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Les Britanniques broient du noir en ce début 2021. Et pour cause : il ressemble terriblement à mars 2020, quand l’épidémie de coronavirus a, pour la première fois, submergé le Royaume-Uni. Lundi 4 janvier, le jour où commençaient les premières injections du vaccin co-développé par l’université d’Oxford et la firme AstraZeneca, Nicola Sturgeon, la première ministre écossaise, a décidé le reconfinement général de l’Ecosse, effectif dès le lendemain matin, avec fermeture des écoles pour un mois. Quelques heures plus tard, Boris Johnson, l’a suivie en annonçant le même type de mesures radicales à l’échelle des 56 millions d’habitants de l’Angleterre. L’Irlande du Nord pourrait suivre tandis que le Pays de Galles annonçait la fermeture des écoles jusqu’au 18 janvier.
Le ton grave, le premier ministre britannique a donc confirmé un reconfinement généralisé et national, à partir du mardi 5 janvier, le pays faisant face à un « moment critique », en raison d’un variant du virus apparu à l’automne dans le Kent (Sud-Est du pays), « entre 50 % et 70 % plus contagieux », a estimé le dirigeant. Les magasins non essentiels fermeront partout en Angleterre. Tout comme les écoles primaires, collèges et lycées, qui seront clos jusqu’à mi-février. « Les enfants ont très peu de risques de tomber sérieusement malades, y compris du virus mutant », a précisé M. Johnson, mais le virus se transmet encore plus vite dans leurs groupes d’âges.
Les sports en extérieur seront interdits, sauf les compétitions (la Premier League de football est préservée). Les personnes ne pourront sortir de chez elles que pour des courses ou de l’exercice physique et avec une autre personne au maximum. Seule différence par rapport au confinement de mars 2020 : les garderies et premières années de maternelle resteront ouvertes. Quant aux examens de fin d’études, « ils ne pourront pas se tenir comme prévu » a prévenu M. Johnson. « Les semaines à venir seront les plus dures que nous ayons connues mais nous entrons dans la dernière phase de cette pandémie », a encore conclu le dirigeant.
Emballement de la situation épidémique
Libertarien dans l’âme, comme bien des conservateurs britanniques, M. Johnson résistait, alors que le SAGE, le conseil scientifique conseillant le gouvernement, avait recommandé la fermeture des écoles dès mi-décembre. Le 10 Downing Street voulait les maintenir ouvertes le plus longtemps possible, après trois mois de fermeture forcée au printemps 2020, pour ne pas davantage hypothéquer l’avenir des enfants. Mais cette décision extrêmement difficile était devenue inévitable au vu de la situation épidémique, qui s’est complètement emballée depuis Noël. D’ailleurs, des dizaines de chefs d’établissements et de municipalités avaient pris les devants partout dans le pays lundi, en ne rouvrant pas les écoles suite à la fin des vacances scolaires.
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