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Le premier ministre, Boris Johnson, qui n’a plus de majorité au Parlement depuis le mois de septembre, est en mauvaise posture pour faire valider son accord.
Londres et les Vingt-Sept sont parvenus à un deuxième accord en vue d’une sortie ordonnée du Royaume-Uni de l’Union européenne au 31 octobre. Désormais, la balle est dans le camp des députés britanniques qui doivent approuver le texte, samedi 19 octobre. Chose qu’ils ont refusée à trois reprises à l’ancienne première ministre Theresa May qui avait rapporté de Bruxelles un premier accord en novembre 2018.
Pour que le texte soit approuvé, Boris Johnson doit trouver 320 voix parmi les 639 députés qui votent à la Chambre des communes. Ce qui n’a rien d’évident, puisque le chef du gouvernement ne dispose plus que d’une majorité relative de 288 députés.
288 députés devraient soutenir le texte
Le groupe de députés du parti du premier ministre, Boris Johnson, dispose d’une majorité relative. La plupart de ses membres devraient soutenir le texte présenté par leur leader.
Que feront les « hard brexiters » ?
Les 28 députés « hard brexiters » de l’aile nationaliste des conservateurs, l’European Research Group (ERG) voteront-ils pour le deal présenté par Boris Johnson ? Les membres du groupe doivent se réunir – samedi matin, selon The Guardian – pour adopter une position commune.
36 députés divisés
Figurent parmi les indépendants 23 députés qui siégeaient sur les bancs des conservateurs – deux d’entre eux sont partis ; les 21 autres ont été exclus du groupe au début de septembre pour avoir voté un texte empêchant toute sortie de l’UE sans accord.
- DUP (Parti unioniste démocratique, Irlande du Nord)
10 députés voteront contre
Le vote des dix députés unionistes irlandais est crucial – tout comme il le fut sur d’autres textes, les Conservateurs ne disposant que d’une majorité relative. Dès l’annonce de l’accord entre Londres et Bruxelles, ils ont fait savoir dans un communiqué qu’ils ne soutiendraient pas le texte, insatisfaisant à leurs yeux sur la question cruciale de la frontière entre les deux Irlande.
244 députés appelés à voter contre
Jeudi, Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste, a appelé les membres de sa formation à voter contre l’accord. Il a critiqué un texte qui « ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté. La meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d’un vote populaire ».
Une vingtaine de rebelles ?
La consigne de Corbyn sera-t-elle respectée par tous les députés de gauche ? Selon un décompte de la presse britannique, une vingtaine d’entre eux, en particulier ceux élus dans des circonscriptions ayant largement voté en faveur du Brexit en 2016, pourrait soutenir le texte de Boris Johnson.
- LibDem (libéraux-démocrates)
19 députés voteront contre
Le parti a fait campagne pour que le Royaume-Uni reste dans l’Union et n’entend pas rendre les armes. Dans un communiqué, ils expliquent qu’aucun accord ne sera davantage bénéfique que « celui que nous avons en tant que membre de l’Union européenne » ; ils disent poursuivre le combat pour un nouveau référendum.
La chef de file du parti, Jo Swinson, a par ailleurs jugé le texte de Boris Johnson « encore pire » que celui présenté par Theresa May – qui avait été rejeté à trois reprises par les députés.
- SNP (Scottish National Party)
35 députés voteront contre
Favorables au maintien dans l’Union européenne, les indépendantistes écossais ne voteront pas non plus en faveur du texte, le jugeant pire encore que celui présenté par Theresa May.
- Plaid Cymru (Parti du pays de Galles)
4 députés voteront contre
La leader du parti gallois, Liz Saville, a déclaré qu’ils ne pourraient voter le texte sans en connaître ses impacts.
1 députée votera contre
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