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Les transporteurs en colère ont passé leur huitième nuit devant la pyramide inversée. Assignés hier par la Région dans le cadre d’un référé, ils n’ont pas pour autant levé le camp. La collectivité estime que les camionneurs bloquent l’accès à ses locaux et mettent en péril la continuité du service public. Si le juge va dans ce sens, les transporteurs pourraient être contraints de quitter les lieux ou ils s’exposeraient à une astreinte de 2 000 euros par heure de blocage.
Pour faire face aux accusations de la Région, les transporteurs ont une ligne de défense toute trouvée : ils affirment ne pas bloquer les accès à la collectivité régionale. Un fait, qu’ils auraient fait constater par huissier. Et ils enfoncent le clou en expliquant, par la voix de leur avocat, Me Olivier Tamil que « la région est fermée sur ordre du président de Région. »
Mais la collectivité ne l’entend pas de cette oreille, la Région maintient « l’entrave aux accès porte atteinte à la liberté de circuler des personnes. Il y a urgence et intérêt à agir de la Région pour retrouver une activité normale » argumente Aurore Doulouma, avocate de la collectivité.
Par ailleurs, la collectivité met en avant les conséquences de la mobilisation des transporteurs sur ses services, notamment le fait que continuité du service public ne peut être assurée tant que les accès à la pyramide inversée sont bloqués.
La collectivité demande la levée du blocage, si la décision du juge judiciaire va dans son sens, les transporteurs pourraient alors se voir infliger une astreinte de 2 000 euros par heure de blocage. « Disproportionné » s’insurge leur avocat.
Le tribunal devrait rendre sa décision dans la matinée.
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