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Les autorités ont présenté des débris de drones et de missiles de croisière iraniens. « L’attaque a été lancée du Nord et était indéniablement commanditée par l’Iran », a déclaré le porte-parole du ministère de la défense.
L’Arabie saoudite a présenté, mercredi 18 septembre, les résultats de sa propre enquête sur les attaques contre les installations pétrolières du royaume et ce qu’elle présente comme des preuves matérielles prouvant l’implication du régime iranien.
Les attaques ont été menées le week-end dernier à l’aide de drones iraniens Delta et de missiles de croisière, a précisé le colonel Turki Al-Malki, porte-parole du ministère de la défense. « L’attaque a été lancée du Nord et était indéniablement commanditée par l’Iran », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant que le royaume enquêtait toujours sur le lieu « exact » de leur lancement.
Mercredi, l’ONU a annoncé l’envoi d’experts en Arabie saoudite pour enquêter sur les attaques. De son côté, le Kremlin a déclaré qu’à l’issue d’un échange téléphonique avec le prince héritier Mohammed Ben Salman, le président russe, Vladimir Poutine, avait « appelé à une enquête approfondie et objective ». Le président français, Emmanuel Macron, s’est, lui, aussi entretenu avec le prince héritier, homme fort du royaume, et va envoyer des experts pour participer à l’enquête saoudienne, selon l’Elysée.
C’est également Mohammed Ben Salman que doit rencontrer mercredi à Jeddah Mike Pompeo, dépêché par le président américain Donald Trump afin de « coordonner les efforts pour contrer l’agression iranienne dans la région », selon le département d’Etat. Le président Trump a affirmé vouloir se concerter avec Riyad et attendre d’avoir la certitude que Téhéran était derrière les attaques.
Durcissement des sanctions américaines
Le président américain a aussi annoncé avoir ordonné au secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, de « renforcer substantiellement les sanctions » imposées à l’Iran.
Ces sanctions, dont la nature doit encore être détaillée, viendront s’ajouter aux mesures punitives déjà sans précédent imposées par Washington à Téhéran depuis que le président a retiré son pays en mai 2018 de l’accord sur le nucléaire iranien, qu’il juge insuffisant pour empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique et de déstabiliser le Moyen-Orient.
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