[Société] Anthony, atteint de leucémie cherche un donneur de moelle osseuse compatible

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En moins de 24 heures, l’appel de Gwenaëlle Simon a été partagé des milliers de fois sur les réseaux sociaux. Un appel pour trouver un donneur de moelle osseuse pour sauver Anthony, son ex-compagnon atteint d’une leucémie.

En mars dernier durant le confinement, les médecins diagnostiquent une leucémie atypique à Anthony, 36 ans. Le ciel lui tombe sur la tête. Quelques semaines avant, des plaques sont apparues sur son corps accompagnées d’une fatigue lourde, celle qui vous plombe. Après une batterie d’examens, le verdict tombe, c’est une leucémie.

 

Le boulanger-pâtissier de métier est mis en arrêt de travail, il n’est plus que l’ombre de lui-même. Très sportif, le trentenaire à l’hygiène de vie irréprochable perd vingt kilos en six mois.

 

Mais il y a de l’espoir, sa soeur est compatible à 100%. Mais avant-hier, la famille apprend que cela ne se fera pas, la soeur d’Anthony a été opérée de la thyroïde, un prélèvement de moelle pourrait mettre sa santé en danger. Pour la famille d’Anthony, c’est la douche froide « on y croyait tellement… » souffle Gwenaëlle au bout du fil. Alors l’ex-compagne d’Anthony poste ce message sur les réseaux sociaux.

 

 

Il est partagé des milliers de fois en quelques heures. « Nous avons une fille en commun, pour elle, son père, c’est son tout. Même avec une probabilité très faible de trouver un donneur compatible, on s’est dit qu’il fallait faire tout notre possible, que l’espoir est toujours là. Donc avec l’accord d’Anthony, j’ai publié ce message pour l’aider et aider tous ceux qui sont dans sa situation » explique Gwenaëlle.

 

 

Et effectivement, son appel à la solidarité a porté ses fruits. En 24 heures, le centre des donneurs volontaires de La Réunion a reçu plus de 200 pré-inscriptions. En général, un tiers des pré-inscrits vont jusqu’au bout de la procédure mais dans le cas d’appels à la solidarité, les donneurs sont plus nombreux à suivre la démarche jusqu’au terme, c’est-à-dire à renvoyer le kit salivaire qui permettra de déterminer s’ils peuvent donner leur moelle osseuse.

 

« En moyenne, 1 personne sur 4 est compatible au sein d’une fratrie et 1 sur 1 million au sein de la population » explique le docteur Julien Eperonnier, médecin d’accueil au Centre des donneurs volontaires de La Réunion. « Mais il y a des particularités à La Réunion dues au métissage de la population. Le registre des donneurs volontaires réunionnais et celui de la Martinique font partie des «’typages rares inédits’, c’est à dire des typages peu courants ».

 

Ce qui rend la possibilité de trouver un donneur compatible encore plus faible. Mais pas impossible, depuis 2017, La Réunion peut réaliser des dons sur son propre territoire, quatre prélèvements de moelle osseuse ont eu lieu. « Cela peut paraître peu mais vu les probabilités de trouver un donneur et un receveur compatibles, c’est déjà bien » détaille le médecin.

 

Anthony est breton, installé à La Réunion depuis plusieurs années, il y reste pour voir grandir sa fille. Gwenaëlle espère que son appel trouvera un écho en métropole. Et il y a urgence, car sans cette greffe de moelle osseuse, les médecins donnent au maximum deux ans d’espérance de vie à Anthony.

 

Pour devenir donneur, il faut :

 

• Avoir entre 18 et 51 ans (au 1er janvier 2021, l’âge maximal passera à 35 ans),

•  Être en parfaite santé,

•  Répondre à un questionnaire et faire une toute petite prise de sang.

 

Contrairement aux idées reçues, dans 80% des cas, le prélèvement s’effectue au niveau des veines. Et pour les 20% restants, il s’agit d’une ponction lombaire.

 

Toutes les informations à retrouver sur le site de l’association Réunion moelle espoir. Pour se pré-inscrire, c’est par ICI.

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