché commun africain. En effet, Ousmane Sonko prône pour une coopération régionale accrue (marché unique, cour africaine de justice, plan ferroviaire Dakar-Bamako, etc) et une plus grande indépendance vis-à-vis de la France. La présence des bases militaires étrangères serait renégociées et Paris prié de se retirer de l’administration de la BCEAO dans un premier temps afin qu’il n’ait plus de dépôt de réserves au trésor français. A défaut, le candidat menace de « sortir du système monétaire appauvrissant », créer une monnaie nationale et militer pour une alternative africaine.
Idrissa Seck : Le Sénégal d’abord
Idrissa Seck, candidat à la présidence de la coalition « Idy 2019 », salue ses partisans lors de son dernier rassemblement à Dakar, au Sénégal, le 22 février 2019. SYLVAIN CHERKAOUI / REUTERS
A 59 ans, l’ancien maire de Thiès brigue la magistrature suprême pour la troisième fois. Avec un programme de cent quarante-sept pages qui abordent toutes les thématiques, le candidat de la coalition Idy 2 019, propose une vision axée sur la bonne gouvernance, la transparence, l’indépendance de la justice et une économie tournée vers le Sénégal.
1 – Indépendance de la justice. Idrissa Seck, propose de remplacer le Conseil constitutionnel par une Cour. Et pour le CSM, sa position est quasi-identique à celle des autres candidats si ce n’est qu’il conserve le ministre de la justice au sein de l’institution. Le candidat imagine un gouvernement resserré avec vingt-cinq ministères au maximum, avec une enquête de moralité sur chacun des ministres. Le cumul entre les postes de président de la république et celui de chef de parti sera banni et le président sera responsable et révocable. L’assemblée nationale, elle, sera réduite à cent cinquante députés (contre cent soixante-cinq aujourd’hui) et exercera un pouvoir de contrôle sur l’exécutif. Enfin, une déclaration de patrimoine sera obligatoire à la prise de fonctions comme à la sortie.
2 – Justice fiscale. Parmi les différentes mesures proposées, une meilleure justice fiscale, la promotion de la finance islamique et celle du secteur privé national sont en bonne place. L’agriculture, l’élevage avec le développement des produits du terroir passeront par l’installation de grandes fermes et la promotion de la pêche sont placés au cœur du programme économique. La préférence nationale est aussi mise en avant dans le secteur de la grande distribution où désormais une autorisation préalable sera exigée pour les grandes entreprises étrangères.
Enfin, pour une sortie du franc CFA, l’ancien patron de Thiès juge la monnaie inadéquate sur le long terme, mais ne recommande pas une « sortie unilatérale du Sénégal ». En effet, s’il est élu ce 24 février, Idrissa Seck propose une « accélération du processus de création de la monnaie commune ».
Elle est sans doute la première curatrice mauricienne, assignée à évaluer une peinture, à accompagner et promouvoir les artistes locaux. Alicia Maurel, cofondatrice de la société The Third Dot, avec son amie française Laetitia Dor, se passionne à l’idée d’être partie prenante de ce qu’elle désigne comme une grande aventure contemporaine.
Depuis le lycée, elle se sentait attirée par les arts, mais l’unique fille de Roland Maurel, le patron de Mauvilac, savait aussi que le passage par l’entreprise familiale lui permettrait de développer son sens de l’entrepreneuriat, de la gestion. « J’aime aussi cette dimension liée à l’entreprise, beaucoup par admiration pour mon père, un grand entrepreneur, courageux, exemplaire, positif. C’est une chance de l’avoir », confie-t-elle. Nous nous trouvons au rez-de-chaussée du Grenier, à Port-Louis, cette grande salle qui servait de docks et qui a, depuis peu, été convertie en galerie d’art.
Pour réussir la première étape de sa vie professionnelle, l’ex-pensionnaire du Lycée des Mascareignes passe une licence en International Business Administration et un master en Hautes Etudes Internationales. « Je voulais me donner toutes les chances pour accomplir les choses que j’aimais, avec l’idée de les appliquer. Les études en gestion, c’est mon côté rationnel, alors que les études en histoire de l’art, c’est l’émotif, sans que les deux soient en conflit. J’accomplis des deux activités avec le même sens de rigueur », fait-elle valoir.
De retour à Maurice, après ses études à Paris, elle s’engage dans une entreprise commecommunication manager. Deux ans après, elle file à Londres pour apprendre l’histoire de l’art. « Là, c’est une autre paire de manches, rien à voir avec les études à Paris. J’apprends avec un esprit léger, j’étudie les théories culturelles, la critique d’art, le commissariat d’exposition. Je savoure chaque seconde sans sentir de pression », se souvient-elle. Après les études, elle travaille dans une start-up londonienne et une ONG, entre autres jobs. À 28 ans, elle rentre à Maurice et se voit confier la gestion de plusieurs unités du groupe familial. En 2015, avec Laetitia Dor, elle crée la société The Third Dot qui se fixe pour objectif de promouvoir l’art moderne et contemporain à Maurice et dans l’océan indien, de même que la revalorisation des bâtiments patrimoniaux de Maurice. « Plutôt que du neuf car le patrimoine c’est le bien commun », lâche-t-elle. Comment conçoit-elle cette démarche qui, à première vue, relève du défi ?
La jeune femme, blonde comme son père, affiche un optimisme sans pli. « Les conditions sont prêtes pour lancer cette aventure à laquelle je veux pleinement participer. Il y a un véritable engouement pour la peinture et un intérêt pour acheter les tableaux, ce qui favorise la renaissance du marché de l’art. Aujourd’hui, ce marché n’est plus un marché ‘niche’ réservé à quelques ‘happy few’ comme c’était le cas auparavant. Mais les mécènes ont toujours existé », nuance-t-elle.
Ouvrages picturaux locaux
Quel est donc le profil de ceux qui s’intéressent aux ouvrages picturaux locaux ? « Ils viennent de différents horizons, sans aucune distinction de communauté, c’est sans doute le fait qu’il existe aujourd’hui une véritable sensibilité aux arts. Ça correspond aux cycles internationaux. Par exemple ma génération est dans l’entrepreneuriat, ils ne veulent plus être enfermés dans des bureaux », fait-elle observer. Quant aux goûts, ils varient selon les générations, les jeunes préférant l’art moderne alors que leurs parents restent attachés au classicisme.
Une chose est sûre aux yeux de la jeune femme : même si les jeunes n’achètent pas les œuvres d’art, ils visitent les expositions car « l’art et la culture font partie de la société ». Elle fait valoir la promesse d’une génération qui s’inscrit résolument dans l’art contemporain, à l’instar d’un Gaël Froget, qui s’inspire du graffitiste Jean-Michel Basquiat. « On a exposé certains de ses travaux ici et on le compare déjà à Basquiat. Sa cote ne cesse de monter. Je suis sûre qu’il existe d’autres jeunes aussi créatifs que lui, il leur faut une plateforme. C’est ce que nous leur offrons ou l’Institute of Contemporary Arts Indian Ocean, géré par Salim Currimjee », dit-elle.
Système éducatif
La reconnaissance d’un artiste peut prendre des années. Mais Alicia Maurel explique que « le talent est tout de suite reconnaissable et les collectionneurs et mécènes ne s’y trompent pas lorsqu’ils soutiennent un artiste ». « À Maurice, certains collectionneurs ont des belles collections. Il existe des valeurs sûres comme Malcolm de Chazal, qui coûtent très cher. Mais c’est le marché qui fixe le prix, axé sur des critères comme l’évolution de l’artiste, sa technique, les formats qu’il propose, le message ou le medium », précise-t-elle.
Pour que le marché de l’art prenne véritablement son essor, elle estime que le système éducatif doit initier les jeunes aux arts, pour développer leur sens de la critique. « Il faut qu’ils soient exposés à des tableaux afin de susciter leur imagination, peut-être même des vocations. Un tableau comme La Joconde est aujourd’hui entré dans l’espace public comme un objet décoratif, vendu dans les grandes surfaces il serait intéressant de le soumettre au regard des jeunes qui seraient sans doute étonnés de son histoire », dit-elle.
Puisqu’aucun joueur n’a trouvé la combinaison gagnante pour ce 511e tirage, le roll over s’appliquant, le jackpot du mercredi 27 février passe donc à approximativement Rs 15 millions.
Les numéros gagnants de ce tirage du 23 février 2019 sont : 08-12-15-17-23-30
RÉPARTITIONS DES GAINS
Combinez
Nombre de gagnants
Montants remportés (Rs)
6 des 6
0
0
5 des 6
86
6,248
4 des 6
3,058
363
3 des 6
40,390
100
Montant roll-over: Rs 4,298,003
Montant total des ventes: Rs 22,182,300
Montant collecté pour le Consolidated Fund of Mauritius: Rs 5,387,503
Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a conforté samedi à Bamako l’aide financière et militaire de la France au Mali face à la menace jihadiste, tout en appelant à accélérer la mise en oeuvre de l’accord de paix de 2015.
La France et sa force militaire Barkhane (4 500 soldats dans les pays du Sahel, dont 2 700 sur le territoire malien) seront « aux côtés du Mali aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le Mali le souhaitera », a lancé M. Philippe lors d’une conférence de presse commune avec son homologue malien, Soumeylou Boubèye Maïga.
Quelque 85 millions d’euros d’aide française au développement ont été actés lors d’une cérémonie à Bamako, dont 35 millions de subventions directes destinées notamment à faire face aux difficultés de trésorerie de l’État malien, qui peine à collecter des impôts dans de nombreuses régions.
Et l’Agence française de développement (AFD), qui réoriente depuis 2018 ses crédits en priorité sous formes de dons vers le Sahel, « devrait doubler dans les prochaines années » sa contribution au Mali, a assuré M. Philippe.
« C’est important de livrer des combats pour gagner la guerre, mais c’est aussi important de construire la paix et la prospérité », a fait valoir avant la cérémonie M. Philippe, en inaugurant une vaste station de pompage d’eau près de Bamako, financée par les bailleurs internationaux.
Un engagement d’achat de coton, dont le Mali est le premier producteur africain, a également été annoncé par le géant français de la distribution Carrefour.
Ces gestes de soutien à l’exécutif du président Ibrahim Boubacar Keïta, que le Premier ministre français a ensuite rencontré dans l’après-midi, ont toutefois été assortis d’un appel poli à accélérer l’application de l’accord de paix de 2015 censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.
Si « des progrès indéniables » ont été accomplis, « nous devons être tous ensemble mobilisés pour que ces efforts puissent se poursuivre », a plaidé M. Philippe.
Il a cité la décentralisation, le développement des régions du Nord et « l’accélération » du processus de « désarmement, démobilisation et réinsertion » (DDR) prévu par l’accord pour les combattants des groupes armés signataires, en vue notamment d’une armée malienne restructurée, plus représentative des populations du Nord en particulier.
Pas qu’un « problème d’argent »
Six ans après l’intervention militaire menée par la France pour chasser les jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali et trois ans et demi après la signature de l’accord, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques.
Dans un nouveau rapport rendu public vendredi après un an en tant qu’observateur indépendant de l’application de cet accord, le Centre Carter déplore ainsi que sur « 78 engagements spécifiques » contenus dans ce texte, « seuls 20 soient achevés » soit seulement 25%.
Autre processus ralenti : la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso), qui après un coup d’arrêt en juin 2018 lors de l’attaque de son QG dans le centre du Mali, redéployé depuis à Bamako, vient de reprendre ses opérations en janvier.
« Mettre en place une coordination, cela peut prendre du temps, a fortiori avec des forces armées de niveau disparate » et malgré l’afflux de crédits, ce n’est « pas seulement lié à des problèmes d’argent », a plaidé Soumeylou Boubèye Maïga.
Si la lutte contre les groupes jihadistes et l’insécurité au Sahel « obtient des résultats », « la tâche est longue », a reconnu le Premier ministre, qui sera samedi soir et dimanche matin auprès des troupes françaises à Gao (nord).
Au-delà des attaques jihadistes, qui depuis 2015 se sont étendues au centre du Mali ainsi qu’au Niger et au Burkina Faso voisins, le Mali est confronté à un bond de l’insécurité.
Stoke goalkeeper Jack Butland wore a special memorial kit against Aston Villa as he paid tribute to England legend Gordon Banks.
Banks, part of the England side that won the World Cup in 1966, died at the age of 81 on February 12.
The goalkeeper was an iconic figure at Stoke, for whom he played between 1967 and 1973 before becoming the club’s president in 2000.
Stoke goalkeeper Jack Butland wore a special kit to pay tribute to Gordon Banks
Butland who frequently spoke to Banks since joining Stoke in 2013, wore a green shirt with no sponsor or crest, which was modelled on the shirt that Banks wore for the club.
A message was sewn in the bottom corner that read: ‘Gordon Banks, RIP, 30/12/1937-12/02/2019.’
Following Banks’ death, Butland tweeted: ‘A legend to all goalkeepers, an icon to our game, but most of all an incredibly humble and passionate gentleman.
Butland wore the kit, which didn’t have a sponsor, and laid a wreath in his goalmouth
The shirt that Butland wore was based on the one that Banks sported for Stoke
‘It’s been an honour to get to know such a great man over the last few years and spend time with his family.
‘Listening to his stories and being in his presence will be memories I’ll cherish forever.’
In addition to wearing the special shirt, which had just the No 1 on the back without a name, Butland also laid a wreath in his goalmouth prior to the game.
Banks’ funeral will take place at Stoke Minster on March 4.
Les bureaux de vote ont ouvert samedi matin pour les scrutins législatifs et présidentiel au Nigeria après le report des élections la semaine dernière. Un regroupement de la société civile a déjà recensé 16 morts dans des violences électorales.
La commission électorale indépendante (INEC) a reconnu que le matériel n’était pas totalement prêt sur Lagos ou Port Harcourt. À deux jours du scrutin, seuls 19 des 36 États ainsi que la capitale fédérale Abuja avaient reçu le matériel électoral. Un défi logistique énorme pour le géant de l’Afrique de l’ouest et le pays le plus peuplé du continent.
Un mort et 20 blessés à Maiduguri
Si aucun incident n’a été noté dans les quartiers sillonnés de Lagos, ce n’est pas le cas dans d’autres villes du pays. À Maiduguri, dans le nord-est, une douzaine de tirs de roquette ont été entendus peu avant l’ouverture des bureaux de vote, faisant un mort et 20 blessés parmi les soldats nigérians chargés de contenir les assauts de la secte terroriste Boko Haram.
À Port Harcourt, des explosions de dynamite ont eu lieu dans plusieurs quartiers où cependant les électeurs sont sortis massivement. « Ici, nous sommes habitués à ces explosions en période électorale, c’est pour nous effrayer. Il n’y a rien de grave », estime Umo, un jeune du Agege en route pour aller voter.
Situation Room, un groupement de la société civile, assure la surveillance du scrutin et a déclaré pour sa part avoir recensé 16 morts dans des violences électorales.
Selon l’Agence France presse (AFP), Situation Room rapporte également des incidents à Lagos, où les électeurs auraient été empêchés de voter dans certains bureaux et où des voyous ont mis le feu aux bulletins de vote et aux urnes.
Dans l’Etat de Rivers (sud-est), réputé pour son taux élevé de violence et de criminalité, des hommes armés ont abattu un homme politique local, membre du Congrès des progressistes (APC, au pouvoir) ainsi que son frère, rapporte l’AFP.
La veille du scrutin, le Nigeria, habitué à des violences électorales et post-électorales, a reçu de son voisin, le Tchad, un contingent de 500 soldats pour faire face aux attaques éventuelles des djihadistes de Boko Haram.
Challengers confiants
Les Nigérians élisent simultanément leur président de la République ainsi que 360 députés et 109 sénateurs dans un climat où la tension est montée d’un cran depuis le report des élections la semaine passée.
Tous les regards sont tournés vers le duel pour la magistrature suprême, entre Muhammadu Buhari (76 ans), président sortant en lice pour un second mandat et l’ancien vice-président du pays, Atiku Aboubakar (72 ans). Ce dernier, emmitouflé dans une tenue traditionnelle aux couleurs du drapeau national (vert et blanc), a voté ce matin dans un bureau de vote de sa ville natale, Yola (État d’Adamawa) dans le Nord-Est. Accueilli par des applaudissements de partisans visiblement mobilisés, il a déclaré confient : « Tout va bien».
Toute la semaine durant, les deux camps se sont accusés mutuellement de velléités de fraudes. Les résultats du scrutin ne seront pas connus avant plusieurs jours. De nombreux observateurs mettent en doute la capacité du pays à publier les résultats en 48h comme cela fut le cas en 2015.
Le vainqueur de la présidentielle devra mobiliser, outre la majorité des voix, les 25% des deux tiers des 37 États du pays. À défaut, un second tour sera organisé la semaine prochaine.