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Cet habitant de la capitale a eu un parcours scolaire exemplaire avant de connaître une ascension brillante dans le monde des affaires. Ce multimilliardaire est l’ami intime de l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam. Ce self-made man a travaillé pour le pôle assurance du British American Group of Companies. Il gravit les échelons et devient le président du conseil d’administration du même groupe en 1988.
La BAI est l’image même de Dawood Ajum Rawat tout comme son imposante Mercedes S600 de couleur noire qui porte la plaque d’immatriculation BA 1. « Money was never been my priority; achieving job satisfaction was my goal… », dixit le beau-frère de Rashid Beebeejaun.
C’est sous le régime du PTr, dirigé par Navin Ramgoolam (2005-2014) que la BAI allait connaître un « boom » dans ses activités. Ainsi, le groupe se transforme en un puissant conglomérat avec l’acquisition de deux grosses sociétés : Courts et d’Iframac. Ensuite, il y a eu la création de la Bramer Bank, en 2008. Et l’année suivante, c’est la naissance de la clinique Apollo Bramwell.
Un empire qui pèse plus de Rs 37 milliards. Est-ce que Dawood Ajum Rawat a créé son empire grâce au Ponzi Scheme ? En tout cas c’est ce que disait le leader de l’opposition d’alors, Paul Bérenger, qui a été le premier à sonner l’alarme, au Parlement, contre ce qu’il a qualifié de « Ponzi Scheme ».
Pravind Jugnauth parle, lui, de l’intervention gouvernementale après qu’une première enquête ait démontré que des milliards de roupies s’étaient volatilisées. Et il avance que c’est : « Ni communalisme, ni vendetta politique… » Des années plus tard, Pravind Jugnauth, lors de son intervention sur le Supplementary Appropriation (2020/2021) Bill au Parlement a soutenu : « Le gouvernement ne regrette pas sa décision de 2015 d’avoir révélé le plus grand plan Ponzi de l’histoire mauricienne… »
Pour rappel, le mercredi 30 juin, le Tribunal de première instance francophone de Bruxelles (TFB) a tranché en faveur de l’État mauricien. C’est un revers pour Dawood Rawat qui réclamait des dommages pour le démantèlement du groupe BAI.
Dans le verdict, le TFB déclare que la demande de Dawood Rawat est recevable, mais non fondé. Débouté, il est condamné à indemniser l’État mauricien un montant de 1 440 euros.
Affaire BAI : Qui est Dawood Ajum Rawat ?
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