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La progression galopante de l’épidémie de Covid-19 en Europe va conduire la France et l’Allemagne à annoncer, mercredi 28 octobre, un durcissement de leurs mesures sanitaires, emboîtant le pas à d’autres pays comme l’Italie, où le mécontentement grandit face aux restrictions de plus en plus draconiennes.
Avec l’idée d’annoncer un nouveau tour de vis en France, où les deux tiers des habitants sont déjà soumis à un couvre-feu nocturne, Emmanuel Macron s’adressera mercredi soir à la nation, tandis qu’en Allemagne une réunion de crise est prévue entre le gouvernement d’Angela Merkel et les dirigeants régionaux.
La pandémie du nouveau coronavirus a fait plus de 1,1 million de morts dans le monde depuis que le bureau de l’Organsiation mondiale de la santé (OMS) en Chine a fait état de l’apparition de la maladie à la fin 2019, selon un bilan établi mardi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles. Plus de 43,5 millions de cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués.
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Réunion de crise en Allemagne
L’Allemagne doit décider mercredi, lors d’une réunion de crise, d’un tour de vis supplémentaire dans l’espoir d’enrayer la propagation rapide et « incontrôlée » du Covid-19. Selon les médias, la chancelière préconise un « lockdown light » avec fermeture des restaurants et bars, ainsi qu’une interdiction des rassemblements publics. Les écoles et crèches resteraient ouvertes.
Ces mesures s’ajouteraient aux restrictions déjà en place limitant le nombre de participants à des réunions privées, au respect des gestes barrières, au port du masque, à une aération régulière des pièces et aux recommandations de télécharger l’application signalant les contacts avec des personnes infectées. « Il nous faut maintenant prendre des décisions rapidement et de façon déterminée afin de briser cette deuxième vague d’infection », a prévenu mardi le vice-chancelier, Olaf Scholz, dans un entretien donné à l’agence allemande DPA.
Même si le pays s’en sort – comme au printemps – toujours mieux que d’autres pays européens, comme la France ou l’Espagne, la carte de l’Allemagne vire progressivement au rouge. Les nouvelles infections ont récemment grimpé au-dessus des 10 000, un record de 14 714 ayant été atteint samedi. « Nous aurons probablement 20 000 nouvelles infections dès la fin de cette semaine », a mis en garde le ministre de l’économie conservateur, Peter Altmaier.
Comme dans toute l’Europe, la crainte est d’asséner un nouveau coup à une économie convalescente. Alors que les dirigeants allemands seront en pourparlers, les professionnels de la branche événementielle manifesteront à Berlin, car la « survie » de leurs entreprises est en jeu.
Les autres Etats de l’UE sont sur une trajectoire identique, comme la République tchèque, où un couvre-feu de 21 heures à 5 heures entre en vigueur mercredi jusqu’au 3 novembre.
En Italie, les rassemblements de personnes excédées sont désormais quotidiens. Des milliers d’entre elles sont encore descendues dans la rue lundi soir, avec de violents incidents à Milan et Turin, les deux grandes villes du nord de ce pays meurtri par la crise sanitaire au printemps.
Car certains n’y croient plus. Dans la petite cité portuaire de Pesaro, non loin de Saint-Marin (est), la police est intervenue dans un restaurant dont le propriétaire avait convié 90 personnes à dîner pour signifier son refus de se plier aux règles. « Vous pouvez m’arrêter, je ne fermerai plus », a-t-il lâché. Le gouvernement italien a imposé au cours de ces derniers jours un couvre-feu dans plusieurs grandes régions, la fermeture des bars et des restaurants à 18 heures, ainsi que celle des salles de sport, de cinéma et de concert.
En Espagne, exsangues après avoir lutté contre le coronavirus pendant plus de six mois, la plupart des médecins espagnols du service public ont entamé mardi une grève nationale, la première en vingt-cinq ans, pour réclamer plus de reconnaissance.
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Plus de 10 000 morts au Canada
Le Canada, en pleine deuxième vague de Covid-19, a franchi mardi soir le cap des 10 000 morts, selon les chiffres officiels compilés par plusieurs chaînes de télévision. Plus de 90 % des décès étaient recensés dans les deux plus grandes provinces du pays, l’Ontario et surtout le Québec, épicentre de la pandémie depuis qu’elle a éclaté au Canada en mars.
Le premier ministre, Justin Trudeau, a reconnu lors d’une conférence de presse la fatigue qui s’installe dans la population, avec l’augmentation rapide des nouveaux cas et le durcissement des mesures. « Ça ne va pas être facile, a-t-il prévenu. Noël (…) vient. On va probablement, dans plusieurs parties du pays, ne pas pouvoir se rassembler avec nos familles, même si on fait vraiment attention dans les semaines à venir. Mais peut-être », a-t-il laissé espérer. « Nous nous devons tous de faire notre part, a-t-il exhorté. Si nous voulons vraiment le faire et si nous faisons de notre mieux, nous allons pouvoir passer à travers. »
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Aux Etats-Unis, près de 500 000 nouveaux cas en une semaine
Les Etats-Unis restent le pays le plus touché, déplorant plus de 225 000 morts sur près de 9 millions de cas. A une semaine de l’élection présidentielle américaine, le président, Donald Trump, et le candidat démocrate, Joe Biden, ont tracé mardi des voies radicalement différentes pour sortir de la crise sanitaire, le républicain continuant de minimiser la pandémie, qui pourtant repart à la hausse : près de 500 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés entre le 20 et le 27 octobre, selon l’université Johns-Hopkins.
« Nous pouvons contrôler le virus, et nous le ferons », a lancé Joe Biden lors d’un rassemblement électoral. A l’inverse, Donald Trump s’est dit mardi excédé de voir la campagne dominée par la pandémie. « Covid, Covid, Covid ! Les médias “Fake News” n’ont que ce mot à la bouche », a-t-il lancé lors d’un meeting à West Salem, dans le Wisconsin.
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En Australie, Melbourne déconfine
A l’inverse du reste du monde, un immense sentiment de soulagement dominait mercredi chez les commerçants de Melbourne, dans le sud de l’Australie, qui ont pu rouvrir leurs boutiques et restaurants après plus de trois mois d’une fermeture contrainte par la deuxième vague de Covid-19.
Alors que le pays avait été relativement efficace pour contenir la première vague, Melbourne a connu cet été une flambée de cas, en raison de négligences dans les hôtels où les personnes revenant de l’étranger effectuaient leur quarantaine. L’Etat du Victoria a connu en août un pic de 700 nouveaux cas par jour.
Les cinq millions d’habitants de Melbourne ont été soumis cet été à des restrictions drastiques, notamment un couvre-feu nocturne qui a été levé à la fin septembre au bout de près de deux mois. Les habitants étaient, par ailleurs, tenus de rester chez eux et ne pouvaient se déplacer que dans un rayon de cinq kilomètres pour un certain nombre d’activités clairement définies. Voilà désormais deux semaines que le nombre de nouveaux cas n’est que de trois par jour, ce qui a permis la levée du confinement et des restrictions. Le gouvernement australien a estimé que ces mesures drastiques avaient coûté un millier d’emplois par jour.
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