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DJ Arafat, l’empereur du coupé-décalé. © Camille Millerand pour JA
Excessif, possessif et adepte des clashs à répétition, DJ Arafat était fidèle en amitié mais cultivait quelques rancœurs tenaces.
Un « blouson rouge », de ce rouge qui colle à l’imagerie chinoise, voilà comment Moussa Soumbounou, directeur général de Universal Music Africa, définit DJ Arafat. « Ce n’était pas le vilain petit canard que les gens dépeignent, mais c’était quelqu’un de libre. Combien de fois a-t-il mis des sons en ligne sans notre accord, et que l’on a dû retirer par la suite. Il clashait même avec les artistes de notre label… en me prévenant tout de même un peu avant. Il ne supportait pas qu’un aîné, comme A’salfo, entre autres, lui dise comment se tenir… Même s’il y avait du respect entre eux. »
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