[Société] Salon de l’étudiant : Leclerc à l’écoute des jeunes réunionnais

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Nordev. Hier matin, le salon de l’étudiant a eu la visite particulière de Pascal Thiaw Kine, patron de l’enseigne Leclerc. Engagé auprès des étudiants, il a pu discuter avec ceux qui se sont déplacés avec l’espoir de trouver leur voie.

Pourquoi avoir tenu à être présent sur le salon de l’étudiant ? 

Pascal Thiaw Kine : “Comme on le dit souvent à La Réunion : la jeunesse est un des atouts qui permettra le développement de l’île. Il ne suffit pas de le dire mais de le faire. Notre présence sur le salon témoigne de nos convictions et de nos engagements envers eux. Dans le même temps, nous devons aujourd’hui faire la promotion de notre secteur. 

 

Justement, comment faites-vous pour capter l’attention du jeune public qu’on retrouve sur le salon ? 

La grande distribution est un secteur qui est porteur. Il ne connaît pas la crise, il embauche et a une diversité de métiers extraordinaire. Les métiers que nous voyons sont surtout des métiers comme hôtesses de caisse, employés de rayon, vendeurs aux stands de boucherie, etc. Mais derrière, il y a aussi une palette de métiers comme le boucher, le pâtissier ou encore les gens qui travaillent dans l’espace culturel… Il y a toute une série de métiers que les gens ne soupçonnent pas dans la grande distribution. 

 

Quel est votre rôle aujourd’hui auprès d’eux ? 

J’ai rencontré un jeune qui m’a demandé ce que vous je lui proposais. Je lui ai demandé de me raconter son histoire, son projet. Il faut faire les choses avec de la méthode. Il faut que les jeunes comprennent qu’un métier, c’est une passion. Il faut faire un métier que l’on aime, car quand c’est le cas, on ne fait pas d’efforts. En les rencontrant, j’essaie de leur donner des clés de lecture et d’approches pour trouver un emploi. 

 

Vous retrouvez-vous dans ces jeunes ? 

Forcément. Quand j’étais étudiant, j’ai eu la chance de pouvoir rencontrer des chefs d’entreprises de grands groupes. A l’époque, j’ai eu l’occasion de passer du temps avec eux. J’ai été suffisamment audacieux pour aller susciter des rencontres et me constituer mon réseau. Cette chance que j’ai eu, je veux la redonner aux jeunes d’aujourd’hui. 

 

Sur ce salon, que propose E.Leclerc aux jeunes ? 

On a des stages, des contrats en alternance mais aussi des postes à responsabilités à offrir. Il y a aussi la possibilité de jobs étudiants. L’idée est d’engager un dialogue et de permettre à des jeunes de pouvoir, soit par le biais de stages ou des alternances, d’être au contact du monde professionnel pour savoir ce qu’est une entreprise, savoir comment elle fonctionne, afin de faire des choix.” 

 

Propos recueillis par Pauline Benard



“Une priorité pour la Région”

Le président du conseil régional, Didier Robert, était présent hier au salon.

Depuis plus d’un an, les étudiants ont compté parmi les premières victimes de la crise sanitaire. Pourquoi est-il important d’avoir des salons comme celui-ci ?

Didier Robert : “Cela permet aux étudiants de se rencontrer et de rencontrer les acteurs auxquels ils auront affaire dans les prochains mois et les prochaines années. Je veux saluer cette initiative, c’est tout naturellement que la Région s’associe au salon de l’étudiant parce que cela fait également partie des grandes priorités pour la collectivité régionale que d’accompagner les étudiants réunionnais.

Comment la Région s’est-elle mobilisée en cette période de crise ?

Le contexte actuel est terrible pour les étudiants, et en particulier pour les étudiants réunionnais qui ont subi le premier confinement puis le second en métropole. Nous avons mis en place une aide au voyage, un bon étudiant spécial covid, qui permet aux jeunes de rentrer à La Réunion à n’importe quel moment. Les soutenir c’est aussi, pour tous les étudiants boursiers, prendre en charge le financement du Wifi. On se rend compte qu’avec les périodes de confinement, l’outil informatique est encore plus précieux aujourd’hui.

Quel est le rôle principal de la collectivité régionale auprès des étudiants réunionnais ?

Notre objectif est de faire en sorte que, une fois formés et une fois qualifiés, tous ces jeunes réunionnais puissent trouver un emploi à La Réunion. C’est un grand enjeu pour les années qui viennent : comment accompagner les jeunes réunionnais pour qu’ils puissent revenir sur leur île et travailler sur place ? On le fait avec un travail d’orientation et de sensibilisation, dès le lycée, mais aussi en les accompagnant tout au long de leur cursus, que ce soit à La Réunion, en métropole ou ailleurs.”



Sciences Po s’implante à La Réunion

 

Début septembre, l’École supérieure des Sciences politiques appliquées (ESSPA) fera sa première rentrée universitaire à La Réunion. Un pas de géant pour l’île intense et ses Réunionnais qui devaient obligatoirement sauter la mer pour préparer le concours. L’initiative vient de Mikael Sautron, ancien étudiant de la filière à Toulouse. “J’ai fréquenté beaucoup de Réunionnais qui ont choisi de faire ce cursus en métropole et qui déploraient de ne pas pouvoir le faire ici, raconte-t-il.

 

Son siège sera installé à la technopole de Saint-Denis. “Le processus normal est un recrutement sur concours, mais avec le protocole sanitaire, on prévoit d’abandonner le concours cette année, explique Mikael Sautron, on va donc recruter sur dossier, qui doit comprendre un CV, une lettre de motivation et le dernier bulletin scolaire de l’étudiant.” Il est d’ailleurs possible, dès maintenant, de se rendre en ligne afin de se préinscrire et espérer figurer dans les 30 places à prendre. 

 

32 heures de cours par semaine

 

Côté formation, l’école propose à ses futurs étudiants trois cursus, dont deux en classes préparatoires. Une première formule de prépa est destinée aux lycéens de première et terminale. Au menu : des cours tous les samedis matin pour se préparer au concours. Une deuxième prépa, “Go Science Po”, destinée aux étudiants en première année post-bac qui souhaitent intégrer l’un de Sciences Po de province. “C’est assez intense, avec un volume hebdomadaire de 32 heures par semaine”, résume le directeur. A noter qu’une fois le concours en poche, les étudiants devront obligatoirement rejoindre le réseau en métropole.

 

Enfin, pour les jeunes bacheliers désirant rester sur l’île, “un Bachelor Sciences Politiques est proposé sur trois ans”, évoque Mikael Sautron. La première année est à suivre en formation initiale avec 550 heures au total. A partir de la deuxième année, l’étudiant devra choisir entre deux options de cursus, qui se feront obligatoirement en alternance. “Ça change tout de préparer le concours sur l’île, conclut Mikael Sautron, au niveau de la tranquillité de l’esprit surtout.”

 

P.B.

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clicanoo

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