[Société] L’évacuation sanitaire entre la Réunion et la métropole s’est bien déroulée

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La première évacuation sanitaire de quatre malades en réanimation vient de se terminer. L’avion a atterri ce matin en métropole. Les patients vont être hospitalisés en région parisienne. Une évacuation sanitaire qui a mobilisé des moyens exceptionnels.

La première évacuation sanitaire de quatre malades du coronavirus hospitalisés à la Réunion vers la métropole, “une première mondiale”, s’est bien déroulée. L’avion, qui a décollé hier soir l’aéroport Roland-Garros, s’est posé à Roissy-Charles-de-Gaulle après onze heures de vol. Une opération organisée par les Samu de La Réunion et de Paris qui a nécessité le déploiement de moyens exceptionnels. Avec l’objectif de désengorger les services de réanimation de La Réunion.

 

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Les quatre malades sont arrivés au CHU il y a entre 5 et 8 jours en provenance de Mayotte. Des patients plutôt jeunes. Selon le professeur Bertrand Guihard, des critères médicaux ont présidé le choix des médecins. Le consentement a été recueilli auprès de leurs familles. Selon le responsable des urgences et du Samu 974, leur état est jugé “stabilisé” et autorise donc un transfert. La crainte dans ce type d’opération est que l’état du patient se dégrade. “On ne peut évidemment pas dire qu’il n’y a pas de risques mais tout a été fait pour que le voyage se réalise avec un maximum de sécurité, ajoute Bertrand Guihard. Tous les moyens possibles ont été mis en oeuvre.”

 

C’est Air Austral qui a obtenu l’autorisation mardi soir de la direction générale de l’Aviation civile pour effectuer ce vol. Le feu vert a été obtenu grâce à une dérogation de la direction navigabilité et des opérations. En raison de tous les aménagements hors du commun effectués dans l’avion pour transporter quatre malades sur une civière, la compagnie a présenté un dossier à la direction de la sécurité de l’avion civile océan Indien (DSAC-OI). La problématique était de valider l’embarquement à bord de 40 000 litres d’oxygène médical aéronautique et les contraintes liées à la pressurisation de l’avion ; ainsi que les modifications des circuits électriques avec des prises supplémentaires liées à l’installation des civières et du matériel médical associé. “Il fallait vérifier que toutes les garanties en matière de sécurité et de risques incendie soient là”, précise Jannie Lebreton, chef de la division transports aériens à la DSAC-OI. L’autorité de contrôle a également regardé de près l’accessibilité des issues de secours dans cette nouvelle configuration de l’avion. “Un dossier très complexe”, souligne Lionel Montocchio, directeur de la DSAC-OI. La compagnie réunionnaise s’est félicitée d’avoir été retenue pour cette mission. Sa direction a salué “l’implication de tous les services et du personnel.” 120 personnels ont été volontaires pour effectuer cette mission.

 

Pour s’occuper des malades, quatre médecins, six infirmières et infirmiers du Samu de La Réunion, du Samu de Paris et de Nantes ont été mobilisés Ils ont été assistés par sept brancardiers et deux logisticiens. Selon Air Austral, son personnel est composé de trois pilotes, un mécanicien et onze navigants. Plusieurs membres de la société International SOS, spécialisée dans les évacuations sanitaires dans le monde entier, étaient également présents. Cette société a travaillé avec les équipes du Samu pour l’organisation du vol, notamment sur la prise en charge des malades à Paris.

 

 

> “Une première mondiale sans précédent”, selon Lionel Calenge, directeur général du CHU.

 

“La coordination entre tous les acteurs de ce projet a été considérable et a abouti aujourd’hui à ce premier vol, qui est exceptionnel. Jamais, sur une aussi longue distance, un tel transfert de patients en assistance respiratoire invasive, n’a été mené. C’est une première mondiale sans précédent qui démontre le professionnalisme des équipes du CHU, du Samu 974 et du Samu de Paris et qui n’aurait pas été possible sans la validation de l’ARS Réunion qui s’est engagée aux côtés des professionnels de santé réunionnais”.

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