Saudi Aramco, la plus grosse introduction en Bourse de l’histoire

0
111

[ad_1]

Lors d’une conférence de presse sur l’entrée en Bourse de Saudi Aramco, à Dhahran en Arabie saoudite, le 3 novembre.
Lors d’une conférence de presse sur l’entrée en Bourse de Saudi Aramco, à Dhahran en Arabie saoudite, le 3 novembre. HAMAD I MOHAMMED / REUTERS

L’« introduction du siècle » se précise sur le Tadawul, l’indice phare de la Bourse de Ryad. Après une période de souscription de dix-huit jours, Saudi Aramco a décidé de fixer le prix de son action à 32 riyals (8,53 dollars) – le haut de sa fourchette de 30-32 riyals – pour une première cotation prévue dans quelques jours. Cette « IPO » de 25,6 milliards de dollars (23 milliards d’euros) est la plus importante de l’histoire boursière, devant celle du géant chinois du commerce en ligne Alibaba, à New York, en 2014 (25 milliards de dollars).

L’opération valorise la compagnie pétrolière à 1 700 milliards de dollars et en fait la première entreprise mondiale, tous secteurs confondus, loin devant l’américain Apple (1 163 milliards). Une capitalisation de Saudi Aramco que certains banquiers et analystes jugent néanmoins surestimée. Avec 1,5 % du capital sur le marché, ces 25,6 milliards alimenteront le fonds public finançant la diversification de l’économie saoudienne, trop dépendante du pétrole, dans le cadre du plan « Vision 2030 » lancé par le prince héritier Mohammed Ben Salmane, alias « MBS ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Arabie saoudite : les chantiers économiques du prince héritier

Un succès ? On est loin des espérances initiales de l’homme fort du royaume wahhabite. Il y a quatre ans, en annonçant ce plan stratégique et sa clé de voûte, l’entrée en Bourse de Saudi Aramco, il envisageait n’en céder que 5 % pour 100 milliards de dollars et l’ouvrir aux capitaux étrangers. Il a fait plancher des experts durant quatre ans pour se conformer aux règles de transparence imposées aux sociétés cotées (comptabilité, gouvernance…) et consulté de grands oulémas, qui ont décrété l’opération conforme à l’Islam (« halal »). Puis le roi Salmane a donné son accord…

Convaincre les investisseurs internationaux

Las, face aux hésitations des investisseurs internationaux, « MBS » a dû réduire ses ambitions et se tourner d’abord vers les Saoudiens. A grand renfort de campagnes publicitaires, il a fait appel au patriotisme de la population, des hommes d’affaires et de princes comme le richissime Al-Walid ben Talal, qui n’ont guère eu le loisir de refuser. Il a élargi l’offre à des pétromonarchies amies comme le Koweit et Abou Dhabi, qui auraient finalement accepté de souscrire au total 10 % des titres.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’Arabie saoudite relâche un prince arrêté dans la purge anti-corruption

Dans un second temps, Ryad pourrait mettre environ 3 % supplémentaires sur le marché et coter l’Aramco sur une grande place, comme Londres ou Tokyo. Il ferait alors appel aux capitaux étrangers pour une entreprise qui a vocation, selon son PDG, Amin H. Nasser, à devenir « la première compagnie mondiale intégrée d’énergie et de chimie ». Encore faudra-t-il convaincre ces investisseurs internationaux.

[ad_2]

Source link

Have something to say? Leave a comment: