un système d’alerte de sauvegarde verra bientôt le jour à Maurice pour remplacer celui d’il y a 70 ans

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Une semaine s’est écoulée depuis le passage du cyclone tropical intense Batsirai, à Maurice. S’il en a surpris plus d’un par son intensité ou encore les dégâts provoqués dans le pays, notamment, ce caprice de Dame Nature est venu mettre en exergue un autre point crucial qui mérite d’être étudié. « Notre système d’alerte en cas d’intempéries est dépassé et doit impérativement être revu… »

Sollicité, Vassen Kauppaymuthoo, a d’emblée indiqué que le système utilisé par les services météorologiques daterait de plus de 70 ans. Il souligne que la décision d’émettre une alerte cyclonique s’effectue sur la base de rafales enregistrées ou prévues, environnant les 120km/h.

L’océanographe et expert en environnement va plus loin et précise que l’actuel système ne fait aucune provision pour ce qui est de la période dite « post cyclonique ». C’est-à-dire après que les alertes aient été enlevées et, cela, alors même que les dangers soient toujours présents lorsqu’un cyclone s’éloigne.
Il est important, dit-il, de comprendre qu’un danger diminue, mais qu’il ne disparait pas « d’un coup ».

Toutefois, il souligne que c’est la raison pour laquelle les services météorologiques de Maurice vont mettre en place un système d’alerte de sauvegarde. Celui-ci existe dans de nombreux pays, à l’instar de nos voisins les Réunionnais.

Ce nouveau système d’alerte signifie qu’une fois qu’un cyclone est passé à son point le plus rapproché du pays et qu’il commence à s’éloigner, les différents facteurs liés aux dangers cycloniques que sont les vents, les houles, les ondes de tempêtes aussi bien que les pluies torrentielles, entre autres, sont pris en considération avant de permettre à la population de reprendre ses activités.

Le National Emergency Operation Command (NEOC) devrait, ainsi, avoir pour nouvelle mission de veiller à ce que les routes soient libres, par exemple, avant d’autoriser les accès normaux aux points publics.

Notons que face aux défis engendrés par les nombreux phénomènes, liés au changement climatique, Vassen Kauppaymuthoo, estime que l’heure est urgente et que se cacher derrière les procédures administratives peut coûter cher. Si ce n’est très cher.

Météo et intempéries : un système d’alerte de sauvegarde verra bientôt le jour à Maurice pour remplacer celui d’il y a 70 ans

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