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La Saint-Valentin c’est la fête des amoureux. Adorée par certains, trop commerciale pour d’autres, la Saint-Valentin c’est aussi ce jour de l’année où beaucoup ne savent pas sur quel pied danser « on la fête ou on la fête pas ? ». Et il reste les autres, les célibataires, qui vivent le 14 février plus ou moins bien… ou mal, en fonction. Ce dimanche, de nombreux couples vont se rappeler qu’ils s’aiment, d’autres vont juste se souvenir que la Saint-Valentin est l’un des pires jours de leur vie. Ils nous racontent.
MAXIME
Pour Maxime, ce 14 février « maudit » comme il l’appelle, remonte à deux ans. Ce jour-là, le jeune homme plein de fougue avait sorti le grand jeu pour sa chérie « je vivais encore chez mes parents, ils m’avaient laissé la maison. Avec ma copine, ça faisait trois ans qu’on était ensemble et jusqu’ici, les Saint-Valentin, c’était pas trop la folie. Mais cette fois, je voulais la surprendre. » Le jeune homme de 24 ans a mis le paquet : ambiance feutrée, bon petit plat qui mijote, bougies, pétales de rose, champagne… « ça fait un peu film américain, c’est cliché mais ça fonctionne ! » s’amuse-t-il. L’amour avec un grand A était donc au rendez-vous ce soir-là « le visage de ma copine quand elle est entrée, elle était ravie. J’avais mis un costume en plus. Je pense que je l’avais, de nouveau séduite ». Mais rien ne s’est passé comme prévu « la descente aux enfers » commente Maxime. « C’est quand j’ai ramené le plat de lasagnes que tout a commencé. C’était brûlant et j’avais oublié de prendre un dessous de plat, sans le faire exprès, j’ai lâché le plat directement sur la nappe, ce qui l’a brûlée. En essayant de rattraper le coup, j’ai fait tomber une grosse bougie sur le tapis – très cher – de mes parents, qui a commencé à prendre feu, j’ai paniqué et jeté ma veste de costume – elle aussi, très chère – dessus ». La scène s’est déroulée en quelques minutes « ma copine était sous la douche, elle est partie, tout était magnifique, elle est revenue, c’était un carnage ». Aujourd’hui, Maxime s’amuse de cette mésaventure « mais j’ai mis un certain temps à digérer l’histoire. Jusque là je n’avais pas mis la barre super haut, mais pour ma copine, ça a sans doute été la pire Saint-Valentin de tous les temps. Mais on est toujours ensemble, preuve qu’elle m’aime vraiment » termine-t-il dans un éclat de rire.
MELANIE
Quand elle raconte l’histoire, Mélanie, assez mal à l’aise, rougit. « À la base, la Saint-Valentin, ce n’est pas trop mon truc. Je sortais avec ce mec depuis le mois de décembre et on se voyait peu donc on se connaissait peu. Il était gentil et prévenant mais jamais je n’aurais pensé qu’il fasse ça… » souffle-t-elle. Cette Saint-Valentin remonte à une dizaine d’années. « Je ne sais pas ce qui a pu lui laisser penser que je serai d’accord… ». Ce jour-là, le jeune homme l’invite à déjeuner chez lui à Saint-Pierre « il vivait en colocation mais ses colocs n’étaient pas là. Quand j’ai ouvert la porte, j’ai tout de suite trouvé que c’était trop. Les fleurs, les cadeaux, l’ambiance… Ça faisait un peu too much pour une relation en pointillés de quelques mois ». Mais la jeune femme de vingt-deux ans à l’époque, n’a pas vu venir l’entourloupe « on a déjeuné, il était très gentil et à un moment, ça a frappé à la porte, c’était ses parents, le choc. J’étais super mal à l’aise. Ils sont arrivés comme ça, pour le dessert. Je me suis sentie piégée et j’ai trouvé ça déplacé qu’il ne me prévienne pas ». Ce n’était que le début… « je m’en rappellerai toute ma vie, il m’a amené un gâteau au chocolat, il y avait une bague dedans. J’ai failli m’étouffer, il a posé le genou à terre et commencé son discours sous les yeux émerveillés de belle-maman et beau-papa. Je me liquéfiais et j’avais envie de vomir. J’étais tellement mal ». La jeune femme a fait bonne figure et accepter la demande en mariage de ce quasi-inconnu pour « ne pas gâcher l’ambiance ». Elle a subi, « j’ai passé la pire après-midi de ma vie, j’avais les larmes aux yeux, tout le monde pensait que j’étais émue, j’avais juste envie de disparaître ». Mélanie est partie en début de soirée, elle a laissé la bague sur place et bloqué le numéro de son prince trop à fond, « il est venu chez moi, je lui ai expliqué que c’était de la folie, il a fini par me lâcher ». La trentenaire explique que depuis ce jour-là, elle ne célèbre plus la Saint-Valentin.
AMINE
L’anecdote d’Amine est beaucoup plus comique. Il la résume en une phrase courte « j’ai déconné ». Le jeune homme sourit en racontant l’histoire « c’était la soirée de ma vie, je voyais cette fille depuis peu de temps et je voulais l’impressionner ». Alors Amine a mis les petits plats dans les grands pour cette première Saint-Valentin « j’ai fait un bon repas, une bonne ambiance, une petite musique sympa en fond, tout était parfait et ça a fait son petit effet » se vante-t-il. Mais le hic, c’est qu’il était dans la maison familiale à Sainte-Clotilde « je n’avais pas prévu que mon père rentre tôt à la maison, nous, on avait commencé à retiré nos vêtements, histoire de profiter de la soirée si vous voyez ce que je veux dire… » Il a suffi qu’il entende la clé dans la serrure pour qu’il comprenne qu’il fallait remballer et vite « j’ai entendu le bruit, ça a été la panique, je me suis jamais rhabillé aussi vite de toute ma vie, j’ai dit à ma copine de faire pareil. Mon père est rentré, nous avions nos vêtements sur nous mais je sais qu’en voyant nos visages, il a compris tout de suite » se marre-t-il. L’honneur est sauf « on n’en a jamais reparlé et ça a bien refroidi ma tantine, elle m’a largué quelques semaines après, je ne pense pas que ce soit à cause de ça… Quoique… »
SANDRA
Pour Sandra, chaque année, c’est la même ritournelle « en fait, mon deuxième prénom c’est Valentine et comme depuis quelques années, je n’ai pas de copain, c’est un choix ». Célibataire à la Saint-Valentin, on imagine bien la direction que va prendre cette histoire « tous les ans, je ne fais donc rien de particulier le 14 février. Mais avec 3 grandes soeurs et 2 grands frères, autant vous dire que j’ai le droit à des messages taquins toute la journée. Du genre ‘Valentine, tu n’as toujours pas trouvé ton Valentin’, une année, ils ont mis une pancarte devant chez moi ‘Valentine cherche son Valentin’. Ça les amuse beaucoup et moi aussi en réalité, dans la famille, on aime bien se charrier. Mais il y a une chose qui est sûre, c’est que la Saint-Valentin, c’est pas pour moi. Et je suis sûre que même lorsque j’aurai trouvé un copain, j’aurai encore le droit aux messages des frères et soeurs sauf que cette fois, ils trouveront de nouvelles blagues ».
SAM
La dernière histoire, c’est celle de Sam, quinze ans, le lycéen ne se prend pas au sérieux mais quand c’est arrivé, il n’en menait pas large. « Il y a deux ans, je me suis dit que j’allais tenter ma chance avec une fille de ma classe que j’aimais bien. J’avais trouvé une carte sympa dans un supermarché. Et le 14 février, c’était bien comme date, c’est la fête de l’amour ». L’adolescent a pris son courage à deux mains et entre deux cours, il est allée à la rencontre de celle qui faisait battre son coeur « j’avoue, je transpirais un peu, c’est la première fois que je déclarais ma flamme à une fille ». Ému et tremblant, Sam est allé au bout de la démarche « on était dans un couloir, il y avait quelques personnes qui traînaient, le problème, c’est que j’étais tellement stressé qu’au lieu d’être discret, j’ai hurlé en lui donnant la carte ‘tu veux bien sortir avec moi’ devant tout le monde ». Moment de flottement, les yeux sont rivés sur eux et les autres lycéens et Sam sont suspendus aux lèvres de la jeune fille « heureusement, elle a répondu ‘oui’ mais je me suis quand même bien affiché devant tout le monde » s’amuse-t-il. L’histoire se finit bien et là encore, l’honneur est sauf.
Racontez-nous votre pire Saint-Valentin dans les commentaires sous l’article !
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