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Ce mercredi soir, le couvre-feu généralisé à l’ensemble de La Réunion entre en vigueur de 22 heures à 5 heures du matin et ce, pour au moins quinze jours.
Avec un taux d’incidence pour le territoire qui passe la barre de 100/100 000 habitants, une moyenne de 120 cas par jour, La Réunion est placée dès ce mercredi soir en couvre-feu généralisé de 22 heures à 5 heures du matin. Une mesure valable pour au moins 15 jours dans un premier temps. Plus question donc de sortir de chez soi à ces heures-là, à moins d’un motif valable détaillé plus bas (et d’une attestation).
L’attestation est téléchargeable ici
Objectif : limiter les brassages de population de début de soirée car, depuis trois semaines, le taux d’incidence des 15-34 ans explose. En imposant un tel horaire, les pouvoirs publics espèrent mettre un frein aux fêtes privées et aux mariages notamment, qui ont été à l’origine de nombreux clusters depuis janvier.

Le plan de bataille bien connu
“Ce premier choc a pour but de limiter la vie nocturne. Nous referons un point avec l’ARS en fin de semaine. Si l’évolution des nouveaux cas reste aussi forte, je pourrai prononcer un couvre-feu à 20 heures dès ce week-end. Mais au vu des derniers chiffres dont je dispose, cette mesure ne me semble pas nécessaire pour l’instant”, explique Jacques Billant. La prochaine étape est donc déjà en ligne de mire : un couvre-feu à 20 heures. Si la situation sanitaire ne s’améliore pas la semaine prochaine, et que La Réunion affiche un taux d’incidence de 125/100 000 (soit 150 cas quotidiens), l’heure limite de sortie passera à 18 heures.
Les différents scénarios du préfet en cas de détérioration de la situation sanitaire
D’ici là, et pour au moins quinze jours, il faudra disposer d’une attestation dérogatoire si vous devez vous déplacer entre 22h et 5h.
Plusieurs motifs sont valables :
- les déplacements entre le domicile et le lieu d’exercice de l’activité professionnelle ou le lieu d’enseignement et de formation,
- les déplacements pour des consultations et soins ne pouvant être assurés à distance et ne pouvant être différés ou pour l’achat de produits de santé,
- les déplacements pour motif familial impérieux, pour l’assistance aux personnes vulnérables ou précaires ou pour la garde d’enfants, pour convocation judiciaire ou administrative,
- les déplacements pour répondre à une convocation judiciaire ou administrative,
- les déplacements pour participer à des missions d’intérêt général,
- les déplacements liés à des transits pour des déplacements de longues distances.
En cas de non-respect de ces motifs, une amende de 135 € pouvant être portée à 3 750 € en cas de récidive sont prévues.

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