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Un feuilleton aussi long qu’une saison des « Anges de la télé-réalité »… La semaine dernière, le camp des « Anges » donnait enfin sa version des faits concernant la bagarre du Créolia. Celle de Joé Bédier, on la connaissait déjà, l’édile s’était largement épanché dans les médias.. Pourtant, ce lundi, son avocat Me Robin Binsard a tenu à répondre au camp adverse « pour rétablir un peu d’ordre et de vérité dans ce récit judiciaire ».
L’avocat du maire de Saint-André tient à mettre les choses au clair, dès le préambule, il donne le ton « on ne peut pas tout dire, il y a une limite à ne pas franchir et c’est celle de la vérité […] Certaines des allusions qui ont été faites avaient pour seul but de salir l’honneur de Joé Bédier plutôt que de défendre la position des trois suspects ». Le conseil de l’édile dénonce « des versions fantasmagoriques » et « des allégations calomnieuses » de la part du camp adverse.
Me Robin Binsard explique que son client a souhaité prendre du recul, surtout médiatiquement et qu’ « il laisse les choses judiciaires à son avocat pour s’occuper de sa commune ». Et cet avocat parisien, suite à la conférence du camp des « Anges » la semaine dernière a fait le déplacement à La Réunion, il s’offusque « des contre-vérités » qui auraient été prononcées par les trois avocats des « Anges » qui seraient selon lui « des propos calomnieux, inexacts, non corroborés de preuves ».
Sur les accusations d’instrumentalisaton médiatique de la part de Joé Bédier, son avocat répond « j’ai entendu trois confrères dénoncer la médiatisation et pour ce faire, tenir une conférence de presse, il y a quand même un paradoxe. C’est un petit peu faites ce que je dis et pas ce que je fais. Joé Bédier n’a pas d’enjeu à instrumentaliser cette affaire, il est élu, il n’a pas d’échéance électorale prochaine à l’inverse, du côté des Anges, l’émission est en perte de vitesse, un lancement catastrophique au mois de février et il faut dire que le buzz autour de cette affaire a peut-être relancé un petit peu d’intérêt pour cette émission ».
L’avocat balaie d’un revers de main les idées de « violences réciproques », de « bagarre » ou de « rixe ». Pour lui, il s’agit là d’un « récit fallacieux et erroné » du camp adverse. Robin Binsard insiste sur un élément : son client est une victime dans l’affaire « ce n’était pas une bagarre mais une agression illégitime ». L’avocat fonde ses arguments sur les documents médicaux qui viennent, selon lui, accréditer la version de son client « mon client porte les stigmates d’une agression, nous avons une ouverture buccale de 3 cm, des ecchymoses nombreuses, des abrasions, un état de stress post-traumatique et des ITT. Corroborés par un médecin judiciaire. Sa famille bénéficie de cette vérité médicale, sa femme Bernadette dispose de 7 jours d’ITT, due lésions, de contusions, d’abrasions […] et sa fille Laurence, de 6 jours d’ITT. « Dire que mon client s’en est sorti sans le visage immaculé est une contre-vérité. »
Autre volet : la question des casiers judiciaires. Me Payen, l’avocat de Ricardo Pinto a affirmé que le Bulletin n°3 de son client était vierge et laisser entendre que ce ne serait pas le cas de celui de Joé Bédier. Me Binsard a cité deux jugements qui concerneraient la star de télé-réalité daté su 2 novembre 2017 et du 5 avril 2015 et indiqué « ce que l’on sait, c ‘est que cet individu a déjà été connu dans l’enceintes des tribunaux pour des faits de violences ». L’avocat, qui a déjà conseillé Joé Bédier dans deux dossiers (l’affaire Graphica et une affaire de diffamation à l’encontre de Jean-Paul Virapoullé), rappelle qu’à chaque fois, son client n’a pas été condamné « dire l’inverse serait un mensonge et de la diffamation » s’agace-t-il.
Sur la responsabilité de Benjamin Bédier, le fils de l’édile, très clairement mis en cause par le camp adverse qui l’accuse d’avoir donné le premier coup, Me Binsard est catégorique « ces vidéos sont tronquées, Benjamin s’est défendu, il s’est débattu après une agression illégitime sur ces parents. Il a vu son père de 61 ans prendre des coups, sa mère plaquée au sol, il les a défendus. C’est donc de la légitime défense ». Par ailleurs, il indique que la chemise en jean bleu citée à plusieurs reprises par les avocats des « Anges » est en fait, un éléments à charge contre Nehuda et son compagnon « cette chemise, Benjamin Bédier l’a apportée aux enquêteurs, elle est déchirée derrière ce qui prouve qu’il a reçu des coups, dans le dos, quelle lâcheté ! ».
De plus, l’avocat ironise sur la version de Ricardo qui affirme avoir été frappé par huit individus et que Joé Bédier lui aurait cassé une chaise sur le dos. « Ce n’est pas cohérent. Parole corroborée de rien. C’est du vide ! A-t-on retrouvé une chaise cassée sur les lieux ? Où sont les éléments médicaux de monsieur Ricardo ? Monsieur Bédier, 61 ans en train de casser une chaise sur le dos de Ricardo, c’est peu crédible ! »
Me Binsard tient également à rétablir la vérité sur d’autres faits « Monsieur Bédier n’a pas appelé ses troupes pour commettre des actes de violences, Joé Bédier n’est pas le commandeur d’une armée occulte, il a appelé au calme, à l’apaisement, jamais à l’insurrection ». Le clan Bédier envisagerait de porter plainte pour dénonciation calomnieuse si le clan adverse allait dans ce sens.
Pour finir, l’avocat a tenu a rappelé qu’il n’était pas rémunéré avec des deniers publics « car monsieur Bédier a été agressé en tant que citoyen pas en sa qualité de maire. Je suis donc payé à titre privé ».
De plus, l’avocat parisien qui semble ne pas avoir apprécié les piques de l’autre camp sur le fait qu’il ne soit pas établi à La Réunion a répondu « c’est une critique illégitime. D’un côté, on traite mon client d’anti-zoreil, d’un autre, on lui reproche de prendre un avocat métropolitain. Le débat sur le barreau de provenance, stupide, cruel, bête et méchant. Heureusement que les avocats ultramarins peuvent plaider en métropole et que l’inverse est possible. La loi est la même sur tout le territoire ».
F.H
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