[Société] L’association ARBRE à la recherche des vers plats de La Réunion

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En mai 2018, le Muséum National d’Histoire Naturelle révélait la présence, en France, y compris dans les outremers, de vers plats, ou Plathelminthes terrestres, des espèces de vers prédateurs et invasifs. A l’époque, cette étude inédite avait souligné surtout l’absence de publication scientifique sur leur présence en France, soit une certaine méconnaissance de ces animaux. Près de trois ans plus tard, le Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris travaille encore sur le sujet. 

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Ainsi, il vient de lancer une étude participative, visant à recenser les différentes espèces de Plathelminthes terrestres présents à La Réunion. En 2018, les chercheurs avaient pu identifier la présence de deux espèces, le “Bipalium kewense” et le “Bipalium vagum” dans plusieurs communes, dont Les Avirons, Bras-Panon, Le Tampon, Petite Ile, Saint-Louis, Saint-Paul, Saint-Pierre, ou encore Sainte-Marie, grâce aux photographies reçues de Réunionnais. 

C’est donc une opération similaire qui débute cette année, dans une démarche de sciences participatives, à laquelle participe l’Agence de recherche pour la biodiversité à La Réunion (ARBRE). Elle appelle ainsi tous ceux qui viendraient à trouver un Plathelminthe à le photographier, puis le mettre dans une petite boîte, pour que les scientifiques puissent l’identifier. 

“Prenez une photo et mettez le dans une petite boîte, seul, sans rien, et inutile de percer des trous, il ne respire pas comme nous”, conseille l’association ARBRE.

Si le prélèvement n’est pas possible, ce n’est pas grave : vous pouvez également envoyer une simple photo. Mais l’identification est bien plus simple pour les chercheurs quand ils ont en main un prélèvement, qui leur permet d’avoir recours aux méthodes moléculaires. 

Selon l’association ARBRE, une trentaine de spécimens ont été signalés sur l’île à ce jour, dont 8 seulement ont été prélevés et pris en photos. Ils représentent au total cinq différentes espèces du genre Anisorhynchodemus, Dolichoplana et Bipalium.

Les données récoltées seront mises en ligne sur le site du Groupe Espèces Invasives de La Réunion (GEIR). 

Peu de données existent sur la présence de ces vers à La Réunion, même si selon le Muséum d’Histoire naturelle, cela fait plus de 20 ans qu’ils sont présents, et qu’ils sont de plus en plus souvent rencontrés en Europe, notamment par des professionnels de l’agriculture, de l’aménagement paysager, ou encore des sciences vétérinaires. 

 

Que sont les Plathelminthes terrestres, ou vers plats ? 

Ces espèces de vers, s’il s’agit d’espèces géantes, peuvent parfois atteindre les 40cm de long. Il s’agit de prédateurs de la faune du sol, qui menacent notamment les vers de terre et représentent “une menace pour la biodiversité des sols et leur équilibre écologique”, relate le Muséum national d’Histoire naturelle. Ils sont d’autant plus dangereux qu’ils sont capables de tuer des proies jusqu’à 50 fois plus lourdes qu’eux !

“De plus, ces espèces se reproduisent par scissiparité (reproduction asexuée), moyen efficace pour une espèce invasive d’envahir rapidement un territoire. Même si une évaluation de leur impact écologique sur la biodiversité locale est nécessaire, les bipaliinés correspondent bien à la définition des espèces exotiques envahissantes”, complète l’étude.

 

Pour contacter l’association ARBRE : 

• Par la messagerie de leur page Facebook 

• Par mail : [email protected] 

• Par téléphone 06.93.99.17.14

 

 

 

 

 

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