[ad_1]
RécitA 77 ans, le milliardaire américain, ancien maire de New York, ne regarde pas à la dépense et multiplie les spots publicitaires pour remporter l’investiture démocrate à la présidentielle de novembre.
C’est à pied que Michael Bloomberg arrive, ce dimanche 29 décembre 2019, dans un lotissement cossu du comté de Fort Bend, en banlieue de Houston (Texas). Chemise bleue et cravate rouge, mocassins à pompons, le candidat à l’investiture démocrate se dirige vers le petit comité d’accueil de 75 personnes. Il ne sourit pas, se mouche sans cesse, parle peu à ses interlocuteurs, dont il ne serre pas toujours la main. L’ambiance est chaleureuse dans ce public bigarré – Blancs, Afros, Latinos –, mais Michael Bloomberg, 77 ans, semble vivre un calvaire.
Huitième fortune américaine (près de 60 milliards de dollars, soit 54,5 milliards d’euros), selon le classement Forbes, « Mike », comme l’appellent ses partisans, commence par grignoter avec les militants dans la maison en fête de la responsable démocrate du comté, Cynthia Ginyard. « Donc, nous devons aller faire un tour et serrer quelques mains », constate, résigné, le candidat.
« Mike » sort avec quatre élus, s’approche d’une maison. Il est 13 h 31. « C’est moi qui sonne », s’enhardit M. Bloomberg. La résidence a été choisie avec prudence. « L’équipe de campagne a vérifié qu’ils étaient démocrates, on ne voulait pas se faire claquer la porte au nez », confie Mme Ginyard. Le milliardaire est accueilli par la maîtresse de maison. « Je préparais le dîner. » A 13 h 34, deuxième porte. Pas le temps de sonner, l’hôte ouvre « spontanément ». « Bonjour, je suis Michael Bloomberg. »
A la troisième maison, l’interlocuteur se moque sympathiquement : « Mike Bloomberg, comme LE Mike Bloomberg ? » L’ancien maire de New York fait des « tope-là » avec les enfants, rare geste qu’il sache faire spontanément en campagne. Nul ne répond à la quatrième maison. A 13 h 47, la déambulation est finie.
Le candidat va dire quelques mots à la poignée de journalistes présents : un cameraman local de Fox News, un reporter de CBS et l’envoyé spécial du Monde. Michael Bloomberg ne recherche pas les médias : le déplacement a été annoncé la veille à 14 h 30. Dès lors, difficile d’accourir pour la presse de la Côte est, à 2 500 km de là. Le matin, il a assisté à un office protestant, en compagnie de Sylvester Turner, maire afro-américain de Houston, et inauguré des locaux de campagne. Sans médias.
Le candidat s’en moque un peu : il multiplie les rencontres privées avec les décideurs, notamment les maires, tandis que ses meetings en format réduit, comme celui de Fort Bend, servent à nourrir son site de campagne. Des images et des paroles destinées à être bombardées aux électeurs sous forme de publicités très bien réalisées.
[ad_2]
Source link
Have something to say? Leave a comment:
