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Elle avait environ 9 mois, lorsqu’elle a été retrouvée abandonnée dans une poussette près d’une cabine téléphonique à l’aéroport d’Orly. C’était le 17 septembre 1994. En avril dernier, Émilie a lancé un appel sur les réseaux sociaux pour retrouver ses parents biologiques. Les Réunionnais avaient réagi en masse et partagée son message des milliers de fois. Cette bouteille à la mer n’a pas encore trouvé son destinataire. Chez nos confrères de Brut, Émilie a de nouveau raconté son histoire et fait part des derniers rebondissements.
Son passé est un mystère absolu. En avril dernier, Émilie avait profité du confinement pour lancer un vaste avis de recherche sur les réseaux sociaux et tenter de découvrir la vérité sur son histoire. “Immobiles depuis chez vous, aidez-moi à faire voyager mon message“, écrivait-elle sur sa page Facebook.
Une quête d’identité toujours sans réponse. Dans un long témoignage accordé à nos confrères de Brut, Émilie raconte le sentiment d’abandon qui la hante « en grandissant, j’ai vraiment senti ce côté mystérieux autour de mon abandon. C’est pas anodin de laisser un enfant comme ça ».
Une identité fabriquée, les services sociaux lui ont donné un prénom, ont estimé son âge et au bout de six mois passés en pouponnière, le bébé a été adopté par un couple d’Ardéchois. Mais la « douleur profonde » et la « détresse » ne l’ont jamais quittée.
En 2017, elle ouvre son dossier d’adoption et c’est la déception, pas un indice sur ses parents biologiques. « Je n’ai aucune information sur le bébé que j’étais avant d’être trouvée et c’est ça qui est obsédant. […] On ouvre les premières pages et vraiment je prends conscience à ce moment là qu’il n’y aura rien de plus. Et je me dis ça fait 23 ans et personne ne m’a cherchée. »
Il lui faudra trois ans pour digérer. En avril dernier, son appel sur les réseaux sociaux secoue la toile « au départ, je reçois beaucoup de messages surtout de La Réunion, de l’île Maurice et aussi de Madagascar et après, plus ça s’étend, plus ça voyage loin. »
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Là encore, pas de réponse. Pour en savoir plus sur ses origines, Émilie a fait un test ADN. Elle est métisse, 50% Indienne, 15% Turque, 35% Européenne et 9% Française.
Mais des questions restent encore en suspens, la jeune femme de 26 ans ne désespère pas d’en savoir, un jour, plus sur son histoire « j’ai fait tout ce que je pouvais faire pour être visible et pour que les personnes qui m’ont laissée, si elles veulent se manifester un jour, puissent me trouver, savoir où je suis et savoir que je m’interroge. Moi, j’ai fait ma part du chemin ».
Si vous avez la moindre information pour aider Émilie à retrouver ses racines, ses parents, vous pouvez la contacter sur sa page Facebook « Emilie Mdn ».
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