[Société] La petite Kaloy a été opérée ce matin : “l’intervention s’est bien déroulée”

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Kaloy, une petite fille malgache souffrant d’une malformation cardiaque, a été opérée ce matin au CHU Félix-Guyon. “L’intervention s’est bien déroulée”, assure l’association Ribambelle qui a pris en charge qui l’a prise en charge.

Kaloy a 17 mois et vient de Madagascar. Elle est arrivée avec sa maman à La Réunion fin février. Toutes deu xont été accueillies dans une famille de l’association La Ribambelle le temps de la septaine, de l’opération et de la convalescence sous surveillance médicale. Un petit mois au bas mot.

 

Kaloy est atteinte d’une malformation cardiaque. Elle a été opérée au CHU Nord, grâce à une technologie époustouflante qui ne lui laissera pas de cicatrice en travers de l’abdomen : une prothèse pliée, minuscule, a été introduite par une veine à partir de la cuisse et remonter jusqu’au cœur où elle va se déployer comme un robot pour corriger la malformation.

 

Cette opération aurait dû être pratiquée l’année dernière alors que Kaloy n’avait que quelques mois, mais la crise sanitaire est venue bouleverser le planning. Heureusement grâce à la mobilisation de sa maman et de l’association La Ribambelle, Kaloy a pu enfin être opérée. C’est la première fois qu’une telle opération est pratiquée sur un enfant parrainé par l’association.

 


> Ribambelle, une association au secours des enfants malgaches

 

Installée à La Réunion depuis 2017, l’association Ribambelle accueille et soigne des enfants malgaches atteints de malformations cardiaques, en partenariat avec le CHU Félix Guyon, à Saint-Denis. “Les enfants réunionnais ont tous une carte vitale, pas les enfants malgaches. Donc sans argent…Nous connaissons l’issue”, souligne Christian Joly, président de l’association. “Nous voulons simplement faire bénéficier à ces enfants, les mêmes soins que nous, nous pouvons avoir”.

C’est donc tout naturellement que les bénévoles se sont démenés pour accueillir la petite Kaloy, malgré l’épidémie de covid-19. “Elle devait arriver initialement le 14 février 2020 mais son vol a été annulé deux jours avant, Madagascar a fermé ses portes puis la situation s’est dégradée”, raconte-t-il.

Les bénévoles ne lâchent pas l’affaire, et à force d’allers-retours au consulat de Madagascar à La Réunion, un voyage est enfin programmé le 18 février 2021. Kaloy, venue avec sa maman, est la onzième enfant reçue à La Réunion par Ribambelle. La prise en charge de la petite, entièrement financée par l’association, coûte plus de 8 000 euros.

“Aujourd’hui, nous avons 50 000 euros de déficit pour faire fonctionner la machine”, souffle le président. “95% de l’argent récupéré sert à payer Air Austral et le CHU. Les 5% restants servent à acheter des couches, quelques consultations et l’assurance de l’association”, précise-t-il. Aucun bénévole n’est rémunéré. Avec la crise sanitaire, l’association n’a malheureusement pas pu organiser d’actions caritatives. “Sans les dons, nous ne sommes rien”.

 

Punaise : Si vous souhaitez faire un don à l’association Ribambelle La Réunion, rendez-vous sur le site internet de l’association https://association-la-ribambelle.re/

Contact : 06 93 60 49 45

 

 


> Des familles d’accueil au grand coeur

 

“Quand nous avons entendu l’histoire de Kaloy, nous ne pouvions pas ne pas l’aider”, raconte Véro Mathile, assise à la table de son salon. Depuis le 18 février dernier, Kaloy et sa maman, sont logées bénévolement chez elle, en attendant l’opération chirurgicale. “Tous nos enfants sont partis donc nous les avons installées dans la chambre de notre fille”.

C’est par une amie malgache que Véro entend parler de La Ribambelle. Sans aucune hésitation, elle envoie un dossier à l’association. “Quand une famille se propose, nous leur demandons plusieurs documents juridiques, tels qu’un certificat de responsabilité civile, une assurance etc”, explique Isabelle Heurtin, responsable des familles d’accueil à La Ribambelle.

Une visite est ensuite programmée au domicile de la famille, notamment afin d’évaluer leur profil. “Les enfants doivent être en sécurité tout en étant le moins dépaysés possible car arriver dans un environnement qu’ils ne connaissent pas n’est pas évident”, précise la responsable. Chez les Mathile, Vatosoa se sent en tout cas “comme à la maison”. “Ils sont très chaleureux, je leur en serais toujours très reconnaissante”. Kaloy, proche de sa maman, semble elle aussi, tout à fait à son aise.

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clicanoo

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