[Société] Sage-femme, une profession en manque de reconnaissance

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SANTE. Cette journée internationale de la sage-femme s’est placée sous le signe de la contestation en métropole, mais également à la Réunion. Elles réclament plus de reconnaissance.

Au petit matin devant le CHU Nord et Sud, une cinquantaine de sages-femmes manifestait pour demander plus de reconnaissance pour leur profession. Une journée particulière. Le 5 mai est la journée internationale de la sage-femme. Cette fois-ci, il s’agissait de faire remonter la colère qui anime toute une profession en manque de reconnaissance.

 

Car les griefs sont nombreux. “Sur le SEGUR de la santé, nous n’avons pas été mentionnés. L’obstétrique et la gynécologie ont été oubliés. On nous a simplement expliqué que nous n’étions pas concernés pour le moment. A croire que la santé des femmes n’est pas prioritaire”, explique Jonathan Piron, sage-femme.

 

Pourtant, elles sont nombreuses. Plus de 24 000 sages-femmes exercent en France dont 180 rien qu’au CHU de La Réunion. Un mouvement de grève qui fait suite à un appel de l’UNSSF et l’ONSSF pour mettre en avant plusieurs revendications en plus de la reconnaissance de toute une profession souvent oubliée.

 

“Nous demandons une réelle reconnaissance de notre statut de profession médicale”

 

“Nous demandons une réelle reconnaissance de notre statut de profession médicale. Pour cela, nous voulons une clarification de notre classification au sein de l’INSEE, en étant classées au même titre que les autres professions médicales. Nous souhaitons, au niveau des hôpitaux que la carrière des sages-femmes soit gérée par la Direction des Affaires Médicales, rappelle le collectif sage-femme du CHU Nord dans un tract, qui demande une prise en charge qualitative des femmes et de leur famille, il est indispensable de se rapprocher d’une offre de soins d’une sage-femme pour une femme en salle de naissance.”

 

“De plus nous demandons, une réforme de l’enseignement, qui ouvrirait aux sages-femmes enseignant(e)s chercheurs(es) la possibilité d’acquérir la bi- appartenance. Ainsi, elles auront l’opportunité de faire à la fois de la recherche, d’intervenir à l’université en cours magistral et de garder une activité clinique à l’hôpital. Celle-ci, n’est possible que par la création de postes hospitalo-universitaire pour les sages-femmes.”

 

En marge des revendications, les sages-femmes réclament également une revalorisation de leur rémunération à la hauteur de l’ensemble de leurs compétences, qualifications et responsabilités.

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clicanoo

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