[Société] Des farines, chips et frites péi sans gluten

0
70

[ad_1]

AGRICULTURE. Via une convention avec le CRITT de la CCI, la chambre verte va créer un “atelier collaboratif” pour permettre aux producteurs de légumes racines de les transformer en farines, poudres, chips et autres frites naturellement, sans gluten.

S i les chips de ra c i n e s , t y p e songes ou patates douces, ont déjà la cote, notamment via la production de la Plantation Mélissa à Saint-Benoît, dont les chips parfumées au cumin ou au massalé s’arrachent comme des petits pains, la chambre d’agriculture ambitionne un même succès pour la production qui sortira d’ici quelques mois des ateliers du CRITT (Centre régional d’innovation et de transfert de technologie), géré par la CCI.

“On va remettre au goût du jour des légumes qui étaient en voie d’extinction, du type songe pâté qui est bon pour le régime alimentaire, et créer une filière de légumes lontan sans gluten”, commentait récemment le président de la chambre d’agriculture, au moment de signer une convention avec la CCI pour officialiser un partenariat avec le CRITT afin de créer un process dédié, un cahier des charges, former les producteurs et, au final, construire un atelier dédié pour transformer patates douces, songes, cambare, conflore et autre manioc en poudres, farines, chips et autres frites.

Plus qu’une “niche”, c’est bien une “filière” que veut monter la chambre verte, toujours dans le but de tendre vers l’autonomie alimentaire et d’améliorer le revenu des agriculteurs par une diversification maîtrisée depuis la production jusqu’au produit fini pour conserver 100 % de la plus-value. “Nous avons toutes les racines ici”, poursuit Frédéric Vienne qui compte concurrencer, demain, la farine de blé importée. Si le prix ne sera pas le même, “la qualité sera, aussi, bien meilleure et ce sera 100 % local”, nous répond-on.

UN FOOD-TRUCK RACINES LONTAN

Il se dit “toujours étonné de tout ce qu’on peut importer, même de la poudre de manioc. À Cilaos, je suis même tombé sur des chips de bananes importées des Philippines et soi-disant bios ! Le vendeur m’a dit qu’il n’en trouvait pas ici, c’est ce qu’on va changer”, commente-t-il. Le président de la CCI donne un chiffre : “Nous importons pour 5 milliards d’euros et nous exportons pour 350 millions d’euros, c’est un premier pas avant d’aller plus loin.”

Le projet aurait pour lui plusieurs avantages. La production sera naturellement sans gluten “et pourra être bio à 100 % comme il n’y a aucun traitement” et le rendement est au rendez-vous : “Pour l’igname on peut arriver à 15 tonnes à l’hectare”, chiffre l’agriculteur du Sud. Il espère susciter l’adhésion d’un nombre croissant de producteurs pour qu’ils cultivent des racines même sur de petites surfaces avec des aides dédiées notamment pour la mécanisation.

Si tout va bien, l’atelier devrait être opérationnel courant 2021 et les farines sans gluten sur les étales des futurs magasins de producteurs promis par la chambre verte. Pour (ré)habituer les consommateurs à ces produits, des ateliers et même un food-truck sont en projet.

 

P.M

[ad_2]

Source link

clicanoo

Have something to say? Leave a comment: