[Société] Il campe devant le GHER pour dénoncer une erreur médicale

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Thomas Cazal a été opéré du ménisque en août dernier au GHER de Saint-Benoît. Depuis son opération, il souffre de douleurs intenses et se dit au bord du suicide. Pour lui, il ne fait aucun doute, il a été victime d’une erreur médicale. Ce jeudi matin, il campe devant l’établissement hospitalier avec une requête : se faire réopérer.

Il n’a que 35 ans pourtant aujourd’hui, il ne peut plus rien faire. La faute à cette opération en août dernier affirme-t-il. Selon lui, elle lui a gâché la vie, le trentenaire dénonce une erreur médicale, preuve à l’appui. Il nous présente son compte-rendu d’opération, il est question qu’il subisse une chirurgie au ménisque externe du genou droit, mais à la fin du bilan d’opération, il est indiqué que c’est le ménisque interne qui a été soigné. Une confusion qui serait à l’origine de ses douleurs.

 

Mais contactée, la direction de l’établissement hospitalier donne une toute autre version de l’histoire et indique qu’il n’y aurait pas d‘erreur médicale, juste une faute de frappe sur le compte-rendu opératoire. La direction du CHU met en doute le suivi post-opératoire du trentenaire, plus précisément son plan de rééducation. En effet, Thomas Cazal a arrêté ses séances de rééducation car il affirmait avoir trop mal, la direction ne nie pas la douleur, une opération du ménisque n’est pas anodine et la douleur qui suit l’opération est tout à fait normale cependant les séances de rééducation sont incontournables pour aller mieux.

 

Reçu à plusieurs reprises par la direction du CHU, Thomas Cazal n’en démord pas, pour lui, l’erreur médicale ne fait aucun doute. Depuis ce matin, il a installé sa petite table devant le GHER avec un panneau où il écrit « je ne peux plus souffrir, aidez-moi ». Il compte camper devant l’établissement de santé le temps qu’il faudra, il a d’ailleurs amené son sac de couchage. Sa revendication : être réopéré.

 

Ce qui ne semble pas envisagé par la communauté médicale qui se dit tout de même prête à faire des efforts. Elle a proposé à Thomas Cazal qu’un chirurgien différent de celui qui l’a opéré assure le suivi post-opératoire, le trentenaire a refusé. Une conciliation à l’amiable a également été soumise, le jeune homme a refusé de signer.

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clicanoo

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