première arrestation liée à la nouvelle loi sur la sécurité

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Au lendemain de l’adoption à l’unanimité par le comité permanent de l’Assemblée nationale populaire chinoise (ANP) de la loi dite « sur la sécurité nationale », un homme trouvé en possession d’un drapeau en faveur de l’indépendance de Hongkong est la première personne à avoir été arrêtée dans le cadre de cette nouvelle loi mercredi 1er juillet, date de son entrée en vigueur, a annoncé la police.

« Un homme a été arrêté en possession d’un drapeau pour l’indépendance de Hongkong dans le quartier de Causeway Bay, en violation de la loi sur la sécurité de l’Etat », a écrit la police sur son compte Twitter, dans un message accompagné d’une photo de l’homme interpellé par les forces de l’ordre et du drapeau. Le 1er juillet marque le 23e anniversaire de la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine.

Promulguée mardi par le président chinois Xi Jinping, la nouvelle loi permet de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l’Etat à Hongkong : les activités subversives, la sécession, le terrorisme et la collusion avec des forces étrangères.

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Tentative d’étouffement de l’opposition

Un an après le début de manifestations massives de plus en plus ouvertement anti-Pékin, le Parti communiste chinois a donc décidé d’imposer sa loi. Rien n’y a fait : ni les protestations des Hongkongais, ni les critiques émises par le Royaume-Uni auprès duquel la Chine s’était engagée à ne pas mette en cause l’autonomie de Hongkong durant cinquante ans, ni les menaces de l’Union européenne, ni même les récentes mesures de Washington.

La loi est accusée par ses détracteurs d’être une tentative d’étouffement de l’opposition à Hongkong. Elle prévoit que la justice chinoise est compétente pour les atteintes « graves » à la sécurité et la prison à vie pour les crimes contre la sécurité nationale. Vingt-sept pays du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon, ont condamné cette nouvelle loi, tandis que les Etats-Unis ont menacé la Chine de représailles, promettant de ne pas « rester les bras croisés ».

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Le Monde avec AFP

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