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Vendredi dernier, Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie dans un collège des Yvelines est sauvagement assassiné alors à quelques mètres de l’établissement scolaire où il enseignait. Le professeur de 47 ans a été tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Son assaillant, un Russe tchétchène de 18 ans a été tué par la police. Dans ce contexte, le préfet, le procureur de la République et la rectrice font un point sur sur la lutte contre la radicalisation et le séparatisme à La Réunion.
En 2015, des instances dont le rôle est de prévenir la radicalisation sont créées dans notre département. À l’époque, le ministère de l’Intérieur indiquait qu’à La Réunion, 48 personnes radicalisées avaient été signalées aux autorités entre le 19 avril 2014 et le 12 mars 2015. Un chiffre important qui faisait de La Réunion le premier département ultramarin avec le plus de signalements de radicalisation.
Lors de la conférence de presse ce mercredi et à lueur de l’événement tragique de vendredi dernier, Jacques Billant a précisé « la menace est présente à La Réunion, comme partout en France. L’État n’a jamais baissé sa vigilance ».
Le préfet est ensuite revenu sur les deux instances en place qui luttent contre la radicalisation :
• le groupe d’évaluation départemental (GED) pour le volet sécuritaire.
• la cellule de prévention de la radicalisation et d’’accompagnement des familles (CRAF) pour le volet social.
Depuis février 2020, un troisième outil est venu compléter ce dispositif, il s’agit de la cellule de lutte contre l’islamisme et le repli communautaire (CLIR).
Le GED a pour rôle d’analyser le comportement d’individus identifiés explique le procureur Tuffery. En ligne de mire des forces de l’ordre, les faits d’apologie du terrorisme notamment sur les réseaux sociaux.
Si les autorités ne donnent pas de chiffres, elles expliquent, toutefois que « le nombre de personnes suivies pour radicalisation à La Réunion est plus faible que la moyenne nationale ».
Par ailleurs, le préfet indique qu’ « aucun lieu de culte, entreprise publique, privée, restaurants… n’a été identifié comme un lieu permettant des rencontres entre personnes radicalisées ».
Jacques Billant précise aussi que le repli communautaire, notamment, la pratique de l’instruction en famille existe aussi à La Réunion. Il revient ensuite sur les annonces du président de la République il y a quelques jours sur le séparatisme, dès 2021, l’instruction à domicile sera strictement limitée aux impératifs de santé.
Pour finir, le préfet s’est voulu rassurant, « à La Réunion, le communautarisme est plus social que religieux. Cependant, l’État reste vigilant et suit la situation de près afin d’éviter d’éventuelles dérives favorisées par la pauvreté ou l’exclusion ».
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