[ad_1]
La marche hebdomadaire de dimanche 11 octobre qui, comme les précédentes, dénonçait la réélection jugée frauduleuse du président Alexandre Loukachenko, a fait l’objet d’une répression brutale à Minsk, capitale de la Biélorussie.
Plusieurs dizaines de manifestants ont été interpellés au début de la manifestation. Les images diffusées par le média indépendant tut.by montrent des policiers antiémeute et des hommes en civil cagoulés se précipiter sur le terre-plein central d’un grand boulevard de la capitale biélorusse, arrêtant parfois brutalement les manifestants qui y étaient présents en nombre. Selon l’ONG Viasna, 39 personnes ont été arrêtées.
La marche hebdomadaire s’est tout de même tenue et a réuni au moins 10 000 personnes, selon une journaliste de l’Agence France-Presse (AFP). La police biélorusse a utilisé des canons à eau et des grenades assourdissantes pour disperser les manifestants, comme l’a confirmé la porte-parole du ministère de l’intérieur.
Loukachenko rencontre des opposants en prison
Samedi, le chef de l’Etat contesté, Alexandre Loukachenko, a créé la surprise en réunissant plusieurs opposants incarcérés dans la prison des services spéciaux afin de s’entretenir avec eux des changements constitutionnels qu’il prévoirait de mener.
La chaîne Telegram Nexta Live, qui coordonne en partie les manifestations et compte deux millions d’abonnés (dans un pays de 9,5 millions d’habitants), a justement appelé les manifestants à se réunir autour de cette prison et de celle du ministère de l’intérieur pour que « chaque prisonnier politique entende » le peuple.
Des manifestations chaque dimanche
Des centaines de manifestants, responsables de mouvements politiques, d’organisations syndicales et des journalistes ont été arrêtés depuis début août et incarcérés pour avoir participé à la contestation ou l’avoir organisée. Les principales figures de l’opposition sont soit en prison, soit en exil comme la candidate d’opposition à l’élection présidentielle, Svetlana Tikhanovskaïa.
Ce mouvement de contestation sans précédent, déclenché par des soupçons sur des fraudes massives lors de l’élection présidentielle du 9 août, rassemble chaque dimanche des dizaines de milliers de personnes. En réponse, les autorités déploient en nombre les forces antiémeute, des véhicules blindés et des canons à eau à Minsk. Elles limitent aussi l’accès à l’Internet mobile et réduisent les transports en commun pour gêner la mobilisation.
Cette semaine, plusieurs pays européens, dont le Royaume-Uni, l’Estonie et la Lettonie, ont rappelé leur ambassadeur à Minsk. Le Comité international olympique (CIO) s’est quant à lui dit « très préoccupé » par une discrimination visant les athlètes à cause de leurs opinions politiques.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
