[ad_1]
Ce mercredi, Jacques Billant tiendra une conférence de presse en présence de la rectrice et de la directrice de l’Agence régionale de santé. Le préfet évoquera les mesures de protection contre le Covid-19 dans un contexte de dégradation de la situation sanitaire. L’arrivée des variants sud-africain et britannique dans le département, l’augmentation des nouveaux cas enregistrés chaque jour et d’autres indicateurs en hausse pourraient pousser les autorités à prendre de nouvelles mesures coercitives.
Rendez-vous est donné ce mercredi 3 février à 17 heures. Au cours de ce point presse, le préfet pourrait, de nouveau, durcir le ton car depuis quelques semaines, la situation sanitaire s’est nettement dégradée à La Réunion et il semblerait que la ré-instauration des motifs impérieux jeudi dernier n’ait pas suffi.
LIRE AUSSI => Motifs impérieux : tout ce que vous devez savoir
Une situation sanitaire dégradée
À l’heure actuelle, sept communes affichent un taux d’incidence supérieur au seuil d’alerte (50 cas pour 100 000 habitants). Parmi ces communes, Saint-Louis (66 cas pour 100 000 habitants) et en tête Le Port (113 cas pour 100 000 habitants). De plus, le taux d’incidence augmente dans toutes les tranches d’âges.
Autre indicateur d’une dégradation de la situation sanitaire : le nombre de nouveaux cas enregistrés quotidiennement en forte augmentation. Du 30 janvier au 1er février, 198 nouveaux cas ont été détectés, soit une moyenne journalière de 66 cas sur trois jours consécutifs. Par ailleurs, la barre symbolique des 10 000 cas a été dépassée. Depuis l’apparition du premier cas le 11 mars dernier, 10 194 cas de Covid-19 ont été enregistrés sur notre territoire. Depuis, 9 528 patients sont officiellement guéris.
De plus, l’arrivée à La Réunion du variant sud-africain il y a quelques jours et celle du variant britannique plus récemment pourraient pousser les autorités à prendre de nouvelles mesures restrictives. Les deux variants étant plus contagieux que la souche d’origine.
LIRE AUSSI => 9 porteurs du variant sud-africain sur notre territoire
LIRE AUSSI => Un premier cas du variant britannique détecté à La Réunion chez un patient qui avait voyagé
Que pourrait annoncer le préfet ?
Les piques-nique et rassemblements supérieurs à six personnes sont toujours interdits. Le port du masque est obligatoire sur la voie publique, les établissements recevant du public doivent respecter la jauge instaurée par les autorités, la semaine dernière, de nouvelles mesures sont venues allonger la liste : la distanciation sociale est passée de un à deux mètres et trois types de masques ont été préconisés par les autorités (les masques chirurgicaux, les FFP2 et les masques de catégorie 1).
Ce mardi, la préfecture a annoncé que le dispositif d’accueil, de suivi et de contrôle renforcé pour les passagers arrivants sur le territoire a été renforcé. Dans le viseur des autorités, les motifs impérieux fallacieux.
LIRE AUSSI => Covid-19 à La Réunion : le dispositif de suivi des voyageurs renforcé
Ces mesures restrictives ne semblent pas freiner la circulation active du virus dans notre département. Fin janvier, suite à la veillée mortuaire d’un enfant en bas âge, un cluster a été identifié à Saint-Louis. Au moins dix personnes ont été contaminées lors de ce rassemblement. Ce mardi, une opération de dépistage massif a été organisée dans la commune sudiste, 114 personnes sont venues se faire dépister.
LIRE AUSSI => Un cluster identifié à Saint-Louis suite à une veillée mortuaire : 10 personnes déjà testées positives au Covid
Et si, pour durcir le ton, Jacques Billant avait recours au couvre-feu, à l’instar de Mayotte ? Dans l’ile aux parfums, un couvre-feu est en vigueur sur l’ensemble du territoire de 18h à 4h depuis le 21 janvier. Par ailleurs, trois communes où les indicateurs étaient particulièrement alarmants sont totalement reconfinées depuis le 28 janvier : Bouéni, Pamandzi et Dzaoudzi-Labattoir. Le préfet de Mayotte a également annoncé la fermeture des lieux de cultes et les marchés.
Hormi un couvre-feu pour l’ensemble de l’île, Jacques Billant pourrait également annoncer un couvre-feu localisé dans les communes où le virus circule activement. Ou alors un couvre-feu juste le week-end pour éviter les pics de fréquentation dans les rues commerçantes notamment à l’approche des soldes d’été qui doivent débuter samedi prochain.
Une fermeture des bars et restaurants est-elle envisagée ? Encore une question qui n’a pas de réponse, pour le moment.
Du changement dans les écoles ?
Chantal Manès-Bonnisseau, la rectrice sera également présente à cette conférence de presse demain. Annoncera-t-elle un durcissement du protocole sanitaire dans les établissements scolaires de l’île ? C’est la grande inconnue. À dix jours de la rentrée, aucun événement majeur n’a été recensé dans les écoles de l’île. Selon les derniers chiffres du rectorat communiqués vendredi dernier, 11 élèves ont été testés positifs au Covid-19 mais aucun structure scolaire (école, collège, lycée) ni aucune classe n’a été fermée et aucun personnel n’a été dépisté positif.
Cependant, dans l’hexagone, depuis hier, le protocole sanitaire dans les établissements scolaires a été renforcé. Port d’un masque de catégorie 1 obligatoire pour les enseignants, personnels éducatifs et élèves, sauf les maternelles. Et d’ici le 8 février, les règles changeront de nouveau en métropole, la distance à la cantine, en classe et entre les lits à l’internat sera portée à 2 mètres, les salles de classe devront être aérées chaque heure et non plus toutes les deux heures. Et si un seul cas de variant est détecté dans une classe, elle fermera systématiquement, jusqu’ici, il fallait trois cas pour qu’une classe ferme.
Ces mesures renforcées, qui, pour le moment ne concernent que l’hexagone pourraient-elles être mises en place à La Réunion ? Là encore, aucune information ne filtre pour le moment.
Au vu de la situation sanitaire, les autorités devraient annoncer de nouvelles mesures coercitives mais impossible pour le moment, de savoir à quel point.
FH
[ad_2]
Source link

Have something to say? Leave a comment:
