Regain de tension entre Washington et Pékin autour du Tibet

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La Chine exerce un contrôle draconien sur l’accès au Tibet, région qu’elle considère comme une partie inaliénable de son territoire.

Répression à HongKong, pandémie de Covid-19, tensions en mer de Chine méridionale, controverses sur les composants électroniques Huawei…, les griefs de Washington envers Pékin sont nombreux. L’administration Trump vient d’y ajouter le Tibet.

Les autorités des Etats-Unis ont annoncé mardi 7 juillet qu’elles allaient restreindre les visas des responsables chinois qui empêchent un libre accès des étrangers dans les régions tibétaines de la République populaire. « De façon regrettable, Pékin continue d’entraver systématiquement l’accès des diplomates et autres responsables américains, des journalistes et des touristes à la région autonome du Tibet, ainsi qu’aux autres zones tibétaines », a justifié le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo. A l’inverse, « les responsables de la République populaire de Chine et les autres citoyens [chinois] bénéficient d’un bien meilleur accès aux Etats-Unis », a poursuivi M. Pompeo dans un communiqué.

La Chine exerce un contrôle draconien sur l’accès au Tibet, région qu’elle considère comme une partie inaliénable de son territoire. Pékin a récupéré le contrôle du territoire en 1951, avant le départ en exil, en 1959, du dalaï-lama, le chef spirituel tibétain.

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Limitations de visas pour des responsables américains

En riposte, la Chine a annoncé mercredi des limitations de visas à l’encontre des responsables américains. « La Chine a décidé de restreindre l’octroi de visas aux responsables américains qui se sont mal comportés en lien avec le Tibet », a déclaré devant la presse le porte-parole du ministère des affaires étrangères chinois, Zhao Lijian. La Chine « s’oppose fermement à ces mesures », a déclaré le porte-parole de Pékin, dénonçant « une ingérence » dans les affaires intérieures chinoises.

Il a assuré que le Tibet était « ouvert » aux étrangers et recevait chaque année des milliers de visiteurs internationaux, dont l’an dernier l’ambassadeur des Etats-Unis à Pékin, Terry Branstad. Il n’a pas précisé quel type de responsables américains serait frappés de sanctions.

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Le Monde avec AFP et Reuters

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