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C’est un fait : le burger est le plat préféré des jeunes. Plutôt que de le diaboliser, l’Institut régional d’éducation nutritionnel (l’IREN) a décidé d’en faire son plat phare pour la fête des fruits et légumes en novembre. Son responsable, le nutritionniste Fridor Funteu, rappelle ainsi qu’un burger artisanal, tel qu’on peut en voir dans les restaurants, est tout aussi bon qu’un traditionnel riz-grains-cari.
Quel est donc ce burger que vous allez présenter à la fête des fruits et légumes, durant la dernière semaine de novembre ?
C’est un burger imaginé par une collégienne de Bras-Panon. Elle a eu cette idée après avoir demandé aux élèves de son établissement quel était leur plat préféré. A l’unanimité, ils ont répondu que c’était le hamburger. Nous avons donc élaboré un vrai menu à partir de produits de la Réunion. Ce burger végétal est ainsi composé de tranches de patate douce, de galette de légumineuse fraîche, de tomate, de salade et de concombre mariné. Il est accompagné de frites d’ananas, d’une eau pétillante au tamarin, de ketchup maison et d’une sauce fromagère. L’objectif est d’amener les enfants à consommer davantage de produits péi en les attirant avec leur plat fétiche.
Allez-vous le proposer au public réunionnais ?
On voudrait, en effet, que les Réunionnais se l’approprient. Nous allons donc proposer la recette sur notre site Internet pendant la fête des fruits et légumes. Il a été testé et approuvé par l’ensemble des membres du comité de pilotage, ainsi que la jeune collégienne qui en est à l’origine.
Quel est votre avis sur le hamburger traditionnel ?
Le burger est un produit plutôt gras et salé, dont la consommation doit être surveillée. Il faut toutefois se garder de stigmatiser ce sandwich. Le hamburger n’est pas mauvais en soi, dès lors qu’on n’en consomme pas tous les jours. A fortiori lorsqu’il s’agit d’un hamburger artisanal avec de belles tranches de tomates ou de belles feuilles de salade, comme on peut en trouver dans les restaurants. Il n’est pas plus gras qu’un traditionnel riz-grains-cari. Si on a envie de s’éloigner de sa barquette habituelle pour manger un burger, c’est bon aussi. L’important c’est de varier son alimentation, de diversifier ce qu’on mange.
Comprenez-vous le succès des burgers auprès des jeunes ?
Le burger est un plat à la mode, qui véhicule une image : celle d’une alimentation à l’occidentale. C’est un marqueur : je mange burger, donc je m’occidentalise. Au lieu de le diaboliser, on a donc tout intérêt à s’en servir pour amener les jeunes à mieux manger. Ce qui est intéressant dans le burger, c’est ce qui se trouve à l’intérieur. Le burger peut donc être un très bon support pour faire découvrir aux jeunes une multitude de produits locaux, comme les racines locales, patate douce ou fruit à pain, ou encore des légumineuses… Tout est possible en matière de cuisine.
Propos recueillis par N.T.
Le burger-frites, bon pour les sportifs
Vous culpabilisez lorsque vous mangez autre chose qu’une salade au fast-food ?
N’y pensez plus ! Les professionnels de la nutrition sont unanimes : s’il est vrai que l’excès de burgers peut nuire à la santé, une consommation occasionnelle associée au plaisir gustatif du produit n’a pas de grande incidence sur le métabolisme. A condition, bien sûr, de continuer à avoir une alimentation saine, variée et équilibrée le reste du temps. D’après une étude américaine, le burger-frites peut même être un allié pour les sportifs de haut niveau.
Comment en est-on arrivé à cette conclusion ?
A l’issue d’un entrainement intensif de 90 minutes, des athlètes ont été séparés en deux équipes : la première a consommé des produits énergétiques, la seconde un menu de fast-food XL. Résultat : les prélèvements sanguins ont révélé que les hamburgers et les frites avaient permis une aussi bonne récupération physique que les barres hyper-protéinées. Les taux de cholestérol, d’insuline, de glucose ou encore de triglycéride étaient les mêmes chez tous les participants, même si l’équipe qui s’était nourrie de fast-food était plus détendue et toujours d’attaque pour effectuer un autre entrainement. Attention ! N’est pas sportif de haut niveau qui veut. Même si vous avez l’impression de souffrir autant qu’un athlète, ce n’est pas parce que vous faites du jogging tous les matins et du vélo le week-end que vous en êtes un.
Combien d’heure de sport pour éliminer un burger-frites ?
L’école de médecine de l’université de Harvard s’est amusée à calculer le temps nécessaire pour éliminer un aliment en le convertissant en une activité physique. Les chiffres variant d’une personne à une autre, ce calcul a été fait à partir d’une personne en bonne santé, d’un poids de 70 kilos, qui pratique une activité physique à un niveau moyen. Pour éliminer une pinte de bière, il faut par exemple faire 50 minutes de muscu, 2 carrés de chocolat, 10 minutes d’abdominaux, 1 flute de champagne, 20 minutes de danse…
Et pour éliminer un menu burger-frites ?
Une heure de course à pied !
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