[Société] La Réunion : Fidèle, la baleine revient pour la troisième fois

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“Rhum”, une baleine à bosse, est revenue pour la troisième fois dans les eaux réunionnaises. Un événement “assez rare”, selon Globice. 

Une joie toute particulière a envahi les membres de l’association Globice, hier. Alors qu’ils naviguaient face au port de Saint-Gilles, ils sont tombés sur une vieille connaissance. Cette baleine à bosse qui leur passe le bonjour, c’est effectivement “Rhum”, déjà venue en 2009 et 2011. “C’est assez rare, souligne Jean-Marc Gancille, chargé de la sensibilisation et de la communication chez Globice, présent hier. Sur les 1600 baleines identifiées, seules une quarantaine sont déjà revenues à La Réunion. C’est plutôt chouette.”

Repérée grâce à sa caudale

“Rhum” a été repérée grâce à sa caudale. “On fait de la photo-identification, explique Jean-Marc Gancille. La face interne de chaque caudale présente des marques, des pigmentations propres.” Ce qui, à l’image des empreintes ADN chez les hommes, permet d’identifier strictement l’identité des baleines. 

Cette année, deux autres baleines ont fait leur grand retour dans les eaux réunionnaises. On appelle ça la recapture. “C’est plutôt chouette, ça montre qu’elles sont en bonne santé et qu’elles vivent leur vie”, sourit Jean-Marc Gancille. 

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Bientôt un outil d’identification automatique

Y-a-t-il une explication au retour de certaines baleines dans le coin ? Pas forcément. “Soit c’est complètement aléatoire, soit elles ont des préférences pour certains habitats, poursuit le membre de Globice. Ce qui est sûr, c’est que les individus migrent tous les ans à cette période des zones antarctiques aux zones tropicales”. Et quand elles passent par ici, c’est forcément à notre plus grand bonheur. 

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Mais après ? Peut-on savoir où ces fidèles baleines à bosse vont ? “On peut comparer notre catalogue avec des collègues d’autres zones, comme à Madagascar, ou des chercheurs”, décrit Jean-Marc Gancille. Il arrive -rarement puisque c’est cher et fastidieux- de placer une balise sur une baleine à bosse pour suivre son parcours via un satellite. En parallèle, un outil d’identification des caudales, développé via l’intelligence artificielle, est en cours. Ce qui aidera à percer les mystères de ces baleines, fidèles ou non. 

Kilian Kerbrat

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