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Dans son bureau, au Bardo, à Tunis, le 21 février. © Nicolas Fauqué pour JA
Après une période de tensions avec le président Kaïs Saïed, le patron d’Ennahdha et titulaire du perchoir veut calmer le jeu, tout en rappelant que son parti demeure une force politique incontournable. Et un partenaire obligé.
Malgré la crise politique des dernières semaines, qui a mis bien des nerfs à vif, le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Rached Ghannouchi, ne se départit pas de son flegme. Un héritage, peut-être, de ses années d’exil britannique.
Le leader historique d’Ennahdha – 79 ans cette année – a progressivement déplacé depuis 2011 le curseur idéologique de son parti vers des positions plus centristes. Et s’est emparé du perchoir dans la foulée des législatives d’octobre 2019. Donné à tort pour gravement souffrant, il prescrit à la Tunisie de se remettre au travail et de ne pas vivre au-dessus de ses moyens. Il nous a reçu sous les ors de la République, dans son nouveau bureau de l’Assemblée. Entretien.
Le gouvernement ne peut, vu l’ampleur de la tâche et le contexte régional, être le reflet des tensions entre gauche et droite
Jeune Afrique : Ennahdha a plaidé pour un
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