pour le Premier ministre Abdelaziz Djerad, des défis en pagaille – Jeune Afrique

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Homme d’expérience, discret, travailleur… Le profil du nouveau chef du gouvernement plaide en sa faveur. Mais entre la situation économique algérienne, le vide du pouvoir laissé par la présidence Bouteflika et le mouvement de contestation populaire (le « Hirak »), la tâche qui lui échoit est colossale. Portrait.


Lorsque Abdelaziz Djerad met les pieds au palais du gouvernement le 28 décembre 2019, c’est une première. Contrairement à ses prédécesseurs, il n’a jamais fréquenté les lieux avant d’être nommé à la tête de l’exécutif.

Que l’on ne s’y trompe pas : si le natif de Khenchela, ville des Aurès, n’est pas familier du bâtiment de la rue Docteur-Saâdane – qui a connu sept titulaires au cours des vingt dernières années –, il est loin d’être un perdreau de l’année en politique. De l’expérience dans les rouages de l’État, il en a.

Et il en faut pour diriger le premier gouvernement post-Bouteflika. Premier ministre d’un chef d’État contesté par une partie de ses compatriotes et rejeté par l’opposition, Premier ministre dans un climat de contestation populaire permanent, bientôt un an après le début du Hirak, et Premier ministre à la marge de manœuvre limitée tant la situation économique et financière est difficile… « C’est accepter de porter la tunique de Nessus », glisse un familier du pouvoir.

Tout laisse à penser qu’il n’y avait pas de président de la République ces dernières années. Pas d’archives, pas de documents. El-Mouradia n’était plus une institution, juste un immeuble



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JeuneAfrique

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