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A l’approche de l’élection présidentielle du 3 novembre, Le Monde tient le carnet de bord de la campagne. Voici ce dernier point quotidien, avec les faits de campagne, les publicités politiques, les sondages, les cartes et les chiffres qui permettent de suivre et de vivre la plus importante compétition électorale du monde.
Donald Trump et la Maison Blanche ont multiplié les offensives dans les dernières heures de la campagne. Dimanche 1er novembre, le président a ainsi désavoué la police fédérale parce qu’elle a ouvert une enquête sur un incident au cours duquel ses partisans ont été vus entourant un bus de campagne de Joe Biden au Texas. Ce qui a été perçu comme une tentative d’intimidation a conduit les démocrates à annuler un événement.
« À mon avis, ces patriotes n’ont rien fait de mal. Au lieu de cela, le FBI & Justice devrait enquêter sur les terroristes, les anarchistes et les agitateurs de l’ANTIFA, qui courent incendier nos villes dirigées par les démocrates et blessent notre peuple ! », a assuré le président sur son compte Twitter. Les cortèges de véhicules arborant des drapeaux frappés du nom de Donald Trump se sont multipliés au cours des derniers jours. L’un d’eux a ainsi bloqué une autoroute dans le New Jersey, dimanche.
Après des mois de retenue, le ton est également monté entre le directeur de l’Institut national des maladies infectieuses, Anthony Fauci, qualifié de « désastre » par Donald Trump, et la Maison Blanche. Un porte-parole, Judd Deere, a jugé « inacceptable et en rupture avec toutes les normes » pour le directeur de « faire de la politique » trois jours avant les élections.
« Nous allons souffrir beaucoup », avait assuré samedi Anthony Fauci au cours d’un entretien au Washington Post, dans une allusion à la reprise d’une épidémie dont le président s’efforce de nier la réalité. Le directeur avait estimé que le candidat démocrate Joe Biden « prend cela au sérieux du point de vue de la santé publique », alors que le président « regarde les choses sous un angle différent », plaçant en priorité « l’économie et la réouverture du pays ».
Mais l’attaque la plus importante vise le vote par correspondance privilégié par les démocrates et que Donald Trump associe sans preuve à de la fraude. A la suite des critiques du président, les républicains de nombreux Etats clés, comme le Wisconsin, la Pennsylvanie et la Caroline du Nord, ont multiplié les recours pour réduire au maximum la période après le 3 novembre pendant laquelle les bulletins de vote par correspondance pourront être considérés comme valides. Ils l’ont emporté dans le Wisconsin, mais ont échoué dans les deux autres Etats.
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