premier afflux de désinformation diffusé le jour du vote

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Dans un bureau de vote, à Las Vegas, le 3 novembre.

Aux Etats-Unis, l’ouverture des bureaux de vote mardi 3 novembre en vue de l’élection présidentielle devant départager Donald Trump et Joe Biden s’est accompagnée d’une première flopée de messages de désinformation sur les réseaux sociaux, lesquels portaient principalement sur l’intégrité du vote.

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De manière générale, les experts assistent ces derniers jours à « une augmentation très forte » des conversations menées sur les réseaux sociaux dont le sujet aborde de potentielles violences en cas d’élection très disputée. C’est ce qu’a expliqué, lors d’une conférence de presse tenue dans la matinée du jour de vote aux Etats-Unis, Isabella Garcia-Camargo, de l’Election Integrity Partnership (EIP), une coalition de chercheurs dont les travaux traitent de l’impact de la désinformation sur le scrutin.

« Les graines sont en train d’être plantées, les différents récits [affirmant que l’élection est truquée] vont être amplifiés dans les prochaines heures », a pronostiqué Emerson Brooking, chercheur participant à l’EIP, lors de cette conférence.

La Pennsylvanie touchée

Sur le réseau social Twitter, la vidéo d’un observateur de bureau de vote refoulé en Pennsylvanie – à cause, semble-t-il, d’une simple erreur – a ainsi été partagée des milliers de fois, mardi, sous-entendant que les observateurs censés vérifier la bonne tenue du scrutin ne pourront le faire. Toujours en Pennsylvanie (qui compte parmi les « Etats pivots », dont les résultats peuvent déterminer l’élection), un message affirmant à tort qu’une affiche électorale pro-Biden avait été apposée dans un bureau de vote au mépris des règles a aussi été largement partagé et a dû être démenti par les autorités locales.

La veille, Twitter avait dû masquer un message posté par Donald Trump dans lequel il fournissait des informations biaisées sur les conséquences d’une décision de justice sur le vote en Pennsylvanie.

Il n’est pas surprenant que les premières informations biaisées ou déformées portent sur l’intégrité du scrutin : c’est ce que craignaient la plupart des experts après des mois de campagne de Donald Trump affirmant que ces élections allaient être truquées, notamment en raison du vote par correspondance. Il n’est pas non plus surprenant que ces messages semblent concerner principalement la Pennsylvanie : certains experts voient cet Etat comme l’un des faiseurs de roi de cette élection.

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Des messages vocaux automatisés

Par ailleurs, des Américains vivant dans plusieurs Etats – dont des Etats pivots – ont reçu sur leur téléphone des messages vocaux automatisés les incitant à rester chez eux et leur indiquant qu’il était possible pour eux de voter demain – ce qui n’est pas le cas. Selon le Washington Post, dix millions de ces appels auraient été passés ces dernières semaines, ayant continué à avoir lieu lundi et mardi. Au point que la procureure de l’Etat du Michigan a dénoncé « une tentative de supprimer des votes » et qu’elle a appelé les électeurs à se mobiliser.

Les tentatives de manipulation semblent à ce stade provenir non pas de l’étranger (et de la Russie, comme en 2016), mais de l’intérieur des Etats-Unis. L’officine russe à la manœuvre lors de la précédente élection (IRA) ne dispose que d’une « présence résiduelle » en ligne, actuellement, a expliqué Ben Nimmo, de l’EIP, lors de la conférence de presse tenue mardi. Ceci en particulier sur le réseau Parler, où elle tente sans aucun succès d’amplifier des messages postés par des Américains affirmant que le scrutin est manipulé par les démocrates.

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Ont été signalés enfin quelques problèmes liés aux machines à voter au cours des premières heures du scrutin, en Géorgie par exemple. Il s’agit pour l’heure de dysfonctionnements techniques banals, et non pas, comme certains le craignent, de cyberattaques.

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