posez vos questions sur la crise diplomatique au Moyen-Orient

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Mercredi 21 octobre, pendant la cérémonie d’hommage à Samuel Paty, l’enseignant décapité pour avoir montré à ses élèves des satires de Mahomet, Emmanuel Macron a déclaré : « Nous ne renoncerons pas aux caricatures. »

Alors que l’assassinat du professeur avait été fermement condamné par plusieurs Etats arabes, notamment l’Arabie saoudite, ces mots du président français, venant après les annonces de l’Elysée contre le « séparatisme islamiste », ont suscité un flot de réprobations, officielles et non officielles, du Maghreb au Golfe.

La réaction la plus significative est venue du Conseil suprême des oulémas saoudiens, qui a déclaré que « diffamer les prophètes (…) ne fait que servir les extrémistes (…) et que ces insultes n’ont rien à voir avec la liberté d’expression ». Au Qatar, plusieurs chaînes de supermarché ont retiré les produits français de leurs rayons.

Dimanche soir, dans un communiqué, le Quai d’Orsay a demandé aux gouvernements des pays concernés de faire « cesser immédiatement » ces boycottages « instrumentalisés par une minorité radicale » et qui « dénaturent les positions défendues par la France ».

Dimanche soir également, M. Macron s’est exprimé sur Twitter en trois langues (français, anglais et arabe), fait rare. « Notre histoire est celle de la lutte contre les tyrannies et les fanatismes. Nous continuerons », a écrit le chef de l’Etat.

Dans un discours télévisé, samedi, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a publiquement mis en doute la « santé mentale » de M. Macron. Des propos vivement condamnés par Paris, qui a fait savoir que l’ambassadeur de France en Turquie était rappelé « pour consultation », selon l’expression consacrée.

Qui répond à vos questions ?

Benjamin Barthe, correspondant du Monde au Moyen-Orient, à partir de 15 heures.

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