une résolution de l’ONU pour réclamer un « accès équitable » aux « futurs vaccins »

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Une infirmière anesthésiste participe à une veillée à Irvine, en Californie, le 20 avril, afin de demander davantage de respirateurs et de masques de protection.
Une infirmière anesthésiste participe à une veillée à Irvine, en Californie, le 20 avril, afin de demander davantage de respirateurs et de masques de protection. MIKE BLAKE / REUTERS

La chute spectaculaire du pétrole à New York, lundi 20 avril, conséquence du ralentissement économique majeur qu’a entraîné dans le monde la pandémie due au coronavirus, est venue montrer combien serait difficile un retour à la normale. Et l’importance de développer un vaccin au plus vite.

A ce jour, le continent européen a payé le plus lourd tribut, comptant près des deux tiers des plus de 167 000 morts recensés dans le monde. L’Italie a été le pays le plus touché (24 114 décès), suivi de l’Espagne (20 852), la France (20 265) et du Royaume-Uni (16 509), selon un dernier bilan de l’épidémie établi à partir de sources officielles. Les Etats-Unis ont, eux, recensé 1 433 décès en vingt-quatre heures, un chiffre en baisse par rapport à la veille, selon le comptage de l’université Johns Hopkins, portant à 42 094 le nombre total de décès.

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  • Une résolution adoptée par l’ONU

Les 193 membres de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) ont adopté par consensus une résolution réclamant un « accès équitable » aux « futurs vaccins » contre le Covid-19, et soulignant le « rôle dirigeant crucial de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) » mis en cause par les Etats-Unis. Centré sur la riposte sanitaire, le texte, à l’initiative de Mexico et incluant l’approbation de Washington, demande de « renforcer la coopération scientifique internationale pour combattre le Covid-19 et d’intensifier la coordination », y compris avec le secteur privé.

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L’appel à pouvoir obtenir pour tous les pays des vaccins est lancé alors que nombre d’industriels pharmaceutiques et de laboratoires de recherche ont commencé leur mise au point. Ces vaccins, jugés cruciaux pour aider à neutraliser la maladie, représentent un enjeu financier considérable.

  • Des confinements prolongés et par régions

Alors que l’Europe adopte une stratégie de sortie de crise, mise en œuvre par l’Allemagne, le confinement est prolongé par plusieurs pays et régions. En Colombie, les mesures de restriction vont être prolongées jusqu’au 11 mai. Les secteurs de la construction et l’industrie manufacturière pourront toutefois reprendre leurs activités, en respectant les « protocoles » de protection. En Turquie, il sera imposé du 23 au 26 avril dans les 31 plus grandes villes du pays.

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Le gouverneur de l’Etat du Borno, dans le nord-est du Nigeria, une région parmi les plus pauvres du monde, met en place un confinement total posur une période initiale de quatorze jours à compter de mercredi 22 avril, après la mort d’un infirmier de Médecins sans frontières (MSF) des suites du Covid-19.

Adoptant des mesures plus dures que le gouvernement fédéral, les Etats de Michoacan et de Jalisco, dans l’ouest du Mexique, ont également instauré un confinement obligatoire. Ils concentrent à eux seuls quelque 10 % des 120 millions d’habitants que compte le Mexique. Le confinement obligatoire a été décidé en raison de l’indiscipline de personnes, qui « continuent à organiser des fêtes » dans l’Etat de Michoacan, a expliqué le gouverneur, Silvano Aureoles.

  • Assouplissement des mesures de confinement dans plusieurs pays européens

Jugeant la pandémie due au coronavirus « sous contrôle », l’Allemagne – qui recense 140 000 cas et plus de 4 400 morts – a commencé à assouplir les mesures de confinement. Les autorités allemandes ont autorisé la réouverture des magasins d’une surface inférieure à 800 m2 : commerces d’alimentation, librairies, garages, magasins de vêtements et autres fleuristes peuvent de nouveau accueillir des clients.

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Lieux culturels, bars, restaurants, terrains de sports demeurent néanmoins fermés. Les grands rassemblements, tels que les concerts ou les compétitions sportives, sont toujours interdits, au moins jusqu’à la fin d’août. Ecoles et lycées rouvriront progressivement à partir du 4 mai. Les rassemblements de plus de deux personnes restent proscrits, une distance minimale de 1,50 mètre est censée être observée dans les lieux publics, et le port du masque « fortement recommandé ». La situation reste « fragile », a prévenu la chancelière, Angela Merkel. « Nous sommes au début de la pandémie et nous sommes encore loin d’être sortis de l’auberge », a-t-elle déclaré, jugeant qu’il serait « extrêmement dommage de connaître une rechute ».

En Serbie, certaines mesures de restriction seront assouplies à partir de mardi. Les personnes de plus de 65 ans pourront ainsi sortir se promener trois fois par semaine, si elles restent près de chez elles. La Norvège a commencé lundi à rouvrir ses barnehager, établissements qui englobent crèches et écoles maternelles, premier pas d’une levée lente et progressive des restrictions décrétées à la mi-mars. Au Danemark, les petits commerces ont reçu lundi la permission de rouvrir leurs portes, à condition d’appliquer de strictes mesures d’hygiène et de séparation.

  • Des milliers de cas dans les maisons de retraite du Québec

Le gouvernement du Québec, province la plus durement touchée par la pandémie au Canada, va déployer 3 000 médecins dans les maisons de retraite, où 4 000 seniors ont été contaminés. Cette annonce fait suite notamment au tollé qu’a suscité dans l’opinion publique le cas de la maison de retraite privée Herron à Montréal, où 31 personnes sont mortes en trois semaines après avoir été livrées à elles-mêmes en raison de défections massives parmi le personnel soignant.

  • Effondrement des prix du brut

Conséquence économique des mesures de confinement impliquées par la pandémie, les prix du brut se sont effondrés lundi. Le prix de certains barils de brut américain est même tombé en dessous de zéro, les courtiers payant le client pour se débarrasser de la marchandise. Les Etats-Unis ont l’intention de profiter de la chute historique des prix du pétrole pour remplir leur réserve stratégique. « Nous pensons mettre jusqu’à 75 millions de barils dans les réserves elles-mêmes, ce qui les remplirait », a dit le président lors de sa conférence de presse quotidienne.

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Le cours du baril de pétrole américain a rebondi mardi matin en Asie. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mai s’échange à l’ouverture du marché à 0,56 dollar, contre un prix de clôture de − 37,63 dollars lundi soir à New York.

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Le Monde avec AFP

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