[Société] Dernière journée pour le salon de l’Emploi

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Trouver un emploi, une formation ou encore un stage… Environ 4 000 personnes ont participé au salon de l’Emploi, la formation et entrepreneuriat, qui s’est tenu ce jeudi, à la Nordev. Covid-19 oblige, un strict protocole sanitaire a été mis en place. Avant d’accéder au hall D, le lavage des mains au gel hydroalcoolique était de rigueur. Afin de faire respecter la distanciation sociale, une équipe de 35 personnes étaient chargées de fluidifier les passages. Les stands étaient eux, séparés par des allées de six mètres au lieu des trois mètres habituels.

 

“Nous avons aussi une jauge à ne dépasser : pas plus de 1 200 personnes peuvent être présentes en simultané”, explique Mathieu Maitre, organisateur du salon. Au total, le public a été accueilli par 55 exposants. Parmi eux, des centres de formations, des recruteurs et des partenaires institutionnels publics.

 

 

“Remettre l’humain au cœur de la formation”

 

Au fond du hall, des canapés jaunes, poufs géants rouges et baby-foot ont intrigué Raphaël Ali, 19 ans. “Ce stand est super sympa, j’aime beaucoup la façon dont ils nous accueillent et comment ils nous aident à trouver des entreprises”, témoigne-t-il, avec en fond sonore, la voix de l’artiste canadien Drake. Bienvenue à “Yes You Can”, un centre de formation spécialisé dans le secteur tertiaire – à savoir la gestion, la grande distribution, les métiers de la vente ou encore le management.

 

“Nous voulons vraiment casser les codes et mettre de l’humain au cœur de la formation”, explique Prescilia Angelico, chargé de relation clientèle. Lorsqu’un jeune se présente au stand, elle et les autres membres de l’équipe lui présentent le concept, une tasse de café ou un verre d’eau en main. “Leur motivation est la première chose que l’on cherche”, poursuit-elle.

 

“Dans ce climat de confiance, les jeunes s’ouvrent beaucoup plus facilement et trouvent leur bonheur. L’idée est d’adapter l’entreprise au profil, c’est un trio gagnant pour le jeune, l’entreprise et nous”, poursuit Thomas Pomares, gérant de la société. Fondé en 2012, ce centre de formation espère accompagner entre 400 et 500 jeunes cette année.

 

 

“Nous continuons les campagnes de recrutement”

 

A quelques mètres de là, Melissa Lauret, Personnel navigant commercial (PNC) à French Bee, guide celles et ceux qui souhaitent déposer leur candidature. Sur son bureau, une cinquantaine de CV forment une petite pile. Malgré la conjoncture actuelle, la compagnie aérienne “ne ferme pas les portes”. “Nous avons des besoins donc nous continuons les campagnes de recrutement, nous souhaitons dynamiser la compagnie”, précise la jeune femme.

 

Au salon de l’Emploi, la compagnie aérienne propose des CDD et des contrats de qualification professionnelle. Si Mélissa Lauret scrute les CV, ce n’est pas le critère le plus important. “Même les personnes non formées peuvent prétendre aux postes que l’on propose parce que tout le monde a sa chance”, assure-t-elle. Une aubaine pour Stéphane, pâtissier en reconversion. “Je suis ouvert à tout donc je parcours tous les stands”, relate-t-il.

 

 

Partenaire institutionnels

 

“Avec ce salon, nous voulons créer de l’emploi. En créant de l’emploi, on crée de la richesse”, souligne Ibrahim Patel, président de la CCIR, partenaire du salon. S’il encourage donc les entreprises à employer, Ibrahim Patel souhaite aussi accompagner les jeunes Réunionnais à entreprendre. “La Covid-19 a pu donner un coup au moral à ceux qui ont envie d’entreprendre mais nous les accompagnerons dans cette démarche”, affirme-t-il.

 

Sur l’un des stands de la CCIR, des conseillers proposent aux jeunes de créer un business plan en ligne mais aussi de réaliser une étude de marché. “La Réunion est un territoire très créatif, [hier] matin, une vingtaine de jeunes nous ont sollicités dans le cadre du montage de leur projet de création d’entreprise”, relate Karima Badat, directrice du Pôle Entrepreneuriat et Expertise.

 

Une “agréable surprise” pour Morgan Quessary. Venu pour trouver un nouvel emploi, Morgan a eu l’idée de créer une entreprise en discutant avec les conseillers de la CCIR. “Je sais désormais quelles démarches entreprendre, c’est une lumière !”

 

Jadine Labbé Pacheco 

 

 

Des sessions de job dating gratuites 

 

Au salon de l’Emploi, la formation et entrepreneuriat, un stand se démarque des autres. Chez RH Interim, plusieurs ateliers sont proposés aux participants. Parmi eux, un atelier de job dating dans le but de convaincre le recruteur en cinq minutes ; un atelier de conception de CV et un atelier dress code.

 

Une session de coaching individualisé est aussi prévue pour celles et ceux qui le souhaitent. “J’aimerais bien y participer pour savoir que changer dans mes candidatures”, relate Anaelle Ifar. Pour la directrice de l’agence Nassirah Issop, le but est “d’apporter toutes les clés aux candidats qui cherchent un emploi”.

 

 

164 620 demandeurs d’emploi 

 

135 670. C’est le nombre de demandeurs d’emplois sans activité (Catégorie A) au troisième trimestre 2020 à La Réunion. Toutes catégories confondues, ce nombre s’établit en moyenne à 164 620. C’est ce que révèle les derniers chiffres publiés par la Dieccte, le 27 octobre dernier.

 

“Avec notre présence au salon, nous voulons faire découvrir l’éventail des services que nous proposons”, présente Moryl Errapa, manager à Pôle Emploi. Pour postuler, les candidats n’avaient besoin que d’un smartphone afin de scanner un QR code. “Nous avons ciblé les secteurs qui recrutent, comme le commerce, le service à la personne ou encore la santé”, poursuit Moryl Errapa. Au salon, plus de 1 700 offres sont à pourvoir. De quoi donner de l’espoir à tous les demandeurs d’emploi !

 

 

VOIX EXPRESS

 

Morgane Malet

 

“Avec la crise sanitaire, la situation est un peu difficile, j’ai eu peu de retours. Je cherche depuis six mois, pile depuis le début de la pandémie. J’aimerais énormément trouver un emploi dans le domaine de l’insertion ou de la communication mais je mets toutes les chances de mon côté donc je cherche un peu partout”.

 

 

Marion Noël

 

“Je suis venue dans l’idée de faire le tour des offres. Il y a pas mal de métiers à découvrir, donc je regarde ce qui est proposé ici et je suis prête, pourquoi pas, à changer de métier et postuler dans un autre secteur que le mien”.

 

 

Sorayah Latchimy

 

“Je suis issue du secteur de la restauration qui subit de plein fouet la crise. Donc je cherche une alternative, j’ai besoin de travail pour survivre. Comment vivre sans travail ? Comment payer les factures ? Comment manger ? Pour l’instant, je vis avec mes économies. Je suis venue ici dans l’espoir de trouver un travail et de pouvoir finir mes fins de mois”.

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clicanoo

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