[ad_1]
Il y a quelques jours, le comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) a publié 13 ans de ses résultats sur les espèces menacées en France. Une étude qui nous rappelle notamment qu’à La Réunion, 30% des espèces de flore vasculaire ou encore 33% des espèces de poissons d’eau douce sont menacées.
Depuis 2008, le comité français de l’UICN avec l’UMS PatriNat élaborent la liste rouge nationale des espèces en danger. Un inventaire de référence fondé sur des bases scientifiques, qui permet de mesurer l’ampleur des enjeux, mais aussi les progrès accomplis sur chaque territoire.

Le comité français, il y a quelques jours, a ainsi compilé 13 ans des résultats obtenus, afin de faire un bilan pour la France, outre-mer compris. 17,6% des espèces (faune et flore) évaluées par l’UICN sont menacées en France, soit 2430 espèces menacées au total sur 13 842 espèces évaluées. Pire, 187 espèces ont carrément disparu. Un travail de titan : rien qu’en outre-mer, entre 2010 et 2020, le nombre d’espèces évaluées, tant de la faune que de la flore, est passé de 1070 à 7043, grâce à un réseau de plus de 500 experts en contributeurs sur le territoire national.

Si l’étude établit les pourcentages d’espèces menacées en France métropolitaine pour plusieurs catégories d’animaux (voir ci-dessous), elle donne aussi quelques exemples pour l’outre-mer.


Ainsi, à La Réunion, 30% (905) des espèces de la flore vasculaire, c’est-à-dire l’ensemble des fougères et des plantes à graines ou à fleurs, sont menacés. Tout comme 21% des espèces de libellules et demoiselles (19 espèces), ou encore 33% des espèces de poissons d’eau douce (24) ! À côté, à Mayotte, 42% des espèces de reptiles, 7% des coraux sont menacés. En Martinique, 28% des espèces de mollusques continentaux le sont, ou 5% des espèces d’amphibiens en Guyane, 34% des espèces d’oiseaux en Polynésie française…
Mais des progrès sont aussi à noter, signifie l’UICN. Car grâce à la liste rouge, on peut désormais identifier les espèces les plus menacées de France pour mettre en place des plans d’action, tels que celui qui existe pour sauver le pétrel noir de Bourbon à La Réunion, ou l’Apron du Rhône.
Mais ces données datent déjà de plus de 10 ans, en 2010, date de la dernière réactualisation de la liste rouge régionale pour La Réunion. On comptait alors, parmi ces 33% d’espèces menacées de poissons d’eau douce, l’anguille du Mozambique, le cabot bouche-ronde, ou encore la loche. La liste des espèces végétales protégées à La Réunion a quant à elle pu être entièrement remise à jour en 2017, grâce à la liste rouge de l’UICN. Mais la liste rouge ambitionne dans les prochaines années de réactualiser les données et statuts de conservation des différentes espèces régulièrement.
[ad_2]
Source link

Have something to say? Leave a comment:
