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- Le mauvais temps ainsi que le ralentissement des travaux en raison du déroulement des examens de l’école primaire se trouvant à côté du site de construction occasionnent un retard d’un mois
Vu de l’extérieur, le chantier progresse à vue d’œil. Les ouvriers indiens ont même commencé à poser les façades vitrées qui habilleront cet immeuble de dix étages. Sauf qu’un retard dans les travaux repoussera la livraison de la nouvelle Cour suprême.
L’entrepreneur ayant obtenu une extension du délai, le “contractual finish” de l’immeuble qui était prévu pour le 24 septembre a été reporté au 31 octobre. Ce retard d’un mois est expliqué par le mauvais temps ainsi que par le ralentissement des travaux en raison du déroulement des examens à l’école primaire Bon Secours, qui se trouve juste à côté du chantier.
De ce fait, la nouvelle Cour suprême, qui devait être opérationnelle dès janvier 2020, ne le sera pas, car après la livraison du bâtiment par la compagnie NBCC, il faudra encore s’attaquer à l’ameublement et à la finition de l’immeuble.
Le “finishing process” du bâtiment devait être achevé fin septembre, selon le contrat. Mais les travaux ont accusé un retard de dernière heure et le judiciaire a dû accorder une extension à la compagnie NBCC. Les ouvriers sont à pied d’œuvre pour livrer le bâtiment pour la nouvelle date prévue, soit le 31 octobre. Depuis des mois, ces derniers ont dû faire face à plusieurs obstacles.
D’une part, il y a le facteur climatique, le mauvais temps ayant causé un mauvais démarrage, les ouvriers ayant passé des semaines à évacuer l’eau accumulée par les pluies de janvier et de février. D’autre part, il y a le fait que le chantier se trouve juste à côté d’une école primaire. « Pendant un bon bout de temps, il a fallu arrêter les travaux en raison du bruit durant le déroulement des examens et autres activités de l’école, afin de ne pas perturber les enfants et les professeurs », souligne l’entrepreneur.
Le “contractual finish” de l’immeuble, lui, était prévu pour le 24 septembre, mais il a été reporté au 31 octobre. De fait, les autres travaux prévus pour aménager l’immeuble afin que la nouvelle Cour suprême soit pleinement opérationnelle dès début janvier prendront aussi du retard.
La nouvelle Cour suprême devrait ainsi être opérationnelle vers fin janvier, voire plus tard. Le comité mis sur place pour se pencher sur la logistique et la question de l’ameublement et du “finishing” s’est déjà rencontré et c’est une firme indienne qui aura la responsabilité de meubler le bâtiment.
Au niveau du judiciaire, ce sont M. S Luchanah et Lindsay Luckhoo qui sont responsables du dossier. Ils effectueront leur “site visit” ce vendredi pour un constat du progrès des travaux. Ils se rencontrent chaque quinzaine pour faire le suivi. À noter que le moindre matériel de construction, allant même jusqu’aux denrées des ouvriers, est fourni par le gouvernement indien.
De l’extérieur, les passants peuvent désormais voir la façade vitrée prendre forme alors que l’installation du câblage pour l’électricité et autres aménités est en cours. Le bâtiment, dont la construction a été entamée en mars 2018, abritera toutes les divisions de la Cour suprême, à savoir les tribunaux civils, pénaux, commerciaux, familiaux et de médiation, en sus de quelque 25 “court rooms”.
Chaque juge aura sa salle d’audience spécialisée, ce qui n’est actuellement pas le cas, les salles étant partagées. Quant aux employés, ils auront enfin leur “mess room” tant attendue. Rappelons que l’Inde a fait don de USD 30 M pour ce projet, qui sera un bâtiment unique en son genre.
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