Seini Oumarou, l’éternel second rôle – Jeune Afrique

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L’ancien Premier ministre Seini Oumlarou, à Niamey, en 2016.

L’ancien Premier ministre Seini Oumlarou, à Niamey, en 2016. © ISSOUF SANOGO/AFP

Candidat à la présidentielle de décembre, le patron du MNSD alterne entre opposition timide et alliance de circonstance. Une voie médiane qui s’apparente à une impasse.


L’orange du désert. Le vert de la plaine fertile. À Accra, en ce 16 février, les couleurs du Niger s’affichent fièrement. Le Mouvement nigérien pour la société du développement (MNSD-Nassara) a réuni les militants de la diaspora autour de son président, Seini Oumarou, et de ses principaux collaborateurs. Aux côtés du chef, qui a chaussé ses éternelles petites lunettes, on aperçoit le secrétaire général du parti, Abdoulkarim Tidjani, le leader des Jeunes, Almoustapha Garba, et la présidente des Amazones, Aïssa Diop.

Timide « précampagne »

Assis dans un fauteuil à l’armature dorée et aux prétentions royales, Seini Oumarou s’offre une bouffée d’oxygène. La semaine précédente, il a présidé la mission d’observation des législatives camerounaises de l’Union africaine. Trouve-t-il en dehors du Niger un élan qu’il n’espère plus en son pays ? Désigné candidat de son parti, en mars 2019, pour la présidentielle (ce sera sa troisième tentative), il a depuis lancé une timide « précampagne », selon les mots de l’un de ses proches.

Haut représentant du chef de l’État, Mahamadou Issoufou, depuis 2016, il assume d’en être le partenaire pour « assurer la stabilité des institutions et permettre au pays de poursuivre dans la sérénité sa longue et difficile marche vers le progrès ». Mais il n’encourage pas moins ses militants à s’enrôler et à faire campagne, tout comme il « appelle le gouvernement à plus d’abnégation dans la lutte contre toutes les formes d’insécurité ».



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JeuneAfrique

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