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Rifaat el Assad, l’oncle du président syrien, en novembre 2011 à Paris. © Michel Euler/AP/SIPA
C’est peu dire que la vie de Rifaat al-Assad, l’oncle du président syrien, a été mouvementée. L’ancien dignitaire du régime est poursuivi en France dans un dossier de « biens mal acquis », dont le verdict est attendu pour le 17 juin.
Un hôtel particulier de 3 000 m2 avenue Foch, à Paris, un château doté d’un haras à Bessancourt, au nord de Paris, plusieurs dizaines d’appartements dans les quartiers les plus cossus de la capitale française… Quand les douanes françaises annoncent pour l’année 2017 une saisie record d’avoirs criminels de 862 millions d’euros, elles ne précisent pas que 80 % de ces biens appartiennent à un seul homme : Rifaat al-Assad, oncle du président syrien Bachar al-Assad et frère cadet de l’ex-dictateur Hafez al-Assad.
L’ancien dignitaire du régime syrien est poursuivi dans un dossier de « biens mal acquis », notamment concernant son parc immobilier français, d’une valeur estimée à 90 millions d’euros. À la mi-décembre 2019, le parquet national financier avait requis contre Rifaat al-Assad quatre ans de prison, 10 millions d’euros d’amende et la confiscation de ses biens saisis au cours de l’enquête.
Les juges doivent annoncer leur verdict le 17 juin. C’est l’association Sherpa qui a lancé l’affaire, en 2014, accusant Rifaat al-Assad d’avoir « bénéficié illégalement de ressources publiques syriennes savamment dissimulées par le biais d’un tissu de sociétés écrans disséminées en Europe et dans des paradis fiscaux ».
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