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Malgré les dénonciations certes tardives, souvent, les victimes n’obtiennent pas justice et voient même leurs bourreaux être blanchis. Cela en dépit de longs procès, les victimes restent traumatisées par des agressions sexuelles survenues pendant leurs enfances alors que leurs bourreaux restent en liberté.
Ce sont des scénarios qu’on peut apercevoir en cour de justice.
Pourquoi cette injustice ? Quand la loi est très sévère à l’encontre des agresseurs sexuels, en particulier sur des enfants.
Nous nous sommes tournés vers Me Melany Nagen, qui nous a expliqué les facteurs qui peuvent affaiblir un procès en cour.
« Un enfant victime d’abus sexuel et qui dénonce son bourreau après plusieurs jours ou même après des années, entraîne des manquements dans son procès. C’est-à-dire, un manque d’évidence directe comme l’ADN. Cela posera des difficultés à la magistrate ou le magistrat pour juger la culpabilité du présumé accusé. » a souligné Me Melany Nagen.
L’avocate estime que c’est dans l’intérêt des victimes de dénoncer leurs agresseurs.
« C’est difficile pour un enfant de dénoncer son agresseur par peur de représailles. Il est toujours conseillable aux adultes de parler aux enfants pour les encourager à sortir de leurs silences afin de dénoncer leurs calvaires au cas, ils auraient subi des abus sexuels » a conseillé Me Melany Nagen.
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