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La Confédération générale des planteurs et éleveurs de La Réunion (CGPER) a organisé ce mardi matin une conférence de presse au sujet des élections des Commissions mixtes d’usine, qui se déroulent le 21 avril. Pour elle, alliée avec le syndicat Unis pour nos agriculteurs (UPNA), il est important de construire un “nouveau modèle pour l’agriculture réunionnaise”.
Enjeu des élections des Commissions mixtes d’usine (CMU)
Le 21 avril prochain se tiendront les élections des commissions mixtes d’usine. A partir du résultat de ces élections, les représentants planteurs à la Commission paritaire de la canne et du sucre (CPCS) seront désignés. Pour la CGPER, “ce scrutin est essentiel, car ce sont ces délégués planteurs du CPCS qui auront la responsabilité de défendre les intérêts de tous les planteurs lors de la négociation de la prochaine Convention canne qui s’appliquera à partir de la coupe 2022”, explique-t-elle dans un communiqué.
Les planteurs viennent de connaître successivement deux campagnes difficiles, et les problèmes sont amplifiés par la crise sanitaire. 2021 sera la dernière campagne sous le régime de la convention actuelle. Pour la CGPER, “il est essentiel que les discussions commencent dès cette année, pas question de négocier sous la pression à quelques semaines de la coupe 2022 un document qui fixe le prix de la canne pour plusieurs années”, tonne la confédération.

La CGPER plaide pour le rassemblement le plus large des planteurs. “La défense des intérêts des planteurs ne doit pas tomber sous la coupe de FDSEA + JA qui dirige déjà la Chambre d’agriculture, laquelle Chambre part de plus en plus en déconfiture (un bilan des deux ans de mandature sera fait très bientôt).”
“C’est pourquoi notre campagne se place sous le signe de l’appel à l’union, poursuit l’organisation. Nous avons déjà le soutien de la Coordination rurale. Plusieurs responsables de l’UPNA sont aussi déjà à nos côtés, mêmes des personnes de la FDSEA nous ont rejoint parce qu’ils ne partagent plus les orientations prises par les responsables.”
“Face à Téréos, qui est en position de monopole, les planteurs doivent s’unir, sinon la division est pour Téréos”.
CGPER et UPNA : le même ADN
“Le même ADN”. C’est comme ça que la CGPER définit le lien avec UPNA. “Comme nous, ils ont tiré les enseignements des dernières élections à la Chambre d’agriculture”.
Du coup, la CGPER a demandé à l’UPNA de faire liste commune sur ces élections, “afin que la victoire soit assurée”.
L’union pour surmonter les divisions
Ensemble, CGPER et UPNA ne veulent pas “laisser à FDSEA-JA la responsabilité de défendre les planteurs” et doute de l’orientation prise vers la canne-fibre et la canne bio. “Ce n’est pas sur ces sujets que les discussions de la prochaine convention canne porteront”.
“Une étude de la SPL énergie montre que la canne-fibre n’apportera aucun revenu supplémentaire aux planteurs, et ne pourra être viable que si les aides augmentent de manière conséquente. Qui peut croire qu’il suffit de demander plus d’argent et Paris paiera ?” s’interroge la CGPER.
L’union sur l’essentiel : sauver les planteurs
“Cette union se construit sur l’essentiel : améliorer le revenu des planteurs”, assure la CGPER dans son communiqué.
Pour cela, elle compte remettre à plat de la formule de calcul des prix de la canne qui date de plus de 35 ans, “car cette formule intègre des éléments qui pénalisent le planteur au détriment de l’usinier Tereos”.
Ils exigent également un “prix de la tonne de canne indexé sur le coût de la vie locale (indice Insee).
“La transparence” sur les “richesses que Tereos tire de la canne” est aussi réclamée par cette union.
“Les planteurs doivent revenir autour de la table d’Ercane”, tonne l’union CGPER-UPNA.
“Les gros planteurs doivent prendre leur part de combat. Sinon, il est alors nécessaire de limiter les aides aux 100 premiers hectares. Au-delà, les aides doivent diminuer pour en donner aux petits planteurs.”
“L’Etat doit permettre et financer l’intégration des planteurs au capital des usines. Nous revendiquons également l’envoi à La Réunion par l’Etat d’une mission d’expertise chargée d’observer le déroulement de la prochaine campagne sucrière 2021”
Enfin, ce 21 avril doit selon eux, marquer une “étape importante dans la construction d’un nouveau modèle pour l’agriculture réunionnaise : un modèle où l’agriculteur est au centre.”
Les précisions de l’UPNA
A la suite de cet article, le président de l’UPNA Dominique Clain a souhaité réagir :
“A ce jour il n’y a aucune alliance et négociation avec la CGPER. Nous sommes étonnés par cette article qui ne correspond pas du tout à la réalité. L’UPNA est engagé sur cette CMU avec effectivement des sensibilités venus d’ailleurs mais aucunement avec la CGPER. L’UPNA est mobilisée pour nos planteurs.”
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