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EDUCATION. C’est aujourd’hui que les 660 000 candidats au bac 2021 doivent finaliser leurs voeux d’orientation sur Parcoursup. Dernier sprint final qui angoisse plus d’un lycéen.
“J’ai l’impression de jouer ma vie”. Hier, Benjamin Técher, scolarisé en terminale au lycée de Bois d’Olive, a passé sa journée à relire ses voeux sur Parcoursup. “Je me sens perdu, je ne sais plus où donner de la tête, j’ai peur de faire le mauvais choix”, confie-t-il. Passionné de sport, le jeune homme de 18 ans aimerait suivre une première année de Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives (STAPS).
Comme lui, les 660 000 candidats au bac 2021 ont dû finaliser leurs choix d’orientation sur la plateforme en ligne. En plus des habituelles questions qu’ils se posent à cette période décisive, une interrogation supplémentaire se rajoute.
Partir ou rester ? “Je voulais aller en Métropole depuis bien avant la crise sanitaire, mais en voyant les étudiants réunionnais galérer et revenir ici, j’ai fait le choix de rester”, témoigne Emilie Guichard, 17 ans.
Sur son “espace candidat”, la future bachelière a inscrit sept formations. “J’ai sélectionné mes voeux en fonction de mes spécialités – Maths et SVT – mais uniquement des licences qui m’intéressent”, poursuit-elle.
Un “accompagnement personnalisé”
Pour aider les futurs bacheliers à se décider, deux professeurs principaux par classe sont missionnés par l’éducation nationale. Cédric Potard, professeur de philosophie au lycée général et technologique de Vincendo à Saint-Joseph, consacre ainsi une heure hebdomadaire à l’”accompagnement personnalisé” (AP) de ses élèves. “Nous sommes en vacances depuis le 5 mars…Nous ne voulions pas que les lycéens nous quittent sans avoir formulé leurs voeux donc nous les avons rencontré avant”, relate-t-il.
Dans sa classe, trois élèves n’avaient toujours pas intégré leurs voeux. “Nous les avons incité à multiplier les demandes afin d’augmenter leurs chances car à partir [d’aujourd’hui] , ils ne peuvent plus introduire de nouveaux souhaits”.
Au lycée professionnel Isnelle Amelin à Sainte-Marie, Nicolas Volsan, professeur principal, guide ses 30 élèves tout au long de l’année. “L’accompagnement est quotidien : lors de l’AP mais aussi en cours”, explique-t-il. “Nous discutons de leurs ambitions, leurs désirs, leurs compétences”. L’idée est aussi de leur présenter toutes les bourses auxquelles ils peuvent prétendre. “Certains n’ont pas les moyens de poursuivre leurs études à l’étranger mais ils ne savent pas qu’ils peuvent obtenir des aides”.
Finalisation des dossiers le 8 avril
En plus des professeurs principaux, des psychologues scolaires (psyEN) sont aussi présents au sein de chaque lycée. A La Réunion, une soixantaine d’entre eux interviennent auprès des 11 500 élèves de terminale de l’île.
Saadia Ait-Abed, psyEN et directrice du Centre d’Information et d’Orientation de Saint-Benoît (CIO), en fait partie. “Avant le départ en vacances, dans le bassin Est, 95% des lycéens en terminale générale avaient renseigné leurs voeux, environ 90% pour ceux scolarisé en lycée technologique, et 75% en lycée professionnel”, rapporte-t-elle.
Prochaine étape : la confirmation des voeux. Les candidats ont ainsi jusqu’au 8 avril pour finaliser leur dossier. “Nous poursuivons notre accompagnement à la réflexion”, assure Saadia Ait-Abed. Pour certaines formations, un “projet motivé” doit aussi être rédigé. “Dans celui-ci, les élèves doivent mettre en avant les attendus de la formation, leurs compétences scolaires mais aussi extra-scolaires”, suggère Saadia Ait-Abed.
Des conseils suivis par Helena, 17 ans. “Je profite des vacances pour travailler : j’ai commencé à regarder des exemples sur internet, je demande des conseils à mes proches et je pense demander à mes professeurs de la corriger”, raconte-t-elle. C’est le 27 mai qu’Helena et tous les élèves de terminale auront les réponses des formations demandées. Le début de la phase d’admission principale.
J.LP
Les meilleurs bacheliers ne seront plus favorisés sur Parcoursup
Depuis la parution d’un décret daté du 27 février, le dispositif “Meilleurs bacheliers”, n’existe plus. Mis en place en 2014, il permettait aux 10% de lycéens, qui avaient obtenu les meilleures notes et une mention bien ou très bien, au baccalauréat de recevoir des propositions d’admission dans des formations sélectives.
Le dispositif ne bénéficiait qu’à 2 000 élèves chaque année, alors qu’ils étaient 658 000 inscrits sur Parcoursup en 2020.
Repères :
17 000
formations sur Parcoursup
660 000
élèves de terminale en France
11 500
élèves de terminale à La Réunion
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