week-end de Pâques sous haute surveillance en France

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Un prêtre lors de la procession annuelle du Vendredi Saint précédant les célébrations de Pâques, à Paris, le 10 avril.
Un prêtre lors de la procession annuelle du Vendredi Saint précédant les célébrations de Pâques, à Paris, le 10 avril. BENOIT TESSIER / REUTERS

Le confinement se durcit encore dans certaines régions de France avant le week-end pascal au terme duquel Emmanuel Macron détaillera, lundi 13 avril, les suites de ce dispositif amené à se poursuivre pour contrer l’épidémie de coronavirus, qui semble ralentir très légèrement dans le pays.

Entamé le 17 mars, prolongé une fois, le confinement continuera après mardi prochain, a prévenu l’Elysée. Jusqu’à quand ? Le chef de l’Etat pourrait aborder la question dans son allocution lundi soir 13 avril, sa quatrième depuis le 12 mars.

« Nous constatons depuis quelques jours les premiers impacts du confinement, un ralentissement très léger de l’épidémie », a indiqué vendredi soir le directeur général de la santé Jérôme Salomon. Selon lui, « un très haut plateau semble s’amorcer, avec une épidémie toujours très dynamique, toujours très hétérogène selon les régions ». Dans ces conditions, il reste « indispensable de poursuivre » le confinement, « surtout à l’approche de ce week-end de fêtes », a-t-il insisté. L’avis initial du conseil scientifique, qui conseille Emmanuel Macron, était d’un confinement d’« au moins six semaines ».

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Dans le cadre des consultations sur l’épidémie, Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont poursuivi vendredi les échanges, au niveau européen comme français. Ils ont notamment discuté en fin de matinée en audioconférence avec les responsables du patronat et des syndicats, pour la seconde fois en quinze jours après une première réunion le 26 mars.

Outre la question du confinement, Emmanuel Macron est attendu lundi sur la nécessité ou non du port généralisé du masque. Pour la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, la question se pose uniquement « dans le cadre de la stratégie de déconfinement ».

  • … et renforcé pour le week-end

Comme le week-end précédent, quelque 160 000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour contrôler et éviter les départs, selon le ministère de l’intérieur. Dans les Bouches-du-Rhône, où les vacances débutent, les contrôles du confinement seront renforcés sur le littoral, sur l’autoroute et dans les massifs. En Corse, « un seul adulte par famille » pourra faire ses courses pendant une heure par magasin, en plus de contrôles renforcés sur les plages et lieux de promenade.

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A Nice, neuf quartiers parmi les plus pauvres sont soumis à un couvre-feu dès 20 heures au lieu de 23 heures, la mairie faisant valoir un « non-respect des règles ».

A Paris, en Alsace ou encore à Saint-Etienne, la pratique sportive individuelle est plus strictement encadrée, alors que les sorties à plusieurs sont interdites en Ardèche.

  • Moins de personnes en réanimation

En ce Vendredi saint, début de vacances pour certains, des préfets ont durci le confinement, alors que le bilan dépasse désormais les 13 000 morts en France même si, « pâle rayon de soleil » selon le professeur Salomon, le nombre de personnes en réanimation diminue légèrement pour le deuxième jour consécutif : 7 004 personnes nécessitent actuellement des soins lourds, soit 62 de moins en 24 heures.

  • 554 morts supplémentaires ont été comptabilisés en milieu hospitalier entre jeudi et vendredi, portant le bilan des personnes décédées dans les hôpitaux depuis le 1er mars à 8 598 ;

  • le bilan concernant les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et les établissements médico-sociaux s’élève à 4 599 morts ;

  • 31 267 personnes sont actuellement hospitalisées pour une infection au coronavirus (soit 500 places de lits supplémentaires attribuées aux malades du Covid-19 en vingt-quatre heures), dont 7 004 cas graves en réanimation ; 431 personnes ont été transférées en réanimation depuis la veille ;

  • toutefois, avec les sorties, le nombre de patients occupant un lit en réanimation est en baisse pour la deuxième journée consécutive avec 62 patients de moins en vingt-quatre heures.

Du côté des professionnels de santé et des salariés d’établissements médico-sociaux, 6 019 cas potentiels de contamination ont été rapportés, selon Santé publique France. Parmi eux, une quinzaine de décès ont à ce stade été rendus publics. Médecins généralistes ou urgentistes, infirmiers, aides-soignants, agents hospitaliers, cadres de santé… les professionnels de santé paient un lourd tribut.

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Le Monde

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