Total prend une position de premier plan dans l’énergie solaire en Inde

0
65

[ad_1]

Un parc photovoltaïque, à Mirzapur (Uttar Pradesh), en Inde, en mars 2018.

Le milliardaire indien Gautam Adani est connu dans son pays pour être le roi du charbon. Mais, en 2015, il a pris le virage des énergies renouvelables et ambitionne d’en devenir le numéro un mondial d’ici à 2030, ce qu’il est déjà dans le solaire, après avoir remporté un marché colossal l’année dernière. Ses liens avec Total pour développer cette activité se sont encore renforcés lundi 18 janvier.

Le conglomérat Adani, leader des ports de commerce et de l’électricité d’origine privée a annoncé que le groupe pétrolier français allait acquérir une participation de 20 % au capital de sa filiale Adani Green Energy Limited (AGEL), pour la somme de 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros).

Ceci porte à plus de 3 milliards d’euros les investissements que Total aura réalisés en un an en Inde, adossés à Adani. Le portefeuille d’AGEL, essentiellement solaire mais aussi éolien, se compose de 3 gigawatts en exploitation, 3 en construction et 8,6 en projet. L’entreprise est notamment détentrice de la célèbre ferme photovoltaïque de Kamuthi, dans l’Etat du Tamil Nadu, à l’extrême sud de l’Inde, l’une des plus vastes au monde (648 mégawatts).

Atteindre la neutralité carbone à l’horizon de 2050

Cette nouvelle étape confirme la progression de Total sur la voie de la décarbonation, laquelle passe par la diversification dans l’électricité et les énergies renouvelables. « Compte tenu de la taille de son marché, l’Inde est le pays privilégié pour mettre en œuvre cette stratégie », explique son PDG, Patrick Pouyanné. En ligne de mire : atteindre la neutralité carbone à l’horizon de 2050. Grâce à son alliance avec Adani, l’énergéticien hexagonal est désormais certain d’atteindre son objectif, dévoilé en septembre 2020, de 35 gigawatts de capacités de production renouvelable en 2025.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Gautam Adani, un tycoon indien dans l’ombre de Narendra Modi

Total, qui a commencé à travailler avec Adani en 2018, à l’origine dans la distribution de carburant, devient l’une des plus grosses enseignes françaises dans un pays en forte récession, avec une chute du produit intérieur brut (PIB) attendue à 7,4 % sur l’exercice fiscal 2020-2021, qui sera clos à la fin du mois de mars.

En avril 2020, le groupe avait déboursé un peu plus de 37 milliards de roupies (420 millions d’euros) pour constituer, à parité, une société commune entre Total et AGEL, structure dans laquelle ont été logées les centrales solaires en exploitation de la firme indienne, qui, à l’époque, représentaient une capacité de production de 2,1 gigawatts. Deux mois plus tard, AGEL remportait le contrat du siècle auprès de Solar Energy Corporation of India (SECI), une entité sous tutelle du ministère indien des énergies nouvelles : un ensemble de fermes photovoltaïques d’une capacité totale de 8 gigawatts à construire sous cinq ans, pour l’équivalent de 5,1 milliards d’euros.

Il vous reste 39.87% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: