victoire sans suspense du parti au pouvoir, avec plus de 70 % des voix

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Des personnes votent lors d’une élection parlementaire à Almaty, au Kazakhstan, le 10 janvier.

C’est l’épilogue d’un scrutin sans suspense. Le parti au pouvoir au Kazakhstan a largement remporté les élections législatives du dimanche 10 janvier, avec plus de 70 % des voix, selon un sondage à la sortie des bureaux de vote réalisé par un organisme approuvé par les autorités.

Le parti Nour Otan, la formation du président Kassym-Jomart Tokaïev et de son prédécesseur Noursoultan Nazarbaïev, arrive en tête d’un scrutin dont l’opposition était absente. Quelque 18 millions d’habitants étaient appelés aux urnes pour les élections législatives.

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Appel au boycott de l’élection

Il y a quelques mois encore, le scrutin promettait d’être plus équitable grâce aux promesses de réformes du président Kassym-Jomart Tokaïev, un fidèle de l’ancien président Nazarbaïev, qui lui a cédé son poste en 2019 après trois décennies au pouvoir. Il n’en sera finalement rien : aucun parti d’opposition n’a été autorisé à y participer.

Le seul parti politique officiellement enregistré qui se qualifie de groupe d’opposition, le Parti national social-démocrate, a dit regretter que le paysage politique kazakh continue d’être dominé par la même élite politique, et a décidé lui aussi de boycotter les élections. En tout, cinq partis, dont aucun ne se présente sur une plate-forme d’opposition, ont fait campagne, sur fond de harcèlement des militants politiques. Des restrictions ont également été mises en place pour limiter le travail des observateurs électoraux.

« Les lois actuelles sur les élections et les partis politiques ont été élaborées pour protéger les détenteurs du pouvoir. Toute élection fondée sur de telles lois ne peut exprimer les intérêts du peuple et est donc illégale », avait dénoncé Rysbek Sarsenbaiuly, figure connue de l’opposition, lors d’une conférence de presse le 22 décembre 2020. Son parti, Halyq Biligi (« le pouvoir du peuple »), a demandé un report du scrutin pour pouvoir changer la loi électorale. A défaut, il avait appelé à boycotter les élections.

Le Monde avec AFP

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