« Une transition politique douce peut se traduire par une transition économique forte » – JeuneAfrique.com

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La nouvelle ère politique qui s’ouvre en Algérie suite à la démission mardi 2 avril du président Bouteflika, aux commandes du pays depuis vingt ans, permettra-t-elle d’accélérer la diversification de l’économie afin de réduire la dépendance aux hydrocarbures ? Éléments de réponse avec l’économiste El Mouhoub Mouhoud.

Après vingt ans de règne, Abdelaziz Bouteflika n’est plus le président de l’Algérie. Il laisse derrière lui un pays enfermé dans une économie de rente, n’ayant pas su se diversifier. Au-delà de la dimension politique, les Algériens attendent désormais une réforme du système économique.


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Dans un rapport sur l’économie algérienne – « Contribution à la vision Algérie 2035 », mars 2018 – El Mouhoub Mouhoud, professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine, spécialiste des questions économiques internationales et des relations euro-méditerranéennes, avait fait une série de propositions pour réformer l’économie, favoriser l’employabilité et préparer l’après-hydrocarbures. Interview.

Jeune Afrique : Quelle est la situation économique et sociale de l’Algérie après vingt ans de pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika ?

El Mouhoub Mouhoud : Les tares d’une économie rentière se sont aggravées. Elle n’a jamais su se diversifier, ce qui a fait reculer la part de l’industrie (4 %) et de l’agriculture (8 %) dans le Produit intérieur brut (PIB). Abdelaziz Bouteflika a mené une politique qui a conduit à l’effondrement de la confiance dans le gouvernement et la détérioration de l’impression de sécurité économique des Algériens. Cette rupture était prévisible depuis plusieurs années.



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JeuneAfrique

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