quel calendrier prévoit la loi fédérale américaine pour désigner le président ?

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Dans le centre de dépouillement des bulletins du comté de Maricopa, le 6 novembre, à Phoenix (Arizona).

La prudence extrême qui entoure l’issue du scrutin présidentiel du mardi 3 novembre laisse ouverte la question qui tient le pays – et le monde – en haleine : lequel des deux candidats, et à quel moment, prendra la responsabilité de revendiquer la victoire ou de concéder la défaite, alors que le décompte des voix, qui se poursuit dans plusieurs Etats clés, donne une avance persistante au démocrate Joe Biden ? Ce dernier a affirmé, vendredi 6 novembre en fin de soirée, qu’il « allait gagner ». Son adversaire républicain Donald Trump avait prévenu quelques heures auparavant : « Joe Biden ne devrait pas revendiquer à tort la charge de président. Je pourrais moi aussi la revendiquer pour moi. Les procédures judiciaires ne font que commencer ! »

Cet avertissement du président sortant semble confirmer son refus, du moins dans l’immédiat, de concéder la victoire à M. Biden. Selon une tradition remontant à 1896, le candidat vaincu appelle son adversaire pour le féliciter, puis il s’adresse à ses supporters pour entériner la défaite.

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Vendredi soir, trois jours après la fermeture des bureaux de vote, les Etats-Unis n’en sont pas encore là. Le climat de méfiance instauré par M. Trump et l’attitude vindicative de ses équipes expliquent en grande partie cette veillée d’armes politique et médiatique.

De nombreux partisans de Donald Trump sont venus armés pour contester les premiers resultats, à Phoenix (Arizona), le 6 novembre.

Plusieurs poursuites en justice ont été lancées par les républicains dans les Etats toujours disputés et ces procédures devraient retarder l’annonce officielle des résultats. Face à un écart minime de moins de 4 500 voix qui sépare les deux candidats, un recomptage des bulletins va ainsi être organisé en Georgie. La loi électorale prévoit que cette opération intervienne dans les deux jours suivant la certification des votes, soit, au plus tard, à la date du 17 novembre.

Une impression de goutte-à-goutte

Dans d’autres Etats, où la course se joue aussi à quelques milliers de voix près, les règles entourant le simple décompte empêchent de parvenir à un résultat définitif et fiable. En Arizona, les responsables du processus électoral ont annoncé vendredi dans la soirée que les derniers bulletins ne seraient pas comptés avant mercredi. En Caroline du Nord où, cachet de la poste faisant foi, les enveloppes postées au plus tard le 3 novembre peuvent être dépouillées jusqu’au 12 novembre, le décompte a cessé dans l’attente de tous les bulletins.

Des partisans de Donald Trump contestent les premiers resultats en Arizona, le 6 novembre.

Le Nevada, autre Etat clé, accepte des bulletins jusqu’au 10 novembre et prévoit d’en avoir terminé le 13. En Pennsylvanie, le décompte des votes par correspondance n’a pu démarrer qu’au soir de l’élection, contrairement au choix d’autres Etats qui avaient pu anticiper l’afflux massif de ces bulletins, en raison de la pandémie de Covid-19. D’où cette impression de goutte-à-goutte qui a privé les Américains d’une soirée électorale décisive.

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